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Interviews

Orlane Rebot du Paris Volley

Interview d’Orlane Rebot – Paris Volley

Interviews, Volley-Ball

Pour ce quatrième épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Orlane Rebot, responsable partenariat au Paris Volley. Le Paris volley est un club mythique parisien qui évolue en 1ere division. Son palmarès est impressionnant : 18 Titres de champions de France, 3 Supercoupes de France, 3 coupes d’Europe, 5 Coupes de France et 1 League des Champions.

Découvrez l’interview d’Orlane Rebot

KINIC SPORT : Bonjour Orlane Rebot. 

ORLANE REBOT : Bonjour.

KINIC SPORT : Ma première question déjà, c’est de vous présenter, vous personnellement, et quel est votre parcours professionnel pour en être arrivé là ?

ORLANE REBOT : Alors donc, Orlane Rebot, j’ai 25 ans. Je suis arrivé au Paris Volley en tant que chargée des partenariats fin Août 2020. Je suis sortie d’études l’année dernière en 2020. J’ai fait 3 ans en Bachelor marketing au sein d’une école de commerce tout en alternance et le master en communication aussi en alternance. Donc, j’ai fait 3 boites différentes. Et ensuite, j’ai intégré le Paris Volley fin Aout parce que je souhaitais absolument intégrer un club de sport. Après, sur Paris ou pas, ce n’était pas forcément une décision qui m’importait vraiment mais ça s’est fait sur paris et sachant que je suis de la région parisienne, c’était un plus. Ensuite, je suis passionnée de Volley aussi donc le Paris Volley c’était vraiment ce qu’il me fallait. En tant que chargé de partenariats, c’est un poste qui me plait énormément et qui me correspond particulièrement par rapport à ma personnalité notamment. 

KINIC SPORT : Merci pour cette présentation. Maintenant, est-ce que vous pouvez nous présenter votre club, le Paris Volley ?

ORLANE REBOT : Oui, donc, le Volley Paris c’est un club de Volley-ball de première division en Pro A. Il y a eu des difficultés financières il y a deux ans et le club est redescendu en Pro B. Et il a finalement été racheté et il est remonté en Pro A. C’est un club qui a un historique très important de par le nombre de victoires, qui a aussi gagné la ligue des champions en 2001 et qui a l’image de la capitale donc voilà. 

KINIC SPORT : Alors quelles sont vos missions principales notamment en termes de sponsoring et de partenariat au sein du Paris Volley ?

ORLANE REBOT : Alors, mes missions principales, c’est déjà la fidélisation des partenaires que l’on a actuellement, donc la mise en place des actions au sein du club donc notamment toute la partie business club donc les évènements sportifs qu’on organise avec les partenaires, ça peut être aussi les rencontres des partenaires entre eux justement pour qu’ils puissent être amenés à faire du business ensemble, voilà, trouver de nouveaux clients, etc. Donc c’est vraiment la mise en place d’actions autour des partenaires, mais aussi l’acquisition de nouveaux partenaires, donc réfléchir à des actions que l’on peut mettre en place et réfléchir aussi à des cibles qui pourraient être intéressantes pour les partenaires, enfin pour les entreprises en général, et pour le Paris Volley aussi, d’avoir ces nouveaux partenaires. Donc partie fidélisation et partie acquisition de nouveaux partenaires.

KINIC SPORT : Alors, comment se passe la relation avec vos partenaires, chez vous au Paris Volley ? Est-ce vous qui les démarchez ou l’inverse, et petite question, que représente la part des partenaires dans votre club ?

ORLANE REBOT : Alors, il y a des demandes internes, enfin il y a des demandes surtout entrantes notamment, mais il y a aussi des demandes sortantes. Il y a évidemment de la prospection mais il y a aussi quelques entreprises qui nous voient sur nos réseaux sociaux notamment ou en fonction de ce que l’on met en place comme actions et qui viennent directement vers nous pour savoir comment c’est possible de devenir partenaire et quelles sont les conditions. Et en fait, en fonction des entreprises, elles sont différentes, car certaines recherchent tout simplement de la visibilité, d’autres recherchent voilà de la notoriété etc. et d’autres recherchent le fait de passer des bons moments pendant un match, accueillir leurs clients dans l’espace VIP, voilà, c’est très différent en fonction de chacune des entreprises. Il y a des demandes entrantes et des demandes sortantes aussi donc toute une partie prospection.

C’est quoi la deuxième question ?

KINIC SPORT : C’était, est-ce que le partenariat mécénat représente une part significative dans le budget de votre club ?

ORLANE REBOT : Alors, en termes de chiffres exacts, je ne les aurais pas du tout, mais je pense que c’est à peu près 10%, on va dire 10% des recettes totales du club correspondent au sponsoring, en moyenne à peu près.

KINIC SPORT : D’accord.

ORLANE REBOT : Après, ça dépend, parce qu’on a vraiment des partenaires majeurs aussi comme la ville de Paris ou Franprix qui ont un énorme budget par rapport à notre club. Donc là en l’occurrence, ça augmente aussi la part des recettes.

KINIC SPORT : Merci pour cette réponse donc je pense que c’est à peu près le pourcentage global des clubs. Alors, avez-vous un profil de sponsors spécifiques, je vais un petit peu approfondir la question, est-ce que quand vous faites notamment cette prospection, vous vous dites que ce type de sponsors peut s’intéresser au volley, que vous ayez entendu par exemple que le dirigeant était plus ou moins intéressé par le volley ou alors par exemple c’est un partenaire qui aura fait une communication nationale par exemple autour de l’Equipe de France, donc vous vous dites qu’il serait peut-être potentiellement intéressé pour vous suivre ? Donc voilà, la question c’est, est-ce que vous avez un profil de sponsor spécifique, et si oui lequel ?

ORLANE REBOT : Alors non, on n’a pas un profil de sponsors spécifique, dans la mesure où toutes les entreprises peuvent être intéressées pour obtenir de la visibilité par exemple grâce aux matchs, ils peuvent aussi rechercher de la notoriété mais aussi discuter et faire des rencontres avec d’autres partenaires qui sont au sein du business club et dans le but justement, par exemple … on va dire notre partenaire Novelty, il cherche à vendre des prestations sur, par exemple des évènements, parce que eux, ils s’occupent de toute l’image et du fond pendant les matchs, bah par exemple, eux, ils vont être amenés à proposer ça. Autre exemple, Duval Leroy, c’est aussi un de nos partenaires, qui propose des évènements aussi sur du champagne, etc. Donc vraiment, c’est tout type d’entreprise qui peut être intéressée pour devenir partenaire du Paris Volley pour justement proposer ses services au sein du business club, pour répondre aux besoins des autres partenaires. Donc, on n’a pas de profil type. Maintenant oui, les entreprises qui sont plus intéressées par le volley, ça les intéressera davantage de devenir partenaire du Paris Volley, mais voilà ce n’est pas tout, ce n’est pas parce qu’une entreprise n’aime pas forcément le volley, qu’elle ne sera pas intéressée pour nous rejoindre. Est-ce que ça répond bien à votre question ?

KINIC SPORT : Oui, oui, c’est parfait, c’est exactement ça. Comment communiquez-vous avec vos partenaires et notamment on parle d’impact digital, pour vous, qu’est-ce que l’avènement du web et des réseaux sociaux notamment a changé ? Vous en parliez un petit peu tout à l’heure justement, que certains partenaires vous avez vu sur les réseaux sociaux donc ça va dans les deux sens, est-ce qu’une partie des partenaires vous voient sur les réseaux sociaux, vous avez en partie répondu, mais est-ce que vous aussi vous offrez de la visibilité à vos partenaires via ce type de support ?

ORLANE REBOT : Oui absolument. En fait, on offre de la visibilité sur LinkedIn notamment, ça c’est vraiment le réseau social que l’on utilise le plus pour donner de la visibilité à nos partenaires et après aussi sur les réseaux tels que Instagram, Facebook et Twitter mais selon un autre modèle, c’est-à-dire qu’en fonction des photos que l’on fait pendant les matchs par exemple sur les leds on verra les logos de nos partenaires. Après, les réseaux sociaux, on essaie vraiment d’être sur LinkedIn. Et pour communiquer entre nous dans un espace privé, on utilise aussi l’application Teams qui nous permet d’échanger sur les évènements que l’on met en place donc on a un groupe entre nous, donc les partenaires et Paris Volley qui permet de dire si nous on a des évènements, on va dire, tel jour, on organise un « pétanque barbecue » pour les partenaires pour nous retrouver, tel jour il y a ce match et à telle heure, et on vous attend, qui sera présent, etc. Donc c’est vraiment un outil de communication important pour nous, que l’on utilise beaucoup. Donc voilà, surtout Teams, LinkedIn et après les réseaux sociaux tels que Instagram, Facebook, Twitter, mais d’une autre façon.

KINIC SPORT : J’ai vraiment l’impression que vous avez un relationnel privilégié avec vos partenaires. Est-ce que c’est quelque chose qui s’est fait naturellement ou alors que vous avez développé ?

ORLANE REBOT : Alors en fait, c’est justement un de nos critères différenciant, c’est qu’on a une proximité avec nos partenaires qui est très importante. En fait, on se tutoie tous, on est presque amis entre guillemets. C’est-à-dire que tout se fait en totale transparence. En fait, on a développé au fur et à mesure, parce que justement, quand le club a été racheté, enfin quand le club est reparti… l’idée du club à ce moment-là, c’était la renaissance capitale, donc justement de remettre le club sur pattes et donc, on avait pratiquement aucuns partenaires au début, on les a acquis au fur et à mesure et l’idée justement c’était d’avoir une proximité avec les partenaires qui est intéressante pour eux comme pour nous. Donc voilà, d’être toujours présent pour eux, de répondre à leurs besoins et puis surtout voilà, de passer de bons moments et qu’ils soient heureux de passer des moments avec nous. Donc, c’est vraiment le partage et l’émotion qui priment.

KINIC SPORT : Donc la convivialité, qu’elle soit en physique, et plutôt en ce moment digitale avec ce groupe WhatsApp.

ORLANE REBOT : Exactement oui, tout à fait oui, Teams, et WhatsApp aussi un peu moins mais oui tout à fait. La convivialité, c’est le mot oui, c’est le mot exact.

KINIC SPORT : Alors comment vendez-vous votre club durant la crise sanitaire que l’on connait ? Comment faites-vous et comment vous adaptez vous à cette situation ?

ORLANE REBOT : Alors, on s’adapte dans la mesure où bah déjà là, on essaie vraiment de fidéliser les partenaires que l’on a actuellement pour qu’ils puissent continuer de rester avec nous et qu’ils soient là aussi les saisons prochaines en mettant en place des actions comme par exemple des webinaires chaque semaine. Par exemple, tel partenaire a envie de parler de son entreprise, bah on va réunir tous les partenaires, et ce partenaire-là, cette entreprise-là va expliquer donc de quoi il s’agit, qu’est-ce qu’elle propose comme bien ou service et discuter autour de ça. Donc ça, c’était à peu près une fois par semaine et là, on a un peu réduit parce que bon bah évidemment tous le monde commence un petit peu à se lasser forcément voilà c’est compliqué. Et après aussi, on faisait un speed dating chaque semaine aussi, dans l’idée, c’est de faire des salles, des salles entre guillemets des salles de classe virtuelles en mettant 3 ou 4 partenaires ensemble pour qu’ils discutent de ce qu’ils proposent et est-ce que ce serait intéressant pour eux, voilà, de faire du business ensemble ou pas. Bon, ça peut arriver que ça ne fonctionne pas totalement même, discuter et partager des sujets ensemble, dans l’idée de passer un bon moment et de discuter, de faire du relationnel et peut-être même du business à long terme, ou à court terme. Donc ça, ce sont les types d’actions que l’on met en place. Et après, on prépare aussi donc le déconfinement, donc on prépare quelques surprises, je ne vais peut-être pas en dire plus là-dessus parce que c’est une surprise, mais voilà donc on garde quand même le contact avec eux malgré le contexte. 

KINIC SPORT : Alors justement, on va sortir un petit peu de cette crise, et on va dire qu’elle est passée ou qu’elle va passer de toute façon. On va dire en temps normal, comment est-ce que vous prenez en compte où vous analysez l’impact d’une action avec un sponsor ? Qu’est-ce que vous faites et concrètement quels sont les leviers que vous avez en lien avec le partenaire pour mesurer un peu le retour sur investissement d’une action de sponsoring que vous mettez en place j’imagine en commun avec le partenaire ?

ORLANE REBOT : Bah généralement, ils nous font toujours des retours sur les actions que l’on met en place donc ils nous disent à chaque fois ah bah, c’était super, on a appris énormément de choses, j’ai fait de superbes belles rencontres. Le sponsoring, c’est vraiment quelque chose d’important que finalement les partenaires nous aident à faire vivre le club donc c’est très important pour nous, pour le club et pour les partenaires aussi parce qu’ils font de belles rencontres et ils sont aussi vecteurs d’une bonne image qui est celle du Paris Volley c’est-à-dire une image classe, qui représente la capitale avec un bel historique comme je vous le disais tout à l’heure avec la Ligue des Champions, on l’a gagné en 2001, donc voilà, ça, c’est vraiment un vecteur important que les partenaires… c’est vraiment fondamental d’avoir des partenaires pour l’image du club et pour faire vivre le club. C’est exactement ça que vous souhaitiez avoir comme réponse ?

Oui, oui, parfait. Et du coup au niveau de l’activation des partenariats, il y a l’activation côté visibilité et il y a aussi côté relations publiques, ça c’est… comment vous le décidez, c’est en lien avec le partenaire ? C’est vous ? Est-ce que vous êtes force de proposition par rapport à toutes ces choses-là ? 

ORLANE REBOT : Comment ça, par exemple, c’est-à-dire ?

KINIC SPORT : Et bien, par rapport à l’activation d’un partenariat, de mettre en place des actions, je ne sais pas moi par exemple distribution de flyers ou autres, comment vous activez, comment vous faites le partenariat avec le partenaire, est-ce que c’est vous qui êtes force de proposition ? Ou est-ce que c’est plutôt le partenaire qui a des demandes, ou les deux tout simplement ?

ORLANE REBOT : Ce sont les deux en général vraiment bah nous on leur propose un premier programme par exemple comme je vous le disais tout à l’heure une visibilité panneaux leds, une visibilité réseaux sociaux, on a aussi accès au business club, places VIP, places sèches etc. donc tout ça, s’est déterminé en amont, ce qu’on leur propose. Après, on développe aussi chaque mois, on fait une action solidaire au sein du Paris Volley. Donc, ça peut être au niveau par exemple, le Noël solidaire qu’on a fait avec le Secours Populaire, un partenaire va nous dire bah moi ça m’intéresserait de participer à cette action, et donc dans ce cas-là, on va mettre en place ce qu’il faut pour qu’il puisse être amené à participer à cette action comme il le souhaite. Et après, nous on propose des choses aussi en fonction des partenaires. Par exemple, partenaire Ecole qui est un petit peu un partenaire particulier qu’on a développé justement cette année il y a très peu de temps. Donc l’idée, c’est de former les étudiants généralement en école de commerce ou, enfin ça dépend, il y a un large panel. Donc là, c’est former les étudiants sur les métiers du sport, sur de la communication, du journalisme, enfin tout ce qui tourne autour de l’évènementiel et l’organisation d’un match de première division de sport, enfin de volley même. Donc là, en l’occurrence, on leur propose aussi même un programme spécifique par rapport à ça mais certains vont nous dire ah bah moi le côté RSE, c’est vraiment ce qui m’importe pour mes étudiants donc je préférerais mettre la main là-dessus, ça c’est vraiment ce qui m’intéresse le plus et peut-être pas faire partie du business par exemple. Donc à ce moment-là, on voit ensemble ce qu’on peut faire, et on s’adapte vraiment à la demande du partenaire et en fonction de ses besoins aussi.

KINIC SPORT : D’accord donc du sur mesure quasiment pour les partenaires en tout cas.

ORLANE REBOT : Oui, quasiment. Alors après, il y a toujours les grandes lignes de la visibilité et du business club évidemment mais, oui, oui, on s’adapte. 

KINIC SPORT : Alors en sortie de crise sanitaire, encore une fois on va sortir de la crise, quels sont vos objectifs pour le Paris Volley en termes de sponsoring à moyen terme on va dire ? 

ORLANE REBOT : A moyen terme, bah, toujours garder les partenaires que l’on a actuellement, continuer à passer de bons moments avec eux, et leur faire passer aussi de bons moments riches en émotion grâce aux matchs, aux rencontres, voilà. Mais aussi, acquérir de nouveaux, de nouvelles entreprises au sein du business club justement, de l’alimenter et qu’ils puissent faire des rencontres et développer aussi le business de nos partenaires donc à court terme comme à long terme, c’est voilà, garder les partenaires que l’on a actuellement, mais aussi acquérir de nouveaux partenaires. Mais on a vraiment, c’est surtout un énorme…comment dire, un énorme point sur la partie RSE qui est la partie développement durable donc tout ce qu’il y a à faire sur le développement durable est en train d’être énormément développé au sein du Paris Volley, notamment avec la création du mouvement Match for Green, créé par le directeur général Arnaud Gandais donc Match for Green consiste en fait à rendre tous les clubs sportifs en France éco responsables par l’intermédiaire de 68 heures de formation, d’un audit du club, d’un accès à la plateforme etc. donc voilà, c’est vraiment ça, prendre aussi pas mal de place au sein du club, mais aussi différencier, Match for Green et Paris Volley mais bon après, il reste quand même toute la partie RSE qui est très importante au sein du club.

KINIC SPORT : Alors, la dernière question maintenant. Donc Paris, enfin on va dire l’Ile de France, c’est une grande zone économique, la première de France mais c’est également là où il y a beaucoup d’autres clubs professionnels et de haut niveau. Alors justement, bah, comment faites-vous face à cette concurrence et quelles sont vos relations, si vous en avez, avec les autres clubs de la capitale ?

ORLANE REBOT : Alors, sur les clubs de première division en Volley, on est les seuls, donc c’est l’avantage qu’on a. Après voilà, par rapport aux clubs du type Paris Saint Germain, type Racing 92 ou Stade Français etc. Bah en fait, on a l’avantage d’être un sport, enfin l’avantage entre guillemets, d’être un sport peu médiatisé, et qui reste finalement un sport encore mineur donc même s’il y a énormément de licenciés, ça ne va pas être un sport dont on va beaucoup parler et finalement on va garder toutes les personnes qui s’intéressent au volley, ce sont des personnes fidèles, donc on sait qu’on ne les perdra pas par rapport à ça, c’est vrai que c’est important pour nous, et c’est la différence.

KINIC SPORT : C’est un sport et un club qui restent accessibles c’est ça en fait, par rapport aux autres sports qui sont plus…

ORLANE REBOT : Exactement, alors en termes notamment de billetterie, c’est sûr que ce ne sont pas les prix d’un club de première division de foot par exemple, enfin voilà c’est vraiment…enfin les prix sont complètement différents, ça va être 12€ pour l’entrée pour une place classique, par exemple pour les partenaires, ça va être la même chose. Une place VIP ou une place en loge, ça ne va pas être la même chose du tout qu’un club comme… voilà je reviens toujours sur le foot parce que ce sont toujours les prix les plus grands quoi…

KINIC SPORT : Elevés oui.

ORLANE REBOT : Importants, élevés voilà merci. Donc voilà, oui, effectivement pour être partenaire aussi du Paris Volley, il n’y a pas besoin de dépenser des centaines de millions d’euros alors que ça reste un club qui a une très très bonne image et donc classe, et qui représente la capitale notamment et avec une très belle histoire.

KINIC SPORT : D’accord. Et bien merci Orlane REBOT d’avoir accepté de répondre à nos questions.

ORLANE REBOT : Avec plaisir.

KINIC SPORT : Et on vous souhaite une bonne continuation du côté du Paris Volley en Ligue A masculine de Volley, merci.

ORLANE REBOT : Merci beaucoup.

Retrouvez le podcast de l’interview dès maintenant


 

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HUGO RAIMOND

Interview de Hugo Raimond – JS Cherbourg Manche Handball

Gestion de club, Handball, Interviews

Pour ce troisième épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Hugo Raimond, chargé des partenariats du JS CHERBOURG MANCHE HANDBALL. Le  JS CHERBOURG MANCHE HANDBALL, c’est un club évoluant en Proligue depuis plusieurs années. Il compte plus de 180 partenaires. Il a également une base de plus de 17 000 fans sur les réseaux sociaux est c’est le club avec le meilleur public de Proligue.

Découvrez l’interview d’Hugo Raimond

KINIC SPORT : Bonjour Hugo RAIMOND.

HUGO RAIMOND : Bonjour.

KINIC SPORT : Est-ce que vous pouvez vous présentez vous personnellement et quel est votre parcours professionnel ?

HUGO RAIMOND : Alors oui pas de soucis donc comme vous venez de le dire, moi, c’est Hugo RAIMOND. J’ai 23 ans, je suis normand, originaire de Cherbourg, club dans lequel j’exerce ma profession aujourd’hui. Alors, pour revenir rapidement sur mon parcours, je viens de rentrer dans la région cherbourgeoise. J’ai fait un lycée général ici, un bac ES, ça parle peut-être plus à tout le monde le Bac ES parce que je sais que ça a changé il n’y a pas longtemps mais voilà j’ai fait un bac général. Ensuite, je me suis dirigé sur un DUT technique de commercialisation, donc voilà un DUT qui m’a permis de m’orienter un petit peu vers des métiers en relation avec des clients, des partenaires, c’est ce qui m’a plu dès le début donc j’ai poursuivi sur cette voie-là dans toutes mes expériences professionnelles. Que ce soit dans des festivals, voilà j’ai été chargé de partenariats dans des festivals, j’ai fait de la vente pure et dure chez Décathlon des choses comme ça. J’ai poursuivi après mon DUT TC des études sur Rouen, à l’IAE de Rouen précisément dans une Licence Gestion Management où là j’ai eu une expérience professionnelle au sein du groupe Orangina Suntory, une expérience très très formatrice en tant que responsable de secteur, donc sur la région bretonne et normande qui m’a convaincu dans l’idée de rester dans la vente et dans la vente globale quoi. Après, moi, j’ai toujours eu cette ambition de travailler dans le monde du sport mais je n’ai jamais voulu me fermer des portes non plus, j’aurais pu me diriger vers un parcours de STAPS, mais je n’ai pas fait ce choix-là. J’ai fait le choix de faire des études assez généralistes et de me professionnaliser sur le sport entre guillemets par l’intermédiaire d’expériences professionnelles, par la suite, pour ne pas me fermer des portes comme je le disais. Donc, après ma licence Gestion Management, j’ai fait le choix de me rapprocher un petit peu et de revenir sur Caen où j’ai poursuivi mon parcours universitaire à l’IAE dans un master marketing vente avec spécialité digital social média où là j’ai eu d’autres expériences professionnelles, je me suis essayé à d’autres terrains plus en retrait dans les bureaux notamment en tant qu’assistant chef de produit dans les laboratoires pharmaceutiques. Donc voilà… aujourd’hui, je suis arrivé à la JS Cherbourg en Août, donc voilà une belle saison pour démarrer et être dans le bain mais voilà, ça se passe plutôt bien. Je suis en parallèle de mes activités professionnelles ici, une formation justement qui m’apporte toutes les connaissances business sportif que je n’ai pas, parce que j’ai un parcours universitaire assez généraliste. Donc voilà, j’ai une formation en parallèle qui me permet d’apporter cette touche business sportif mais aussi j’ai toujours été passionné de sport donc j’ai quand même des bases.

KINIC SPORT : D’accord merci pour cette présentation. Est-ce que maintenant vous pouvez nous présenter votre club donc du Cherbourg Handball ?

HUGO RAIMOND : Oui tout à fait. Donc la JS Cherbourg Manche Handball, Jeunesse Sportive Cherbourgeoise, donc créée en 1969 issus d’une fusion entre deux clubs. Deux clubs qui ont décidé dès le début d’avoir une entité assez marquée en choisissant des couleurs de maillots et des couleurs de marque je dirais même, qui n’était peut-être pas l’objectif à la base. C’est le mot, c’est ce qui nous caractérise ici, voilà tout est mauve, on voit la vie en mauve. C’est l’identité même du club. On a évolué dans toutes les catégories amateur jusqu’à arriver il y a 7 ans il me semble oui il y a 7 saisons, en 2015, oui 6 saisons pardon, en Pro Ligue donc deuxième division professionnelle de handball. Donc voilà on évolue au sein du complexe Chantereyne, un complexe qui est assez… qui va être refait à neuf dans quelques années. Donc voilà, on a de très beaux projets en cours. Le club est reconnu notamment pour sa ferveur. On a un public qui est très très présent, qui booste très fort les sportifs, les joueurs les jours de match et on tient également à assumer notre rôle d’unique acteur sportif professionnel sur le territoire en mettant en place beaucoup d’actions dans notre ville à Cherbourg, donc que ce soit des actions auprès des jeunes, auprès des quartiers, auprès de la mer parce que c’est un club et une ville qui sont très tournés vers la mer. Donc voilà, on a également un centre d’entrainement qui nous permet de voir quelques petits jeunes, quelques beaux joueurs arriver…des jeunes issus du coin notamment. Donc voilà, un petit projet de développement, je pense que c’était un petit peu tout sur la question du club et l’identité du club.

KINIC SPORT : Alors quelles sont vos missions principales en termes de sponsoring et partenariat au sein de Cherbourg Handball ?

HUGO RAIMOND : Alors, mes missions, du moins ce pour quoi je suis arrivé si vous voulez, c’est remplir le stade. Le stade est toujours plein mais ici on a un grand taux de remplissage comme je vous disais, on a 80% de taux de remplissage en temps normal mais voilà l’idée première je pense quand on arrive dans le secteur commercial d’un club de sport, c’est de faire que son stade soit toujours plein, dans les matchs de bas de classement comme dans les matchs de haut de classement. Aujourd’hui je peux dire que ma mission est totalement un échec, mais ce n’est pas de ma faute [rire].

KINIC SPORT : Oui on va mettre de côté l’aspect crise sanitaire qui touche tous les clubs évidemment.

HUGO RAIMOND : Oui, bah oui. Mais non au-delà de ça, mes missions, c’est essentiellement de la prospection de partenaires parce que voilà j’arrive dans un club où on a des partenaires historiques. On a entre, on a à peu près, 180 partenaires au sein du club de la JS Cherbourg. Mon objectif, quand je suis arrivé là, c’est d’aller chercher de nouvelles personnes, de nouvelles entreprises, qui ne sont pas forcément des fans de handball. Donc, développer un petit peu l’image, outre les sportifs et les fans de hand sur le territoire du Cotentin. Donc voilà, développer le partenariat par de la prospection et également par l’animation de ce que l’on appelle le réseau de partenaires, c’est donc l’ensemble de nos partenaires. L’animation ça se fait les soirs de matchs ou en dehors des soirs de matchs, par des évènements comme des meetings, des visites d’entreprises, ces choses-là qui se sont également un petit peu étendues cette saison, mais voilà mes missions au sein de la JS Cherbourg.

KINIC SPORT : Alors comment se passe la relation avec les partenaires du club ? Quelles sont vos relations avec les différents partenaires, est-ce que c’est plutôt vous qui les démarchez ou l’inverse et est-ce que vous avez des exemples ?

HUGO RAIMOND : Alors dans un monde idéal ce serait eux qui nous appellent, c’est le but final je pense, d’être tellement intéressant et… les entreprises elles-mêmes qui nous appellent. Je pense ce serait beau, ce serait peut-être un idéal mais bon j’aurais plus grand-chose à faire non plus donc non, non, aujourd’hui, c’est surtout nous qui prospectons. La plupart du temps en phoning parce que le porte à porte demanderait beaucoup de temps. On peut faire du porte à porte pour la vente de places notamment pour les entreprises mais l’essentiel du travail se fait au téléphone. Je démarche moi-même des entreprises pour leur présenter le club et puis les projets du club et voir s’il y a un intérêt de devenir partenaire pour l’entreprise quoi. Et des exemples non je n’en ai pas. On a eu un bel exemple notamment quand je suis arrivé. La personne qui était là avant moi avait mis en place une tactique assez sympa les soirs de matchs, je pense à des afterwork des choses comme ça qui ont pu attirer une nouvelle clientèle de professionnels. Et donc c’est cette clientèle qui…enfin clientèle ce n’est pas un bon mot pour le sponsoring mais ce sont ces entreprises là qui ont pu venir au club par des prestations annexes au sportif, par exemple, des afterwork ou des choses comme ça. Bah ils peuvent se dire que c’est vrai, que c’est sympa, l’ambiance à la JS Cherbourg. Donc, je vais les rappeler de moi-même l’an prochain pour voir un petit peu qu’est ce qu’on pourrait faire comme partenariat. Donc, ça arrive que l’on nous appelle aussi mais la base, le point A, c’est souvent, elle part souvent du club, et de nous les commerciaux qui appelons les entreprises.

KINIC SPORT : Alors, vous, vous avez parlé des places VIP, vous distinguez le côté visibilité et le côté relations publiques. Places VIP, prestations, j’imagine…bon là en ce moment c’est difficile, mais dans un espace partenaires j’imagine d’après match. Comment distinguez-vous les deux types de partenariats ?

HUGO RAIMOND : Alors, je les distingue, parce que la finalité n’est pas la même. Je pense que quand on veut…enfin quand une entreprise est présente en VIP avec ses places VIP, elle n’a pas forcément les mêmes objectifs qu’une personne qui cherche justement à développer sa notoriété via la visibilité. Après, une entreprise peut avoir un objectif bien précis entre les deux ou également avoir les deux objectifs. Ils sont différents mais complémentaires j’ai envie de dire.

KINIC SPORT : D’accord. Est-ce que vous avez un profil type de sponsors. C’est-à-dire quand vous faites votre recherche de partenaires est-ce que vous vous dites et bien cette entreprise potentiellement elle peut être intéressée par notre club ou pas du tout ?

HUGO RAIMOND : Alors, la plupart du temps quand j’appelle des entreprises. J’ai fait un travail un petit peu en amont. Je sais quelles sont ses objectifs de développement, vers quoi ils tendent. Donc j’ai les idées, c’est-à-dire que par exemple l’entreprise…la boutique vient de s’implanter en centre-ville, je pense qu’elle va avoir besoin d’un peu de notoriété et de visibilité donc je sais que je peux lui apporter quelque chose. Après, ça arrive une fois sur deux que je me trompe également parce qu’il y a des entreprises où leurs perspectives de développement sont moins évidentes, ou alors on ne les sous-estime pas, enfin voilà tout peut arriver. Ça dépend aussi de la relation du gérant avec le sport et ses ambitions. Mais je n’ai pas de profils types, c’est justement du cas par cas en fait. Je pense que ça dépend de l’entreprise, de ses projets à venir et de ses problématiques, qui peuvent être complètement différentes de l’une à l’autre. Après, nos prestations répondent à un type de problématiques qui revient assez régulièrement mais il y en a d’assez diverses quand même quoi. Si je ne suis pas clair, il faut me le dire [rire].

KINIC SPORT : Non, non, c’est parfait [rire]. Du coup, il y a un travail en amont. Voilà, vous ne prenez pas j’ai envie de dire Internet, vous ne tapez pas la première entreprise qui vient et vous…il y a quand même un travail en amont et votre gamme, j’ai envie de dire, de prestations, que ce soit en visibilité ou en relations publiques, elles s’adaptent justement à tous les types d’entreprises ?

HUGO RAIMOND : C’est ça, c’est l’objectif. Après, malheureusement, on a quelques trous dans la raquette aujourd’hui, qui sont des points à développer au sein du club. L’objectif, c’est d’avoir un catalogue, notamment je pense à la politique tarifaire qui peut aller de 0 € à 50 000€. Je veux dire que tout le monde devrait pouvoir trouver ce qu’il cherche et dans le budget qui serait le sien. Mais aujourd’hui, c’est vrai que l’on a quand même une belle offre. On est en train de développer ça en ce moment même pour l’an prochain puisqu’on se rend compte qu’il y avait des trous dans la raquette comme je le disais. Donc aujourd’hui, je pense qu’une start-up peut trouver à la JS Cherbourg de quoi répondre à ses problématiques dans son budget, comme une grande entreprise industrielle peut développer des projets avec la JS Cherbourg, ouais. 

KINIC SPORT : Donc, vous avez répondu à la question. La prochaine question donc, c’est par rapport en fait, vous êtes, vous l’avez dit aussi au début, le seul club on va dire de haut niveau de votre territoire, si je ne dis pas de bêtises. Donc est-ce que c’est plutôt un avantage ou plutôt un inconvénient parce que du coup il n’y a pas forcément de comparaison possible ? Comment vous vous situez sur votre territoire donc du département notamment ?

HUGO RAIMOND : Un avantage et un inconvénient, je vais dire, une bonne réponse de normand, je vais dire un peu les deux parce que c’est un avantage toujours d’avoir un petit peu entre guillemets un monopole sur un marché. On n’a pas beaucoup de concurrents donc c’est clair que si on avait une grande, un grand club de football à côté, ce serait peut-être plus compliqué, même si je pense qu’il y a largement la place pour 2 ou 3 clubs à Cherbourg. Donc voilà, il y a cet avantage là d’être un petit peu seul, d’avoir le monopole et d’être un petit peu la locomotive. On jouit d’une bonne image et d’une certaine notoriété sur le territoire. Mais je penche peut-être plus pour un inconvénient dans le sens où ça manque justement d’une dynamique sportive. Que ce soit au niveau de la ville ou des habitants de la ville, la culture surtout, moi je parlerais plutôt de culture du sport de haut niveau, est peut-être moins présente justement dans une ville où il n’y a qu’un seul club, qui est professionnel depuis peu de temps. Le club a 40 ans, on est professionnel depuis 17 ans, on n’a pas encore cette culture du sport de haut niveau sur Cherbourg. Donc je vois plutôt ça comme un inconvénient de mon côté.

KINIC SPORT : D’accord, parfait. Alors du coup Cherbourg c’est, on va dire, une ville de taille moyenne, contrairement à Caen ou à Rouen ou Le Havre pour la Normandie. Mais malgré tout, est-ce qu’il y a le potentiel pour viser plus haut et au niveau du tissu économique, est-ce que vous arrivez quand même à avoir des grandes entreprises, ou alors au contraire c’est plutôt un tissu de PME qui vous suivent, de taille…d’entreprises de taille moyennes, quel est un petit peu ce style d’entreprises qui vous sponsorise aujourd’hui, qui vous suit et quel est le tissu un peu économique de Cherbourg et de la Manche plus généralement ? 

HUGO RAIMOND : Alors, donc il y a plusieurs questions. Pour le tissu économique de la région, enfin du département en lui-même, on est assez tourné vers l’industrie. On a des grandes entreprises, notamment Orano dans le nucléaire à côté. On a aussi une portée dans l’industrie navale, que ce soit par Naval Group ou les CMN. Également dans l’industrie éolienne puisqu’on a une entreprise qui recrute énormément en ce moment, qui s’est implantée il y a quelques années, LM Wind Power et qui fabrique des pales d’éoliennes, et puis également dans l’énergie, avec la centrale EDF à Flamanville. Donc on a de grandes entreprises comme-ça sur Cherbourg. Après, quand on descend un petit peu dans la Manche, on est très tourné vers l’agro-alimentaire, que ce soit vers Isigny. Dans le sud Manche en général, c’est plutôt tourné vers l’agro-alimentaire. Nous aujourd’hui à la JS Cherbourg, nos partenaires sont plutôt de taille moyenne voire de petite taille. On a du mal justement à être en lien avec les grandes entreprises industrielles du secteur qui nous permettraient de franchir un cap aussi je pense. Si les entreprises se tournaient un petit peu vers nous, se rendaient compte aussi du potentiel que pourrait avoir une collaboration avec nous et l’intérêt qu’elles pourraient y trouver, ça nous permettrait de franchir un cap. Là-dessus, le club doit trouver les solutions pour être en rapport avec ces entreprises-là.

KINIC SPORT : Sont-elles difficiles à conquérir ces grosses entreprises industrielles ? Qu’est ce qui explique qu’elles soient comme ça, si difficiles à avoir dans votre portefeuille de partenaires justement ?

HUGO RAIMOND : Alors la réponse je ne l’ai pas totalement, c’est compliqué de savoir. Moi je, pour être transparent, comme je l’ai dit, je ne suis là que depuis les mois de Septembre-Aout, donc je n’ai pas encore été en relation avec toutes ces entreprises-là. C’est vrai que c’est un monde dans lequel on a du mal à s’implanter. Les raisons honnêtement je ne les connais pas. Je ne sais pas pourquoi on n’arrive pas à intéresser ces personnes là parce que. Peut-être qu’on n’a pas le, et je pense qu’on ne l’a pas, des prestations ou des solutions qui pourraient leur permettre de répondre à leurs problématiques. Peut-être même que, ce qui serait intéressant dans un avenir proche, ce serait de rencontrer tout le monde autour d’une table et de comprendre quelles sont leurs problématiques parce que je suis certain qu’on pourrait aider à développer ces entreprises-là. On n’est pas dans le recrutement, comme je vous le disais, les entreprises autour de nous qui recrutent très fortement, on pourrait être un intermédiaire pour toucher des candidats ou des entreprises, enfin bref. Je n’ai pas la raison, la réponse parfaite. La solution je ne l’ai pas, on est en train de la chercher, je réfléchis mais c’est vrai que ce sont des entreprises qui sont dures à avoir pour nous et qu’on n’arrive pas encore à toucher. Mais on va essayer petit à petit de s’en rapprocher. Et après, ça se passe plutôt à un cran au-dessus de moi si je peux dire comme-ça. Je ne suis pas encore un directeur commercial ou à des postes comme-ça qui me permettraient d’avoir la légitimité de discuter avec ces entreprises-là, je veux dire.

KINIC SPORT : Oui, il y a un travail de lobbying un petit peu autour de ces entreprises voilà qui sont souvent des grands groupes quoi.

HUGO RAIMOND : Oui voilà, c’est plus compliqué. C’est beaucoup de travail, beaucoup d’énergie, beaucoup de temps pour arriver à séduire ces entreprises-là je pense. Aujourd’hui, pour le moment à mon échelle, à mon niveau, je préfère me consacrer moi sur des entreprises de taille intermédiaire voir des PME et avec lesquelles il est beaucoup plus facile de discuter, qui nous écoutent plus facilement, qui nous entendent et qui sont prêts à construire également avec nous assez rapidement quoi.

KINIC SPORT : D’accord. Alors parmi les entreprises qui vous suivent justement, il y a Intermarché qui est un de vos partenaires leaders, si je ne dis pas de bêtises. Alors comment se passe le partenariat et comment vous activez ce partenariat et comment vous le mesurez aussi. Il y a deux questions : déjà qu’est ce que vous mettez en place avec cette enseigne et puis comment parvenez-vous à calculer le retour, l’impact des actions que vous menez avec cette enseigne ?

HUGO RAIMOND : Intermarché, comme d’autres entreprises, je pense au CMN ou à Fouchard, enfin il y a plusieurs entreprises leaders qui sont sur le maillot. Donc c’est vrai que ce sont des entreprises importantes pour nous. Mais il n’y a pas qu’eux. Toutes les entreprises pour nous sont importantes. Et ce qu’on met en place, le système est pareil pour tout le monde, c’est-à-dire que dans un contrat de sponsoring, une entreprise investit finalement un montant financier au près du club et en contrepartie duquel nous on s’engage sur quoi ? De la visibilité donc, c’est le cas d’Intermarché qui est un de nos partenaires principaux du maillot cette saison, donc c’est notamment à travers de la visibilité. Ça peut être comme je vous le disais tout à l’heure, de l’hospitalité avec des places VIP ou de la visibilité autre que le textile, que ce soit sur les réseaux sociaux, que ce soit dans la salle les jours de matchs, donc c’est également le cas avec Intermarché que l’on retrouve sur des panneaux autour du terrain donc le contrat c’est ça, c’est une entreprise qui investit en contrepartie d’une visibilité, comme le cas d’Intermarché. Le ROI pour une entreprise qui investit, il ne faut pas s’attendre immédiatement je pense à avoir des retours même si c’est ce que l’on souhaite, c’est que c’est dur à mesurer. C’est-à-dire que sur de la visibilité on est sur l’axe de développement de notoriété, d’image des entreprises, des clubs mais surtout des entreprises dans ce dont on parle. C’est quelque chose qui est difficilement mesurable, qui n’est pas tangible donc on ne peut pas savoir aujourd’hui si, je vais dire quelque chose de bête, mais si leur chiffre d’affaire a augmenté grâce à la JS Cherbourg, c’est quelque chose que malheureusement on ne peut pas mesurer. On le sait par des outils statistiques…enfin on le sait, on estime, c’est mieux de parler comme ça, par des statistiques, combien de personnes vont voir notre publicité, à tel moment du match, etc. mais c’est dur d’avoir un retour sur investissement sûr et fiable à 100%, je pense notamment, et d’autant plus quand on parle de visibilité.

KINIC SPORT : Donc là en l’occurrence, c’est plutôt de la notoriété pour montrer que cette enseigne là est partenaire du principal club.

HUGO RAIMOND : Voilà, c’est cette association d’image et de valeurs je pense. Donc c’est quelque chose qu’il faut plutôt voir comme ça. Intermarché, c’est un partenaire historique pour le club. Donc c’est cette relation, au-delà même du contrat de sponsoring, c’est cette relation qui se passe entre nous et le club. Donc c’est quasiment impossible à mesurer. 

KINIC SPORT : Vous avez dans le nom du club, la Manche, dont c’est le nom du département, donc j’imagine qu’il y a aussi cette volonté d’ancrer le territoire dans votre nom et donc dans votre club, c’est important ça, l’ancrage territorial et notamment départemental pour aller aussi un petit peu, j’ai envie de dire, draguer au-delà de l’agglomération de Cherbourg ?

HUGO RAIMOND : Alors oui, le club a longtemps été représenté sur Cherbourg donc l’objectif aujourd’hui c’est de se développer outre Cotentin je dirais même sur toute la Manche, de s’ouvrir à tous le territoire manchois même normand j’ai envie de dire, on n’a pas de honte ou même de complexe d’infériorité de se comparer au stade Malherbe de Caen ou à des clubs de la partie Nord. Je pense qu’on pourrait bientôt jouer dans la même cour mais nous, on essaie de rendre un maximum au territoire, ce qu’ils peuvent apporter, ça fait partie des projets du club, le projet qui s’inscrit aujourd’hui autour de la JS Cherbourg, pour l’horizon 2024, c’est-à-dire, de monter en première division sportive à l’horizon 2024. C’est un objectif sportif mais autour de ça, il y a comme vous le disiez tout de suite justement, c’est de se développer sur le territoire et pas que sur le plan sportif. Sur le plan culturel, sur le plan social, on fait de plus en plus d’actions auprès, je l’ai dis au début de l’interview, de plus en plus d’actions auprès des jeunes, auprès des quartiers prioritaires de la ville par le biais de nos éducateurs et grâce à la notoriété aussi que l’on a sur le territoire, on essaie de rendre un petit peu tout ce que nous apporte le territoire le jour de match et ce qu’apporte la collectivité, bah en faisant des actions concrètes sur le territoire, je pense à des actions comme Hand Quartiers, ce sont des actions que l’on mène pendant les vacances scolaires où on se rend pendant, enfin nos éducateurs se rendent pendant une semaine, dans un quartier prioritaire de la ville pour jouer, apprendre un petit peu la pratique du handball, inculquer les valeurs du sport aux jeunes dans les quartiers. On a d’autres actions mises en place tout au long de la saison, et même pendant cette saison, à l’initiative…à l’attention pardon de nos licenciés, on sait que c’est compliqué pour eux, il s’agit de ne pas se tourner les pouces et de continuer à proposer du contenu donc on fait maintenant du Beach Handball dans des lieux publics, pour proposer à nos licenciés des activités qui soient nouvelles et qui soient ancrées dans le territoire, qui est très tourné comme je l’ai dis vers la plage, vers la mer. Donc voilà, on a des belles plages, on en profite pour initier nos licenciés au Beach Handball et pourquoi pas pérenniser cette action là et le proposer au grand public par la suite.

KINIC SPORT : Et est-ce que les partenaires sont sensibles aux actions que vous menez ? J’ai vu par exemple que vous avez créé un fond de dotation et ça justement est-ce que c’est un argument de vente quand vous allez démarcher les partenaires, et est-ce que les partenaires sont sensibles à ce type d’opération ?

HUGO RAIMOND : Alors aujourd’hui pas encore. Comme vous venez de le dire, on vient de créer le fond de dotation, donc l’idée, c’était de développer la communication sur ce fond de dotation et de se faire connaitre, donc vous vous êtes renseigné sur nous à ce que je vois, c’est super gentil, mais aujourd’hui tout le monde ne le sait pas encore. On a encore beaucoup de choses à développer sur ce fond de dotation et c’est l’objectif en fait de la création de ce fond de dotation, de mettre en valeur et de mettre en lumière tout ce qu’on fait sur le plan social. Donc un argument de vente non, le but quand on fait des actions solidaires sur le fond de dotation, ce n’est pas de vendre, c’est de développer des actions sur le territoire. Donc il y a des entreprises qui vont être intéressées pour nous soutenir dans ces tâches là, dans ces actes là, mais il ne s’agit pas d’un argument de vente quand je rencontre des sponsors par exemple. C’est une autre alternative. En fait le but, quand on a une entreprise qui vient avec nous sur le fond de dotation, qui viendront avec nous, ce n’est pas de mettre son entreprise en avant, c’est de soutenir un acteur local sur le plan solidaire. Aujourd’hui, l’objectif est là, c’est de communiquer sur ça et de développer un maximum nos actions et notre communication donc la notoriété pour avoir beaucoup plus d’entreprises qui sont au courant qu’on fait ça, qui viennent nous soutenir pour qu’on développe de plus en plus de choses avec des budgets beaucoup plus importants pour attirer plus de monde et puis faire des activités hyper intéressantes. Le fait de faire du Beach Handball bah malgré tout, pour nous, ça a un cout, ça a un cout en investissement de matériels donc voilà, aujourd’hui on a besoin d’entreprises pour nous soutenir dans ces démarches-là.

KINIC SPORT : D’accord, et bien merci en tout cas Hugo RAIMOND d’avoir accepté de répondre à nos questions et puis on vous souhaite une bonne continuation pour la suite en espérant que la situation s’améliore en tout cas, voilà, et que le club de Cherbourg arrivera à ses objectifs.

HUGO RAIMOND : Je vous remercie.

Retrouvez le podcast de l’interview dès maintenant


 

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Faustine David

Interview de Faustine David – Grand Nancy Métropole Handball

Gestion de club, Handball, Interviews, Stratégie marketing

Pour ce second épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Faustine David, responsable commerciale chez Grand Nancy Métropole Handball. Le Grand Nancy Métropole Handball est la référence du handball masculin en Lorraine, évoluant dans le championnat de France de PROLIGUE et se positionnant dans le haut du classement.

Découvrez l’interview de Faustine David

KINIC SPORT : Je suis avec Faustine DAVID, responsable commerciale du club de Grand Nancy Métropole Handball qui évolue en Pro Ligue, c’est la deuxième division de handball. Bonjour Faustine DAVID.

FAUSTINE DAVID : Bonjour.

KINIC SPORT : Est-ce que vous pouvez vous présenter vous personnellement et quel a été votre parcours professionnel pour arriver à ce poste de responsable commerciale de Nancy Métropole Handball ?

FAUSTINE DAVID : Oui alors donc moi je m’appelle Faustine DAVID, j’ai 27 ans. J’occupe effectivement le poste de responsable commerciale du Grand Nancy Métropole Handball. J’ai fait une école de commerce à Paris avec une spécificité mode et mode du sport. Et puis, j’ai donc fini par travailler d’abord au club de, alors anciennement Angers Noyant Handball, qui est devenu le SCO Handball qui évolue également en Pro Ligue où j’occupais également des fonctions de responsable commerciale mais sur un club un petit peu moins développé aujourd’hui que Nancy. Et puis ensuite voilà, j’ai souhaité pouvoir évoluer dans un club un petit peu plus structuré et qui avait des ambitions différentes. Et donc, je suis arrivée il y a 3 ans au Grand Nancy Métropole Handball en prenant la direction commerciale de ce club. C’est un club avec des ambitions de montée cette saison ou la saison prochaine.

KINIC SPORT : Alors justement, est-ce que vous pouvez nous présenter votre structure, le Grand Nancy Métropole Handball, un petit peu son histoire, voilà nous présenter un peu ce club de Nancy ?

FAUSTINE DAVID : Oui. Alors c’est un club de Handball historique qui existe depuis de nombreuses années, qui s’est fortement structuré maintenant il y a 4 ans avec notamment un changement de président et puis également un passage en société, en structure SASP, Société Anonyme Sportive Professionnelle, dans le but justement d’atteindre la Lidl StarLigue, donc le plus haut niveau français. Et ce changement de structure est passé notamment par le recrutement d’une personne comme moi pour gérer toute cette partie commerciale et puis de staffer en admin un petit peu plus qu’auparavant. Aujourd’hui, c’est vraiment un club qui est bien implanté sur le territoire nancéen voire sur le département et la région. Après en région, on a pas mal de concurrents mais en tout cas, voilà, c’est vraiment une structure bien implantée ici avec une forte association avec beaucoup de licenciés qui nous permet d’avoir un certain poids sur la métropole nancéenne au niveau handbalistique aujourd’hui. Et puis, l’objectif du club sur ces 4 années, c’était de pouvoir se structurer pour pouvoir monter en Lidl Starligue et la structuration passait notamment par le fait d’aller chercher de nouveaux sponsors et d’augmenter le budget du club de manière considérable.

KINIC SPORT : Quelles sont vos missions principales en termes de sponsoring et partenariat, quel est votre journée type ?

FAUSTINE DAVID : Une journée type, ça n’existe pas vraiment dans un sport professionnel, il y a pas mal d’imprévus ou d’impondérables mais en fait cela a été assez découpé si je puis dire durant la saison. Il y a toute une partie de renouvellement des partenaires déjà existants qui s’effectue…ensuite, ça dépend des objectifs aussi du club parce que nous, comme l’on a l’objectif de monter bah ce sont des choses où en général on connait notre sort si je puis dire, seulement au mois de Mai. Mais en général voilà, ce sont des choses qu’on entame au mois de Mai et qu’on fait courir jusqu’au mois d’Aout où là, on voit l’ensemble des partenaires du club et on travaille le renouvellement de leurs partenariats pour la saison prochaine. Ça c’est déjà une grosse partie du travail. Nous à Nancy on a à peu près… on a plus de 110 entreprises partenaires donc c’est un boulot qui représente pas mal d’heures et de travail sur la partie estivale. Ensuite, sur l’année, constamment on fait du démarchage, constamment on va chercher des nouveaux partenaires pour pouvoir étoffer notre réseau et là aussi, augmenter le budget du club. Ensuite, il y a toute la partie animation de nos partenaires, hors covid, avant on faisait des soirées partenaires. On n’en fait plus à l’heure actuelle, mais donc il y avait toute cette partie-là d’animation de réseaux, puis finalement, la mise en place des actions que les partenaires ont pris dans leur partenariat, que ce soit de l’activation marketing, de l’évènementiel, des actions de com’ ponctuelles, des choses comme ça, donc ça c’est aussi une autre partie du travail. Et puis ensuite, il y a toute la partie organisationnelle de matchs et l’organisation du Zénith, l’organisation de la salle, la mise en place des supports de communication, la mise en place d’une communication comme je vous disais un petit peu particulière, selon les prestations qui ont été achetées. Voilà un petit peu aujourd’hui comment ça se découpe.

KINIC SPORT : Parfait, merci. Comment se passe la relation avec les partenaires du club ? Est-ce que c’est vous qui les démarchez ou l’inverse, ou est-ce qu’on vous recommande, et est-ce que vous avez un exemple pour cela ?

FAUSTINE DAVID : Alors nous, on évolue comme je vous l’avais dit en deuxième division française. C’est une division qui attire un petit peu moins aujourd’hui que par exemple une première division française où on va jouer contre des grosses écuries telles que le PSG, Nantes ou Montpellier, donc c’est vrai qu’on a plutôt tendance à les démarcher. Aujourd’hui, on a très peu d’appels entrants. C’est plutôt nous qui allons les démarcher. Alors, ça nous est arrivé d’avoir des appels entrants. Quand on a des appels entrants, souvent, c’est que l’on est recommandé par un partenaire. Parce que voilà, il apprécie le partenariat qu’il a avec le club, il en apprécie les retombées ou les contacts qu’il a pu se faire au salon VIP et donc il en parle à son réseau à lui et puis dans ces cas-là, on peut être appelé. L’exemple que je peux donner, arrivé récemment, c’est vrai qu’on était plutôt sur un gros dossier avec une grosse enseigne nationale, ça ce sont des dossiers qui se travaillent longtemps, c’est 2 ans, c’est nous qui les avons démarchés, mais voilà, ça a pris 2 ans pour pouvoir se concrétiser et arriver au bout du partenariat, et là, ce sera signé pour la saison prochaine.

KINIC SPORT : D’accord, petite info du coup. Est-ce que vous avez un profil de sponsors spécifiques ? Parce que la Métropole de Nancy, le département et même plus globalement on va dire la région Lorraine est bien pourvue en club. Donc il y a vous, il y a l’AS Nancy Lorraine, il y a le SLUC, il y a le club de Volley masculin, le club de Volley féminin, si je ne dis pas de bêtises. Du coup, vous, est-ce que vous avez un profil spécifique de sponsors, est-ce que ce sont des sponsors qui potentiellement peuvent être attirés par le hand ? comment vous faites votre prospection finalement ? Cherchez-vous les partenaires en vous disant, est-ce qu’il peut y avoir une affinité ou pas du tout ?

FAUSTINE DAVID : Alors effectivement, vous l’avez bien précisé, on est dans un territoire hyper concurrentiel, on a beaucoup de clubs pros pour une seule ville. Donc c’est vrai que ça complique un petit peu la tâche de prospection et puis d’avoir des partenaires. On n’a pas vraiment, nous, de profils fixes, si ce n’est qu’aujourd’hui, quand on analyse les partenaires que l’on a, les ¾, enfin oui les ¾ sont plutôt des PME. On a plutôt tendance à attirer des PME d’envergure régionale, qui aujourd’hui rayonnent sur le territoire Lorrain voire Grand Est. On a encore un petit peu de mal à aller attirer des enseignes nationales qui vient chercher une visibilité nationale dans notre club. Ça, c’est déjà un premier fait, avec des secteurs d’activités bien représentés qui sont chez nous, on n’a pas, on ne se détache pas avec un secteur d’activités particulier qui vient s’implanter dans le handball. Alors après, dans la prospection, la manière dont on travaille, c’est vrai que nous on essaie d’aller démarcher les entreprises qui ne sont pas partenaires des autres clubs, parce que quand on a déjà noué un partenariat avec un club, et bien on a déjà effectivement créé des affinités, on a peut-être une affinité plus ou moins avec le sport, avec les personnes qui y travaillent, je ne sais pas l’historique du club, ou autre. Donc c’est vrai qu’on a tendance déjà à aller chercher les entreprises qui ne sont pas partenaires de ces clubs-là, parce que peut être qu’elles n’ont pas encore eu recours au sponsoring ou peut être que ce ne sont pas des choses qu’elles ont pu entrevoir à l’heure actuelle, et on essaie nous de pouvoir vendre ça. Après, nous on travaille sur…c’est vrai qu’on travaille pas mal de manière géographique, si je puis dire, par secteur. On essaie de prospecter un secteur de Nancy, une zone commerciale, une zone industrielle dans lesquels on va aller voir les entreprises et puis après bah, pas mal comme on disait tout à l’heure de bouche à oreille, de relationnel que l’on va faire, d’une personne que l’on a rencontrée là ou de quelqu’un qu’on a entendu parler, qu’on va appeler pour parler de notre club. Et puis après, il y a des partenaires qui sont aujourd’hui partenaires de clubs amateurs de handball. Donc on sait qu’ils ont une forte affinité du coup avec le sport. Puis là on va aller essayer de démarcher pour qu’ils laissent bien entendu leur partenariat au club régional et peut être qu’ils puissent passer un stade sur un club d’une envergure différente où ça va offrir un handball d’un niveau supérieur puis souvent une visibilité d’un niveau supérieur aussi.

KINIC SPORT : D’accord, merci c’était très clair. Alors sans donner de chiffres précis, est-ce que vous pouvez nous dire à peu près que représente le pourcentage des recettes du sponsoring dans votre club ? Est-ce que c’est une part importante pour vous le sponsoring ?

FAUSTINE DAVID : Oui, c’est une part très importante. Aujourd’hui ça représente à peu près 52% du budget total du club, ce sont les recettes privées, de partenaires privées.

KINIC SPORT : D’accord, donc oui assez conséquent effectivement. Quel est l’intérêt pour un club comme le Grand Nancy Métropole Handball de posséder des partenaires ? Et puis surtout les petits partenaires entre guillemets même s’il n’y a pas de petits partenaires mais également des gros. Vous le disiez vous en avez plus de 100 donc est-ce que ça aussi ça participe à la dynamique, le fait d’en avoir beaucoup ?

FAUSTINE DAVID : Oui, alors bah déjà l’intérêt pour nous de posséder des partenaires, bah on l’a dit précédemment, ça représente aujourd’hui plus de 50% de nos recettes. Donc c’est sur qu’il y a un intérêt déjà de santé financière pour le club. On est aussi dans un objectif de construction du club et de passer un niveau notamment en balistique supérieure donc effectivement, plus on a de partenaires, plus on a un budget conséquent, ce qui nous permet en général de pouvoir passer en division supérieure. Ensuite effectivement le fait d’avoir un réseau de partenaires qui est plutôt très étoffé ou en tout cas qui s’étoffe d’années en années, ça nous permet de créer une réelle dynamique entre nos partenaires, de s’inscrire comme un réseau d’entrepreneur et un réseau professionnel sur le territoire nancéen impactant. Et c’est aujourd’hui aussi ce qu’on cherche à être et à devenir, de plus en plus. C’est aussi voilà de pouvoir être une plateforme d’échange professionnel sur la ville de Nancy. Et puis posséder des partenaires c’est aussi pour nous avoir un soutien des entrepreneurs locaux pour le développement de notre club et pour le handball nancéen.

KINIC SPORT : Alors on va parler un petit peu on va dire de la crise juste sur une question. Comment communiquez vous avec vos partenaires en ce moment ? Comment vous parvenez à maintenir le lien sachant que les salles sont fermées on la dit un petit peu en préambule mais c’est un petit peu plus difficile et notamment comment vous utilisez les outils digitaux, les réseaux sociaux et bien justement pour peut-être apporter cette visibilité aux partenaires et garder ce lien ?

FAUSTINE DAVID : Alors nous effectivement quand, bah comme tout le monde, quand la crise est arrivée, on a réfléchi à une nouvelle stratégie pour le club. Alors on a déjà presque tout de suite créé un WhatsApp Business, donc un groupe WhatsApp avec l’ensemble de nos partenaires où l’idée c’était de pouvoir échanger entre eux, nous échanger, le club, en donnant des infos et autres et puis les partenaires qui, de par la crise, soit ont créé des produits différents, soit ont adapté leurs services ou autres puissent le communiquer à l’ensemble de nos partenaires. Ça c’était la première chose qu’on a fait. Ensuite on a créé des entreprises qui sont nos partenaires qu’on a diffusé sur nos réseaux sociaux notamment avec un fort appui sur LinkedIn qui aujourd’hui, voilà la page du club, elle est suivie par 1000 abonnés, donc c’est vrai que ça permettait une certaine visibilité. Et puis la dernière chose qu’on a fait nous lors de tous les matchs à domicile en fait pour les partenaires qui ont souscrit de la prestation VIP au début de l’année, on leur livre les repas VIP chez eux. Et puis, on a là comme l’ensemble des clubs procéder à la retransmission en live de nos matchs sur les réseaux sociaux du coup on invite nos partenaires à pouvoir regarder le match depuis chez eux et puis à pouvoir profiter d’un petit moment convivial chez eux avec le repas VIP qu’on leur livre. Donc aujourd’hui en fait on n’a pas vraiment perdu le lien avec nos clients parce que bah lors des livraisons finalement on les voit tous les 15 jours. Ça nous permettait à la fois de leur maintenir une prestation mais aussi de les voir. Et puis le WhatsApp Business ou les réseaux sociaux nous permettent là aussi de garder un lien. Enfin, pour les partenaires qui eux avaient acheté de la prestation de visibilité, on a remodelé certaines de nos prestations parce que par exemple il y avait des partenaires qui avaient opté pour de la visibilité dans els salons VIP ou des choses comme ça. Donc du coup de par la retransmission ne sont pas visibles. Et bien on les a basculés sur d’autres produits de visibilité. Par exemple le bandeau led qui l’est visible lors de tous les matchs retransmis à la télé.

KINIC SPORT : D’accord, donc vous vous êtes…vous vous êtes adapté un petit peu à cette situation et justement est-ce que cette adaptation dans un avenir proche le plus tôt possible on l’espère quand ça va reprendre normalement, est-ce que ça va vous servir selon vous. Voilà on va dire s’il y avait un bon côté à garder, est-ce que ce serait ça ? voilà tout ce que vous avez réussi à mettre en place pour vous adapter et pour garder le lien avec les partenaires et est-ce que ça peut vous servir pour l’avenir, est-ce qu’il y a des choses même quand le public pourra revenir en salle et que tout redeviendra normal ?

FAUSTINE DAVID : Alors est-ce qu’il y a des choses qu’on va garder pour l’instant je ne sais pas encore parce que je ne sais pas dans quel contexte plus ou moins on pourra revenir à une situation dite normale. En tout cas il y a des choses type le WhatsApp Business que l’on n’enlèvera pas. On se rend compte que ça a permis beaucoup d’échange entre nos clients et puis ça leur a permis eux-mêmes de garder un lien notamment quand ils supportaient l’équipe derrière leurs écrans. Donc ça c’est sur ce sont des choses que l’on va garder. Après c’est sûr que cette situation on en retire du bon, du positif. Honnêtement ça nous a poussé à sorti de notre zone de confort fortement parce que depuis des années, ce n’est pas qu’on faisait les mêmes choses mais, le sport professionnel et le sport business était établi d’une telle manière qu’on était toujours dans des schémas un petit peu identiques. Donc là c’est vrai que ça nous a poussé à innover. Et honnêtement c’était un challenge très intéressant pour nous, qui nous a passionné, qui nous a donné beaucoup de travail et beaucoup de remise en question sur ce qu’on faisait mais ça a été franchement bénéfique. Ça nous a aussi permis de nous rendre compte qu’on était capable de s’adapter à presque n’importe quelle situation, en tout cas à quelque chose de très inédit auquel je crois que le monde entier ne s’attendait pas à vivre un jour et on s’est rendu compte qu’on était capable aussi de garder la relation qu’on a avec nos partenaires, notamment de garder nos partenaires. Parce qu’aujourd’hui au club on a pratiquement perdu aucuns partenaires entre la saison dernière et cette saison. Donc ça va faire pratiquement 1 an et demi, enfin en tout cas nous 1 saison et demi qu’on vit avec le covid et sans public.

KINIC SPORT : D’accord, et justement petite question toute simple est-ce que paradoxalement, ça a rapproché les partenaires du club ?

FAUSTINE DAVID : Alors c’est difficile à dire parce que je ne les vois pas ensemble. Je ne peux pas les voir dans un évènement ensemble. En tout cas, je pense oui qua ça a resserré les liens et notamment les liens économiques qu’ils avaient pu créer entre eux pendant la crise. Et ça a aussi fortement resserré leur appartenance au club aujourd’hui, leur sentiment d’appartenance au club et à l’équipe, et ça on en est très content.

KINIC SPORT : Oui le fait de voir que vous mettez tous les moyens pour compenser cette difficulté, j’imagine oui qu’ils sont sensibles à ça les partenaires ?

FAUSTINE DAVID : Oui pour l’instant on a plutôt des retours positifs ou presque très positif de ce que l’on fait, en effet.

KINIC SPORT : Alors autre question, on va sortir un petit peu de la crise. L’AS Nancy Lorraine si je ne dis pas de bêtises est aussi l’un de vos partenaires, enfin en tout cas vous avez un partenariat. Comment se passe cet échange, ce partenariat avec un autre club, voilà dans les grandes lignes, quelles sont les conditions de votre partenariat ?

FAUSTINE DAVID : Alors en fait ça a été initié de nos deux présidents de club qui se connaisse bien et partagent des visions communes de développement de club. L’ASNL est un club d’envergure aujourd’hui beaucoup plus structuré que le nôtre. Et donc ils sont devenus partenaires un petit peu dans cette idée là de pouvoir accompagner le Grand Nancy Métropole Handball à grandir. Donc effectivement c’est un de nos partenaires officiels aujourd’hui. Ils ont les mêmes prestations si je puis dire qu’un partenaire lambda. Ils ont des places pour venir à nos matchs donc en fait ça leur permet aussi de pouvoir offrir à leurs clients des fois de leur offrir autre chose que du foot, de les emmener sur une autre discipline qu’aujourd’hui ils supportent à Nancy. Ils ont aussi une visibilité chez nous et puis c’est un club avec qui on travaille ensemble, avec lequel on va pouvoir échanger des fois des services, on va pouvoir travailler avec un partenaire qu’ils ont et ça va nous dépanner sur ce coup là et inversement. Voilà c’est un club avec qui on a des liens assez étroits dans le développement et dans la structuration de nos clubs.

KINIC SPORT : Et par rapport aux autres clubs de la métropole, c’est peut-être différent parce que l’AS Nancy Lorraine, c’est un autre club, donc c’est le football c’est un sport extérieur mais est-ce que vous avez liens ou des contacts avec les autres clubs, le SLUC Nancy notamment pour le basket ou le Grand Nancy Volley ou le Vandoeuvre Nancy Volley, est-ce que hormis l’AS Nancy Lorraine vous avez des contacts avec d’autres clubs de votre ville. On le redit une nouvelle fois, mais qui est quand même assez fournit pour une métropole de cette taille en clubs professionnels.

FAUSTINE DAVID : Oui oui bah alors déjà nous la salle où on s’entraine, on la partage avec le VNVB, donc le volley féminin. Donc effectivement c’est un club avec qui on a des échanges très réguliers, avec lesquels voilà on a une entente très bonne, notamment pour s’arranger sur des créneaux d’entrainements, quand on fait des manifestations dans la salle etc donc…et c’est un club avec qui on échange beaucoup. Le SLUC Nancy Basket est un club avec qui on a pas mal de contacts aussi parce que la salle dans laquelle on jour, on la partage avec eux du coup. Donc là idem, on a des liens avec eux. Le Grand Nancy Volley alors c’est un club que nous on voit un petit peu moins parce qu’effectivement par exemple on ne partage pas de salle avec eux. Mais ceci étant dit, voilà qu’on rencontre aussi à des manifestations diverses à Nancy et qu’on connait, le président qu’on connait assez bien. Donc non nous on a des bonnes relations avec l’ensemble des clubs de la Métropole Nancéenne.

KINIC SPORT : Donc du coup pas forcément de concurrence entre les clubs ?

FAUSTINE DAVID : Alors après c’est… oui il y a de la concurrence parce qu’on évolue tous sur un même secteur, c’est vrai. Maintenant, on évolue tous dans des disciplines qui sont toutes différentes, à, des échelons et à des stades différents. On est des clubs qui sont plus ou moins structurés, qui sont plus ou moins connus, qui ont un impact, voilà, qui ont un impact sur la ville plus ou moins important. Voilà moi j’ai tendance à dire que si on est tous existant aujourd’hui à Nancy c’est que chacun a sa place et je ne vois pas les autres clubs aujourd’hui comme des concurrents. Ce n’est pas comme ça que l’on travaille.

KINIC SPORT : D’accord, merci pour cette réponse, voilà, honnête et directe. Alors on va rentrer dans le but du sujet, on va dire un petit peu plus technique. Quels sont les facteurs à prendre en compte dans une analyse de l’impact d’une action de sponsoring. C’est-à-dire que quand vous faites une action pour un partenaire, comment vous analysez, j’imagine en lien avec le partenaire et concrètement quels sont les leviers pour mesurer le retour sur investissement d’une action de sponsoring que vous avez mis en place, là encore j’imagine en lien avec le service de communication du partenaire ou avec le partenaire en direct. Est-ce que vous analysez l’impact d’une action, comment et en quels liens avec le partenaire ?

FAUSTINE DAVID : Alors oui on analyse l’impact des actions que l’on mène. Maintenant on ne va pas se le cacher c’est difficile aujourd’hui de mesurer un retour sur investissement très précis comme peuvent le permettre d’autres outils notamment des outils digitaux. En général on a des stats assez précises qui ressortent. Là c’est un peu plus délicat dans le sponsoring sportif. Alors ça dépend aussi là de quelle est la prestation qu’on a prise. Alors je dirais que la première chose quand on prend de l’action plutôt de prestations VIP, d’hospitalités et qu’on vient dans un souhait de pouvoir étoffer son réseau, de pouvoir faire du business les soirs de matchs ou autres. Alors ça c’est le partenaire qui l’analyse lui-même finalement. Aujourd’hui c’est se dire bah moi quand je viens dans les salons VIP du Grand Nancy Métropole Handball, bah oui j’ai rencontré x partenaires et j’ai noué des relations avec eux ou alors bah ça fait 2 ans que je els vois donc effectivement j’ai approfondi ma relation avec eux et j’ai bossé avec eux. Et eux aussi en général ils savent les affaires qu’ils ont signé parce que c’est quelqu’un qu’ils ont rencontré dans les salons VIP ou parce qu’ils ont approfondi leur relation chez nous ou en tout cas si je puis dire ils ont entériné les relations chez nous. Donc ça ce sont des choses que nous, le club, on a du mal à analyser le retour, mais ça ce sont les clients qui nous font ce retour-là. Et puis aussi c’est le client qui nous demande, c’est là le rôle que nous on joue, est-ce que à table je pourrai être avec telle ou telle entreprise parce que ce serait bien que je puisse les rencontrer ou autre. Donc ça c’est nous qui allons aujourd’hui pouvoir les aider là-dessus. Après pour les partenaires qui prennent plutôt des parties de visibilité, il y a des actions qui se mesurent plus facilement que d’autres. Par exemple pour mettre en place une action avec notamment une offre promotionnelle chez le partenaire ou par exemple je ne sais pas, on distribue des flyers à différentes personnes dans la salle et puis sur chaque flyers vous avez un petit coupon et vous avez, je dis n’importe quoi, une réduction sur x produits que vous achetez, les partenaires là du coup ils ont un retour sur investissement qui est direct parce que eux ils collectent ces petits noms là et ils savent que x personnes ou x pourcents de public est venu chez eux et donc qui ont consommé chez eux. Donc ça ce sont des choses qui sont plutôt facile à analyser. Des fois et d’ailleurs on pousse les partenaires à pouvoir entreprendre ce genre d’actions parce que ça permet de mesurer l’investissement qu’ils font chez nous. Après sur de la visibilité par exemple sur une tenue de match ou sur de la led ou autre, là aussi c’est difficile de pouvoir analyser exactement votre retour sur investissement. Ceci étant dit, c’est pareil, ce sont souvent les clients qui nous disent, ah bah oui il y a untel qui est venu parce qu’il m’a vu sur le maillot ou alors bah oui j’ai fait du business un petit peu excentré de Nancy, on m’a parlé de vous notamment parce qu’on est vu sur les maillots, notamment en tant que sponsor officiel.

KINIC SPORT : D’accord, donc il y a quand même un retour ?

FAUSTINE DAVID : Il y a un retour voilà mais c’est vrai que c’est souvent le partenaire qui va nous donner aujourd’hui son retour sur investissement que l’inverse parce que voilà ce sont des choses un petit peu difficiles qu’on peut mesurer. Alors là en période de covid on mesure la visibilité assez facilement puisque du coup on retransmet nos matchs sur nos réseaux sociaux donc du coup on a els statistiques des vidéos, enfin des matchs qu’on retransmet qui sortent. Donc là ça nous permet plus facilement de dire aux partenaires et bien sur ce match-là, il y a x personnes qui ont vu le match et donc vous votre annonce led elle est passée x fois pendant le match donc voilà vous avez été vu 5 minutes et par tant de personnes. Aujourd’hui c’est plus facile mais évidemment quand les gens venaient en salle, ça c’était des choses que l’on ne pouvait pas mesurer, le fait de dire qu’il y avait x personnes au match.

KINIC SPORT : D’accord mais du coup vous êtes quand même, d’après ce que vous me dites, vous êtes quand même force de proposition par rapport à des opérations, justement c’est intéressant. Par rapport au secteur d’activité etc, est-ce que vous êtes amené même si ce n’était pas forcément prévu mais, ça ce serait une opération qui marcherait bien parce qu’il y a des partenaires effectivement qui recherchent du business, il y en a qui recherchent de la notoriété, il y en a qui recherchent les deux, mais du coup c’est à vous aussi d’être force de proposition par rapport à l’activation du partenariat ?

FAUSTINE DAVID : Oui exactement, c’est ça. Au tout début quand on rencontre les partenaires, on commence toujours par leur demander aujourd’hui quels sont leurs besoins, leurs objectifs, en nous rencontrant. Et c’est là qu’on analyse et que nous on va leur proposer certains produits plutôt que d’autres parce qu’on estime que pour leurs objectifs, c’est le meilleur moyen de pouvoir y parvenir avec le produit proposé. Quelqu’un aujourd’hui par exemple comme je vous disais qui me dit bah moi aujourd’hui je me lance dans mon activité, j’aimerai me faire connaitre sur le territoire nancéen et par exemple il fait du produit destiné au professionnels, on va plutôt lui proposer de vouloir venir sur du salon VIP rencontrer les partenaires ou alors de faire de la visibilité mais uniquement dans les salons VIP parce qu’ils s’adressent aux partenaires. Quelqu’un qui ne s’adresse pas du tout aux professionnels et dont la clientèle est complétement BtoC, on ne va pas aller sur des prestations comme ça. On va plutôt aller sur de la prestation dans la salle, de la visibilité dans la salle et puis selon l’envergure qu’a l’enseigne ou alors selon ses objectifs précis, et bien on va ajuster le fait d’aller sur un stickers terrain parce que voilà c’est une grosse visibilité et tout le monde va le voir à chaque fois ou alors s’il cherche de la visibilité nationale, on va peut être aller sur de l’équipement, parce que lorsque les joueurs se déplacent, et bien ils sont vus partout en France ou alors on va aller sur de l’activation marketing sur une activation évènementielle à 1, 2, 3 reprises dans la saison où là on va faire un gros coup de com’ et où ils vont remettre des goodies, ils vont faire une opération de promotion dans leurs magasins en lien ou voilà il y a pleins de choses qui existent et c’est vrai qu’on s’adaptent vraiment aux besoins des entreprises quand elles viennent au club.

KINIC SPORT : D’accord. Et bien merci en tout cas Faustine DAVID d’avoir répondu à nos questions et on vous souhaite une bonne continuation pour le Grand Nancy Métropole Handball qui évolue en Pro Ligue, c’est donc la deuxième division mais avec l’objectif de monter en Lidl Star Ligue, c’est comme ça que l’on appelle la première division de handball c’est ça ?

FAUSTINE DAVID : Oui c’est ça, c’est ça exactement.

KINIC SPORT : Et bien merci.

FAUSTINE DAVID : Merci beaucoup également de m’avoir sollicité pour cet entretien, c’est très plaisant.

Retrouvez le podcast de l’interview dès maintenant

 


 

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Interview de Nicolas Bourreau

Interview de Nicolas Bourreau – Hello Sports Biz

Interviews, Sport Business

Pour ce premier épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Nicolas Bourreau, un expert en marketing sportif qui est passé par l’ASVEL et Gravelines. Il est aussi le fondateur d’Hello Sports Biz, la newsletter premium sur le Sport Business.

Découvrez l’interview de Nicolas Bourreau

KINIC SPORT : Bonjour Nicolas Bourreau, vous êtes le fondateur de la newsletter et du site internet « HelloSportsBiz.com ». Première question, est-ce que vous pouvez vous présenter et quel est votre parcours professionnel ?

NICOLAS BOURREAU : Bonjour, et déjà merci de me donner la parole dans le cadre de votre podcast. Donc je suis Nicolas Bourreau, je suis un professionnel du marketing depuis plus de 15 ans maintenant. Et j’ai eu la chance de débuter ma carrière dans le sport professionnel, dans le basket professionnel pour travailler sur des sujets qui, il y a 15 ans, étaient plutôt rares, c’est-à-dire des sujets liés à la RSE et à l’engagement tant citoyen qu’environnemental dans le sport. Aujourd’hui, je suis le fondateur de la newsletter Hello Sports Biz dans laquelle je partage avec mes abonnés qui sont plus de 1 600 aujourd’hui, le fruit de ma veille, le meilleur de ma veille, et au-delà de partager cette veille, ce sont donc des articles sélectionnés. J’essaie également à chaque fois de donner mon avis, sur les actualités pour permettre aux lecteurs de s’inspirer ou au moins, d’ouvrir un débat ou de pousser une réflexion. 

KINIC SPORT : Alors vous l’avez dit, vous avez travaillé au sein de grosses structures sportives professionnelles, notamment dans le basket : l’ASVEL et Gravelines Dunkerque. Est-ce que vous pouvez revenir un petit peu sur vos missions au sein de ces structures et quelles expériences vous en tirez justement de ces structures sportives de haut niveau ?

NICOLAS BOURREAU : Alors moi je suis entré dans le sport professionnel dès la fin de mes études, par foi déjà parce que mon mémoire de fin d’études lorsque j’étais à l’IAE, donc ma dernière année en BAC+5, le sujet de mon mémoire c’était comment le capital marque des clubs de sports professionnels pouvait les aider à développer leur business et un des points sur lequel je travaillais régulièrement, c’était l’engagement citoyen. Et c’est dans ce cadre-là, que je suis rentré dans les clubs de basket pro dont vous avez parlé, c’est-à-dire l’ASVEL et Gravelines Dunkerque, et principalement mes missions dans ces deux clubs, c’était justement de mettre en place des dispositifs d’actions citoyennes. Alors ces deux clubs où j’avais des responsabilités de marketing et de communication bien plus élargies, les clubs de basket français sont des clubs avec de fortes notoriétés. Malgré tout, ça reste des PME avec des effectifs administratifs réduits et du coup, vous avez la chance quand vous êtes dans ces structures-là d’avoir des compétences très élargies, donc j’ai fait du marketing et de la communication, d’abord dans tous les sujets. Avec Gravelines, on a avancé sur beaucoup d’innovations, à l’époque aussi en termes de branding et d’appréhension du rôle des médias pour un club sportif professionnel et c’est vrai que le cœur de mon métier et vraiment ce qui a construit ma fibre de marketeur dans le sport, c’était cet engagement citoyen. Et à l’ASVEL et à Gravelines, j’ai monté des dispositifs d’actions citoyennes des clubs, en me disant une chose, que l’on soit un gros club comme le PSG, ou que l’on soit un club amateur, quelque niveau que ce soit, et dans quelque sport que ce soit, tout part de l’ancrage local et tout part du lien qu’on est en capacité de créer avec un maximum d’acteurs locaux et pas essentiellement des acteurs sportifs et pas essentiellement des gens qui sont d’emblée dans votre premier cercle de fans ou, parlons business, de clients. Le but, c’était vraiment de se dire, voilà le club, au-delà d’être une entreprise, le club est une personne morale à part entière, et bien donnons corps à cette personne morale et puis essayons d’en faire une vraie personne, c’est-à-dire, elle a un métier, cette vraie personne, mais au-delà de son métier elle a aussi des passions, elle a aussi des valeurs, et bien essayons de transmettre ses valeurs, essayons de faire transférer dans chacun de nos faits et chacune de nos actions, et surtout allons vers les gens, sortons de notre bulle. Parce que c’était un des problèmes, il y a 15 ans, le sport professionnel et les sportifs professionnels étaient vraiment vu comme des gens dans leur bulle et on fantasmait un petit peu leur vie et il était important à mon sens d’éclater cette bulle et pour l’éclater il fallait que ça vienne de nous, il fallait que ça vienne des clubs, qu’on aille vers les gens. Il fallait qu’on aille vers des choses qui les rassurent eux, dans leur environnement à eux pour qu’ils soient rassurés quand on vient les voir, que ce ne soit pas essentiellement des endroits où nous on les fasse venir chez nous, où ils auraient pu avoir une certaine timidité, là on se déplaçait, on montrait qu’ils avaient de l’importance, on allait vers les gens. Le fruit de mon travail, ça a été de mettre en place des micro-actions, donc avec très peu de personnes sur les actions citoyennes que l’on mettait en place, mais pour une chose c’était que chaque personne qui soit sur les actions citoyennes que l’on mettait en place, elle ait une vraie valeur ajoutée à cette action qu’on mettait pour elle et qui a un vrai lien qui se créé. Pour résumer rapidement, le cœur de mon métier et le cœur du sens des actions que j’ai pu mettre en place au début de ma carrière dans le sport professionnel.

KINIC SPORT : Vous êtes, on l’a dit, à l’origine de la newsletter Hello Sports Biz, alors déjà quel est le concept exact pour ceux qui ne connaitrez pas le concept d’une newsletter et celle-là en particulier ? Comment vous est venu l’idée, quel a été le déclic pour la création de Hello Sports Biz ? Le nombre d’abonnés vous nous l’avez dit et le site internet, racontez-nous un petit peu la genèse de ce projet.

NICOLAS BOURREAU : Alors, Hello Sports Biz c’est vrai que c’est une newsletter, mais c’est vrai que ça ne ressemble pas forcément à l’idée que l’on se fait d’une newsletter, et c’est plutôt voulu. J’ai souhaité faire d’Hello Sports Biz un média caché et un média à part entière. Se dire voilà qu’une newsletter ne devait pas juste être un simple point vers de multiples articles. A l’heure d’info visité, je me suis dit que c’était quand même insensé de se dire qu’on voulait obliger les lecteurs à faire de multiples aller-retours pour avoir accès à l’information et à l’information totale. Donc je me suis dit voilà, moi l’information que je veux transmettre à mes abonnés, je veux qu’elle soit totale, c’est-à-dire que quand ils lisent ma newsletter ils aient l’intégralité de l’information. Il y a des liens vers des sources, il y a des liens si on veut encore approfondir, mais la newsletter se suffit à elle-même, c’est-à-dire que si vous lisez la newsletter c’est suffisant. Moi souvent on me dit le taux de signe de ta newsletter, bah ça ne m’intéresse pas trop, je n’ai pas énormément de CTA, de Call To Action dans ma newsletter parce que le but, ce n’est pas de faire aller le lecteur vers un autre contenu, le but c’est le contenu au final. Donc ça c’est la première spécificité de Hello Sport Biz, c’est qu’il s’agit d’un média à part entière, c’est un média caché parce que vous ne pouvez pas trouver une newsletter quand vous êtes sur Google, si vous cherchez sur Google. Si vous voulez avoir l’information, il y a dans les newsletters l’information plus mon analyse, parce que c’est une petite spécificité aussi. Au-delà de donner une information brute, je la commente et j’essaie toujours de donner mon avis dessus pour offrir un premier niveau de lecture. C’est un avis, les gens le prenne comme ils veulent, cela les inspire, cela ne les inspire pas, ils sont d’accord, ils ne sont pas d’accord, peu importe mais au moins on va au-delà d’une info brute. Être informé c’est bien, mais moi ce que je veux c’est que les gens comprennent. Les gens se disent ok, comment je m’approprie ça, comment je peux le faire pour moi, je suis un gros club de Ligue 1 ou je suis un petit club amateur de Tir à l’Arc, comment je m’approprie cette information, comment est-ce que je comprends les mécanismes qui sont mis en place là-dedans et comment je peux le mettre en œuvre pour mon club, et pour que ce soit bénéfique pour mon club. Donc ça, c’est le but. Quand vous lisez la newsletter, vous avez tout ça. 

Ensuite comment m’est venu l’idée de la newsletter ? Bah en fait la newsletter c’est le fruit de ma veille et ma veille je la faisais, c’est la base de mon métier de marketeur, je fais énormément de veille et garder la veille pour soi c’est bien mais je pense quand même que c’est limitant et j’ai toujours aimé partager mes avis, partager mes points de vue avec les gens. Et je me suis dit un jour, que ce serait vraiment pertinent de ne pas garder ça pour moi tout seul et de pouvoir le partager. Et je me suis dit oui, lancer une newsletter c’est aussi ça, pouvoir partager avec vous, montrer aux gens comment on réfléchit aussi. Je suis consultant, c’est toujours important de montrer aussi, on va dire, l’échantillon de votre manière de travailler. La newsletter c’est aussi un petit peu ça, c’est partager avec les gens, c’est leur permettre de s’inspirer, leur permettre d’avoir des premières idées, pouvant être activées dans leur métier de tous les jours, et puis c’est aussi montrer un petit peu ma démarche de réflexion, mon approche du sport business, ma manière de traiter les choses, de traiter les informations et de rebondir dessus.

KINIC SPORT :  Et comment travaillez-vous le contenu de votre newsletter, la veille etc. ? Au final, comment vous décidez de ce qui est publié ou de ce qui ne l’est pas ?

NICOLAS BOURREAU : Alors en fait, ça c’est assez particulier c’est-à-dire qu’il n’y a pas une thématique claire, au-delà du sport business, il n’y a pas de thématique claire dans la newsletter. Les choix de sélection des articles que je fais, c’est quand ça me plait et quand ça m’évoque tout de suite quelque chose. C’est-à-dire que quand je lis un article et que j’ai le cerveau en fusion et que je me dis oh bordel ça, ça pourrait être utilisé comme ça, et hop, je me dis, voilà c’est que ça pourrait être intéressant. Si moi, j’ai réagi tout de suite dessus et que j’ai tout de suite eu des idées par rapport à cette première lecture, c’est que forcément c’est intéressant et donc je sélectionne cet article et puis quand je l’ai sélectionné, je l’accepte dans la newsletter ou alors il va être relayé de manière brute sur mon compte twitter. Mais c’est vrai que la sélection brute se fait comme ça. Quand l’article me plait, quand je sens vraiment qu’il y a un potentiel derrière au-delà de l’information parce que ma newsletter n’est pas une newsletter d’information, vous avez des newsletters d’informations sur le sport business en France qui sont des vrais relais d’informations et qui peuvent pousser beaucoup plus d’informations journalières que moi je peux le faire. Moi je suis plus sur, pas de l’investigation, mais je suis plus sur un média, que j’appelle un média premium où on va dans l’utilisation, c’est un outil de travail. J’ai des retours de professionnels du secteur, que ce soit des gens de La Fourmi, des gens de la Ligue Nationale de Basket ou de la LFP ou de chez Avas ou autre, ou dans les clubs mêmes. Ils me disent ta newsletter c’est devenu un outil de travail. On l’utilise au quotidien pour s’inspirer, pour montrer ce qui est possible et on la partage en interne. Et donc ça c’est hyper important de savoir que c’est un outil de travail et c’est aussi exactement comme ça moi que je sélectionne mes sujets, c’est-à-dire que si j’étais encore dans un club, responsable marketing d’un club, cette actualité là, qu’est-ce que j’en ferais. Et à partir du moment où c’est actif, je me dis que c’est bon, je peux l’utiliser. Et que je peux la mettre dans la newsletter, c’est qu’elle a un intérêt d’être dans la newsletter.

KINIC SPORT : Alors justement, vous côtoyez des professionnels et forcément le monde sportif en tout cas le business sportif, vous le connaissez bien, évidemment. On va enchainer justement avec des questions autour des structures sportives. Est-ce que vous pensez qu’il faut un profil de sponsors spécifiques ? Et si oui lequel par rapport à une structure ? Est-ce qu’une structure sportive doit avoir un profil type de sponsors ou pas du tout ?

NICOLAS BOURREAU : Non, pas du tout. Déjà, parce qu’il faut faire attention quand on parle de sponsor. C’est un terme qui n’existe pas dans la vie réelle « sponsor », vous n’êtes pas sponsor, ça, ça n’existe pas, vous n’avez pas de profils de sponsors, vous avez des entreprises, c’est tout. Et ces entreprises deviennent des sponsors. Mais avant qu’elles se soient engagées avec vous, elles ne sont pas des sponsors. Donc, vous ne devez pas chercher des sponsors, vous ne devez pas démarcher des sponsors, vous devez démarcher des entreprises. Mais, quand vous êtes par exemple un club de Ligue 1, on pourrait dire voilà, il faut trouver des sponsors de ce type, et de ce type, et ce type. Moi je ne pense pas à ce schéma-là. C’est très rassurant comme schéma parce que ça vous permet de savoir à quelle porte aller taper mais c’est aussi très limitant. Cela voudrait dire un petit peu que tous les clubs de Ligue 1 sont les mêmes, sont identiques. Alors que moi mon combat aujourd’hui, et ce que j’ai essayé de mettre en place dans les clubs où j’ai travaillé, c’est justement de se construire sa marque. Et donc construire sa marque c’est quoi ? C’est se différencier de son confrère, trouver sa valeur ajoutée, trouver sa profondeur, trouver son « unique value », je n’arrive pas à trouver le terme en français. Mais son plus, le truc où on est le meilleur par rapport à n’importe qui et moi je pense que n’importe quel club a la capacité à s’identifier et à être le meilleur sur un point identifié. Et c’est ça son unique value, et à partir du moment où vous avez compris quelle est votre valeur unique qui vous différencie des autres, là vous savez qui aller chercher, là vous savez vers quels partenaires, vers quelles entreprises vous pouvez aller. A partir du moment où vous savez ce que vous pouvez apporter aux autres, c’est là que vous êtes capable d’identifier qui vous allez aider. Et moi je dis toujours, c’est Pierre Gauthier d’Arenametrix qui me le rappelait une fois, il m’a dit une fois, tu as dit une phrase qui m’a marqué et je la réutilise maintenant quand je suis en rendez-vous client, et j’ai dit une fois il ne faut pas remercier son partenaire, il faut leur soutien, il faut les remercier pour leur confiance, et ça, ça c’est la différence. Si vous remerciez vos partenaires pour leur soutien, c’est que ce sont eux qui vous aident à accomplir quelque chose. Et le sponsoring ce n’est pas ça, le sponsoring c’est une prestation de service, donc vous ne devez pas remercier pour l’aide que l’on vous donne, vous devez remercier pour la confiance que l’on vous a accordé, que votre sponsor vous a accordé, pour que vous, vous l’aidiez à accomplir un de ses objectifs à lui. Et quand vous êtes dans cette démarche-là, ensuite, vous arrivez à identifier vos futurs sponsors parce que vous aurez réussi à identifier les entreprises que vous êtes en capacité d’aider. Donc on ne peut pas dire, par exemple pour les clubs de Ligue 1, il y a un sponsor clé, il y a un type d’entreprise qu’il faut aller voir. Non, c’est vraiment un travail de club à club qui doit se faire, à mon avis.

KINIC SPORT : Alors avec la crise actuelle que nous vivons, du moins la crise sanitaire liée à la COVID-19, selon vous comment prévoir la suite en termes de partenariat sportif ? Pour les entreprises, vous l’avez dit justement, quelles peuvent être les solutions, même si j’imagine qu’elles sont multiples, est-ce que les objectifs seront différents pour les entreprises et pour les structures sportives, ou bien est-ce que ça passe aussi par le virtuel ?

NICOLAS BOURREAU : Alors le virtuel va forcément aider, et il aide déjà aujourd’hui à activer les sponsorings qui avaient été signés. Dans tout cas, les clubs les plus dynamiques, les plus réactifs et flexibles ont rapidement su utiliser le numérique et le digital pour compenser des droits marketing qui étaient physiques, qui ne pouvaient plus être activés, qui ne pouvaient plus être aussi performants dans un contexte de match à huit clos ou même de compétitions annulées, ce qui a été le cas pour la fin de saison dernière, de la Ligue 1. Donc c’est vrai, que le numérique va rester sur les enjeux et les activations de sponsoring et ce qui est plutôt une bonne chose parce que le numérique a un avantage, c’est qu’il est lié à des aspects de Data et de ciblage. Et donc on va vers des choses beaucoup plus concrètes, beaucoup plus faciles à maitriser. C’est toujours quand même beaucoup plus compliqué avec le sponsoring d’affichage traditionnel où le ROI est beaucoup plus compliqué à calculer et la manière de transformation directe entre l’activation de sponsoring et le résultat business pour le partenaire est plus long ou même pas du tout faisable, le lien. Le digital, en tout cas quand il est bien utilisé avec ses forces, le digital permet une transformation et un ROI rapide. C’est quasiment instantané, c’est-à-dire que vous êtes en capacité à mesurer aussitôt. Donc ça, c’est le premier point, c’est-à-dire que le digital permet de rendre le sponsoring beaucoup plus concret, et ça, c’est une très bonne chose à mon sens. La crise du COVID va forcément changer le sponsoring, est-ce qu’elle va changer les partenaires, les entreprises qui vont faire confiance au sponsoring ? Je ne pense pas. Vous allez avoir les nouveaux riches, toutes ces entreprises qui vont profiter du COVID. On voit déjà, ce sont des acteurs qui arrivent comme TeamViewer à Manchester United qui remplace Chevrolet pour un des plus gros sponsoring maillot du football européen, ça ce sont des nouveaux riches, ce sont des gens qui ont de l’argent aujourd’hui, donc ils se disent bon bah voilà on entretient la force, on surfe sur la grosse vague que le COVID nous a offerte et puis on fait de la communication, on sort de notre petit pré carré B to B pour aller vers du B to C grand public et vers une activation de notoriété. Donc ça, c’est bien, mais ce sont des mécanismes qui sont traditionnels du sponsoring, c’est à dire faire des opérations de communication. Moi je pense vraiment que le gros changement dans le sponsoring, c’est qu’on passe d’une opération de communication du sponsoring comme outil de communication, au sponsoring comme outil marketing. Et de plus en plus, on va tirer vers l’outil marketing, vers l’outil dédié à la performance marketing de l’entreprise parraine, et non plus au service de la performance de la communication. Donc on va aller de plus en plus vers du concret, on va aller de plus en plus vers un sponsoring dont l’objectif sera une transformation business rapide, concrète et lisible. Je pense que c’est le principal changement qu’on va avoir avec le COVID et l’avantage que les clubs peuvent voir dans ce changement, c’est que votre interlocuteur qu’il ait eu des problèmes avec le COVID ou non, peu importe j’ai envie de dire, parce que le budget sponsoring qui sera alloué ne sera plus un budget de communication et Dieu sait que les communicants savent comment leur budget en temps de crise, peut être coupés très rapidement dans l’entreprise, ils vont devenir des budget qui seront plus sous le chapeau du marketing et du commercial, et vous êtes sûr que quand l’entreprise va mal, vous ne coupez pas les budgets de vos commerciaux, au contraire. Vous donnez de la force à votre secteur commercial parce qu’il faut relancer la machine et faire du business. Et donc les entreprises qui ont compris rapidement comment aider leurs partenaires, leurs sponsors à faire du business, ces entreprises-là, ces clubs-là n’auront pas de soucis à signer des sponsorings dans le futur.

Alors justement, transition parfaite, en termes de marketing sportif, quel est l’activation la plus incroyable, en tout cas qui vous a marqué, que vous pourriez nous partager, est-ce qu’il y en a une ?

NICOLAS BOURREAU : Il y en a beaucoup, comme vous faites, comme je le fais une à deux newsletters par semaine sur cette thématique, il y en a beaucoup, il y en a une qui m’a particulièrement marqué. C’est l’activation de Burger King avec le club de D4 anglaise de Stevenage FC. Donc Burger King a choisi il y a un an et demi ou deux ans, de devenir le sponsor maillot d’un club peu connu d’ailleurs, c’était dans les abs fonds de la 4ème division du football anglais, une division je ne sais même pas si c’est professionnel, cela doit être semi-amateur. Pour je crois, 50 000 livres ils sont devenus sponsor maillot de ce club. Et 50 000 livres ça ne représente pas grand-chose pour Burger King. Je pense que pour les acteurs du milieu, ils ont dû se dire pour 50 000 livres pour parrainer ce club-là, c’est n’importe quoi. Et c’est vrai qu’à la base vue comme ça c’est n’importe quoi. C’est beaucoup d’argent pour un club de D4 anglaise surtout qui n’a aucun, qui n’avait pas forcément de projets de monter, qui n’était pas forcément bien classé et qui n’avait pas énormément d’atouts pour lui. Par contre, Burger King avait identifié un atout majeur à ses yeux, c’est que même si ce club était en D4 anglais, ce club était présent dans le jeu vidéo FIFA 2020. Et Burger King avait compris comment fonctionnait les aficionados de ce jeu vidéo, donc les, et il y en a beaucoup, les gens qui jouent à FIFA, au jeu vidéo FIFA 2020 et 2021 aujourd’hui, ces gens-là qui jouent notamment au mode carrière, adorent se lancer des défis. Donc, c’est un petit peu le truc genre si vous prenez le Réal Madrid pour faire votre mode carrière, c’est que vous êtes nul quoi, vous prenez forcément les meilleurs joueurs donc vous vous vous faites chambrer par tout vos potes donc, le défi c’est de prendre l’équipe la plus mauvaise quasiment et de se dire c’est moi qui la construis moi-même. Et donc Burger King s’est dit, on va lancer un défi aux joueurs de FIFA du monde entier en leur disant bah prenez Stevenage FC et essayez d’en faire la meilleure équipe au monde dans le jeu FIFA. Et ils ont mis en place un système d’activation pour que, alors au début les activations étaient petites, c’était que vous preniez l’équipe et vous réussissiez, vous arriviez à faire un dribble, à marquer un but, et à partager vos vidéos sur les réseaux sociaux et ainsi de suite. Ils ont réussi à faire en sorte qu’au bout du compte, Stevenage FC est devenu l’équipe préférée des joueurs du jeu FIFA et du coup, ils ont eu un sponsoring, à la base une acquisition de droits de 50 000 Livres, qui est devenu la meilleure activation sponsoring de 2020. Et c’est cette intelligence de se dire que l’activation de droits, c’est une chose. Mais quand vous arrivez à acquérir des droits, c’est que vous avez un outil entre les mains. Si cet outil vous n’en faites rien, ça ne vaut rien. C’est à dire que vous achetez les droits du maillot du PSG, si derrière, vous n’activez rien, vous aurez dépensez de l’argent, vous aurez un peu de retour, mais vous n’aurez pas le retour équivalent de ce que vous avez payé. Et Burger King s’est dit, ce qui est important, c’est la manière dont on l’utilise, c’est toutes les opportunités qu’on peut utiliser et comment on peut activer ce partenariat qui est un partenariat modeste à la base pour en faire le meilleur partenariat de l’année dans le football mondial et j’ai trouvé ça très intelligent de se dire bon bah voilà c’est notre capacité à communiquer, c’est notre capacité à activer, c’est notre capacité à créer du lien avec une certaine communauté qui fait que le sponsoring est performant. Et ce n’est pas tant l’acquisition de droits signés au départ qui est bon ou qui est mauvais.

KINIC SPORT : Alors, en quelques mots et ce sera ma dernière question, est-ce, ce type d’activation le marketing sportif de demain ou le sponsoring sportif ? Est-ce que ce sera ça demain, est-ce que les marques utiliseront ce type de procédé pour activer leurs investissements auprès des structures sportives ?

NICOLAS BOURREAU : Et bien je l’espère et en tout cas, les entreprises qui utilisent le sponsoring dans leur stratégie ont tout intérêt à comprendre ça. Moi, je prends toujours l’exemple quand j’ai, soit des clients, soit quand j’interviens, je dis toujours quand vous voulez construire une maiso,n vous pouvez vous acheter la meilleure pelleteuse du monde, mais la pelleteuse ne va pas construire la maison. Ce sera un outil indispensable pour vous aider à, mais en tout cas, ce n’est pas elle qui va le faire. Il va falloir embaucher un mec qui sait utiliser la pelleteuse, il va falloir embaucher un chef de chantier, un architecte pour faire les plans. Et c’est toute cette activation, brancher tout un système, qui fait que vous arrivez à atteindre votre objectif et qui fait que vous arrivez à tirer le meilleur de l’outil que vous avez entre les mains, le meilleur de la pelleteuse quoi. Quand vous avez le meilleur conducteur de pelleteuse, vous avez le meilleur chef de chantier et le meilleur architecte, vous faites le meilleur résultat et le meilleur objectif au bout du compte. Ce n’est pas le sponsoring qui va remplir votre objectif. C’est juste un moyen de. Il faut que vous soyez en capacité vous, sponsor en interne, d’avoir les compétences pour, il faut que vous ayez le budget aussi pour activer votre sponsoring, il ne faut pas mettre toutes ses billes, tout son argent dans l’achat, l’acquisition de droits. Les droits restent des droits. Si vous n’avez plus d’argent pour les activer, c’est bien beau, vous aurez une pelleteuse que vous pourrez regarder mais vous en ferait rien, et au bout du compte, vous serez déçu. Et ça, les entreprises doivent le comprendre. Donc, j’espère que le sponsoring va aller de plus en plus vers ça. Mais au-delà des entreprises qui doivent le comprendre, c’est également les clubs qui doivent comprendre ça. Les clubs qui sont, les ayants-droits, qui vendent du sponsoring, doivent aussi avoir conscience de ça. C’est que leur produit n’est qu’un outil. Et pour que le client soit satisfait, il faut que l’outil, soit bien utilisé. Et donc ça pose la question où s’arrête l’accompagnement que je peux offrir à mon partenaire et c’est très stratégique, mais ça, le sponsoring doit basculer à ce niveau-là. Il y a de très bonnes choses qui sont faites mais cette conscience de l’accompagnement, cette conscience d’un sponsoring en tant qu’outil et de tout ce que ça représente de bien ou de risqué, on doit avoir une prise de conscience de ça et d’un accompagnement beaucoup plus grand. Je pense qu’on y arrive et c’est le futur changement aussi du sponsoring dans les clubs et chez l’annonceur.

KINIC SPORT : Et bien merci Nicolas Bourreau. On ne va pas tout dévoiler dans ce podcast. J’invite nos auditeurs à se rendre sur hellosportsbiz.com pour en savoir plus et pour recevoir la newsletter donc Hello Sport Biz. Merci d’avoir répondu à nos questions Nicolas Bourreau. 

NICOLAS BOURREAU : Merci à vous. Merci, c’était un plaisir.

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