Agence KINIC
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63110 Beaumont

Stratégie marketing

communauté d'un club sportif

Pourquoi augmenter la communauté d’un club sportif sur les réseaux sociaux ?

Gestion de club, Stratégie marketing

Actuellement, les réseaux sociaux connaissent un essor fulgurant, notamment dans le monde du sport. Pour les clubs sportifs, ils constituent une nouvelle opportunité de communication efficace et un moyen de gagner rapidement en visibilité. C’est pourquoi, jour après jour, les organisations sportives professionnelles font tout leur nécessaire pour augmenter leur communauté. Pourtant, bon nombre d’entre elles négligent encore leur présence en ligne, faute de temps et de ressources. 

5 raisons d’augmenter sa communauté pour un club sportif sur les réseaux sociaux.

En tant qu’association sportive, vous pouvez élargir votre communauté afin de :

  1. Gagner en notoriété

Avoir une communauté plus grande signifie que vous gagnez en notoriété. Ici, on parle de vraie popularité qui dure sur le long terme, et non d’un simple « buzz » qui permet de vous faire connaître de manière éphémère. Avec plus d’internautes sur des plateformes en ligne comme Facebook, Twitter et Instagram… vous pouvez également cibler des gens plus facilement. En effet, vous atteindrez aisément des partenaires ou des clients potentiels, que vous n’auriez jamais pu atteindre avec les médias traditionnels. Mais ce n’est pas tout. Si vous avez une bonne stratégie de communication, votre club pourra même attirer de nouveaux membres et vous pourrez avoir de nouveaux fans venus du monde entier.

  1. Remplir les stades lors d’évènements sportifs

Qui dit notoriété, dit plus de supporters. Lors de vos compétitions sportives, vous n’aurez donc plus de mal à remplir les tribunes voire des stades entiers. Une bonne nouvelle pour votre association, car cela représente une source de revenu très importante.

Toutefois, il ne suffit pas d’avoir une grande communauté pour attirer des spectateurs. Il faut aussi les inciter à venir à vos compétitions et à soutenir votre équipe à travers des photos et des vidéos de vos derniers matchs. Vous pouvez également fidéliser vos fans en lançant des concours pour gagner des places sur les plateformes.

  1. Attirer de nouveaux partenaires et sponsors

Le soutien des sponsors est d’une importance capitale pour les clubs sportifs. Les sponsors représentent environ 50 % de leurs revenus mensuels. Il est donc indispensable d’augmenter sa communauté sur les réseaux. Grâce à la popularité que vous en tirerez, vous n’aurez aucun mal à trouver de nouveaux partenaires. Il vous suffit de soigner votre image digitale (nombre de likes et d’abonnés, partage de contenus réguliers). Les partenaires vous contacteront ensuite pour des propositions de sponsoring. Sinon, vous pouvez aussi lancer des appels d’offres via votre page auprès des membres de votre communauté et décrocher un contrat.

  1. Augmenter les ventes de produits du club

Il peut arriver que votre club vende aux supporters des produits officiels (goodies, maillots…) dans le but de booster vos revenus mensuels. Grâce à votre communauté, vous pouvez aussi augmenter le chiffre d’affaires de votre organisation sportive, car plus elle est grande, plus la demande sera importante. De plus, avec la vente en ligne, vous pouvez vendre partout dans le monde et non dans une zone géographique limitée.

  1. Trouver les meilleurs salariés

En plus des joueurs, les clubs sportifs professionnels ou amateurs sont aussi composés de salariés qui travaillent au quotidien (entraîneurs, coachs sportifs, services administratifs…). Pour faire avancer les activités du club, il se peut que vous cherchiez à recruter les meilleurs salariés. Heureusement, votre fidèle communauté est là pour vous aider à embaucher. Il vous suffit de chercher parmi vos abonnés les candidats potentiels et de les recruter.

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Sponsoring et parrainage

L’importance d’une activation dans le sponsoring sportif

Sponsoring, Stratégie marketing

Vous souhaitez cibler de nouveaux profils de consommateurs ? Réalisez une campagne d’activation de sponsoring sportif ! Il s’agit d’un outil marketing efficace pour marquer les esprits avec votre marque. Bien utilisé, il peut être d’une efficacité redoutable. Découvrez dans cet article, les véritables portées de l’activation du parrainage sur votre entreprise. 

Activation de sponsoring sportif : de quoi s’agit-il vraiment ?

L’activation du sponsoring sportif est une méthode utilisée par une entreprise pour promouvoir sa marque grâce à l’utilisation de stratégies publicitaires bien réfléchies dans le cadre d’événements sportifs comme les compétitions internationales, les tournois nationaux, etc. 

Elle se caractérise par la mise en avant de l’identité de la marque de l’entreprise, c’est-à-dire, le sponsor. Ce dernier souligne sa présence par le biais des supports publicitaires pertinents et attrayants comportant son logo et/ou son slogan. Toutes les retombées associées à cette promotion vont tout droit à l’entreprise. Pour la réussite de l’activation du sponsoring sportif, il est essentiel de mettre en place une stratégie marketing globale efficace et bien définie.

Le parrainage n’aura de bénéfice pour l’entreprise que si les cibles savent qu’il est question de sponsoring. Aussi, la sensibilisation des cibles est primordiale. Ce sont les organisateurs de l’événement sponsorisé qui gèrent la campagne d’activation du sponsoring. Dans la plupart des contrats de parrainage, il est clairement souligné que les organisateurs du parrainage doivent déployer tous les moyens pour faire la promotion de l’entreprise sponsor. En cas de manquement à cette obligation, l’entreprise est en droit de retirer son soutien. 

Il est à noter que le sponsor en question peut ne rien à voir avec l’univers du sport. À titre d’exemple, une marque de cosmétiques pour femmes peut soutenir une compétition de volley. L’activation de parrainage sportif est donc avant tout une question de partenariat. 

Pourquoi faire une activation de sponsoring sportif ? 

Au vu des avantages que représente l’activation du parrainage sportif, il paraît logique que de plus en plus d’entreprises de différentes tailles, utilisent cet outil de marketing. Voici de quoi il en retourne : 

Optimiser l’image de marque

L’activation du parrainage permet à l’annonceur de se faire connaître ou d’augmenter la notoriété de sa marque. En étant associée à une équipe sportive ou à un athlète qui véhicule un message positif avec ses préceptes, l’entreprise sponsor se valorise par la même occasion. Ceci permet de créer une meilleure proximité avec sa cible.

Profiter d’une meilleure visibilité

Activer les partenariats avec des clubs ou des athlètes et participer aux différents événements sportifs permet au sponsor de bénéficier d’une couverture médiatique optimale. L’entreprise aura alors l’opportunité d’augmenter son influence grâce à la visibilité de son nom, de son logo et de son slogan dans les médias. 

Gagner de nouveaux clients

Le parrainage constitue une opportunité pour une entreprise de faire connaître de nouveaux services ou produits à de nouveaux profils de consommateurs. Ceci peut se faire par le biais d’une promotion directe dans le cadre d’un événement ou par la distribution d’échantillons ou de goodies. 

Bénéficier d’avantages fiscaux

Faire du sponsoring sportif permet à une entreprise de profiter de réductions d’impôts et de récupération de TVA.

 


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Sponsoring sportif

Sponsoring sportif : sur quel sport miser en 2021 ?

Sponsoring, Stratégie marketing

Chaque année, le sponsoring sportif représente un enjeu économique majeur. Cependant, la crise sanitaire liée au covid-19 a bouleversé ce domaine depuis 2020 et jusqu’à maintenant. En effet, les entreprises sponsors rencontrent, elles aussi des problèmes financiers qui peuvent les empêcher de soutenir financièrement leurs sportifs. Malgré de tels changements, le sponsoring sportif demeure un vecteur important pour améliorer la visibilité et l’image d’une entreprise. Il convient seulement de miser sur le bon sport.

Comment choisir le type de sport à sponsoriser ?

La Coupe du monde de football, la NBA et les Jeux olympiques sont les principaux événements sportifs qui attirent le plus de sponsors. D’autres grands événements s’ajoutent à la liste, mais en ces temps de crise sanitaire, certains d’entre eux ont été reportés ou décalés.

Pour vous aider à choisir le sport à sponsoriser, il est préconisé de connaître le calendrier sportif de 2021. En effet, il convient de miser sur des événements sportifs qui auront vraiment lieu. Ainsi, vous ne risquerez pas de perdre de l’argent en misant sur des compétitions qui seront annulées.

Les événements sportifs confirmés pour 2021

  • 23 mai — 6 juin : Roland-Garros (tournoi de tennis). L’année dernière, il a été reporté en septembre 2020. À ce sujet, Rafael Nadal est le champion en titre du tournoi (13 fois).
  • 11 juin : cette date marque le coup d’envoi de l’Euro de foot après une attente d’un an. Il est possible que l’UEFA restreigne le nombre de pays organisateurs selon l’évolution de la situation sanitaire.
  • 12 juin — 12 juillet : la Copa America (Coupe d’Amérique) qui se déroulera en Colombie.
  • 26 juin — 18 juillet : Tour de France (cyclisme), dont le départ se fera à Brest.
  • 28 juin — 11 juillet : tournoi de Wimbledon (tournoi de tennis).
  • 23 juillet : ouverture des Jeux Olympiques d’été de Tokyo.
  • 8 août : clôture des JO de Tokyo.
  • 30 août — 12 septembre : l’US Open (tournoi de tennis).
  • 18 septembre — 16 octobre : Coupe du monde de rugby féminin en Nouvelle-Zélande.
  • 24 septembre — 26 septembre : Ryder Cup (golf) à Whistling Straits (Wisconsin).

Les différentes sortes sponsoring

Dans le contexte actuel, il est conseillé de bien définir votre stratégie marketing et de faire le bon choix sur le type de sponsoring à accorder à un club ou à un athlète. En fonction du sport choisi, de votre budget et de vos besoins, vous pourrez choisir entre quatre types de sponsoring. 

Le premier n’est autre que le sponsoring financier. À ce sujet, le sponsor octroie certaines sommes pour contribuer au développement du sponsorisé. Le sponsoring financier peut prendre la forme de subventions ou de dons.

On distingue aussi le sponsoring en nature où l’on offre au sponsorisé des services, des marchandises ou du matériel.

Le sponsoring peut être également de type technologique. Dans ce cas, le sponsor fait profiter au sponsorisé de son expertise et son savoir-faire technologiques.

On note aussi le sponsoring de compétences au cours duquel le sponsor propose les compétences salariales de sa société pour contribuer au développement du club sportif ou du sportif. 


 

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Site web de son club

Que mettre sur le site internet de son club ?

Gestion de club, Stratégie marketing

De nos jours, presque toutes les entités, y compris les clubs de sport, disposent de leur propre site internet. Telle une vitrine pour votre club, le site vous permettra de vous faire connaître et d’augmenter le nombre de vos adhérents. Peu importe votre domaine (athlétisme, football, basket-ball…), il convient de savoir structurer votre site pour assurer la mise en valeur de votre club. Un site bien conçu sera tout à fait à votre avantage, puisque vous pourrez y démontrer le professionnalisme de votre club.

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L’importance de créer un site pour votre club

Le secteur des clubs de sport ne cesse d’évoluer et de se développer. Il convient alors de se faire connaître et de se démarquer des autres clubs sportifs. C’est pour cette raison que créer un site pour son club de sport est devenu incontournable.

Le principal objectif est de présenter votre club et les avantages que vous offrez aux adhérents et collaborateurs. Pensez également à mettre en avant vos équipes et les différents sports pratiqués.

Un site internet revient également à avoir un moyen de communication rapide et efficace. Vous pourrez l’utiliser pour mettre en avant les événements à venir ou proposer toutes sortes de services à vos clients. N’hésitez pas également à y partager les photos de votre équipe, de vos coupes ou autres événements qui ont marqué votre club. 

En outre, vous pourrez mettre à la disposition des clients des documents à télécharger, tels que les documents d’inscription, les fiches des entraînements et bien d’autres ressources.

Bien structurer votre site

Un site bien structuré se base sur un contenu pertinent et un design épuré et attrayant. Sur la page d’accueil, pensez à mettre en valeur ces informations :

  • Historique du club
  • Présentation de votre équipe
  • Localisation
  • Informations pratiques (horaires d’entraînements, tarifs…)

Dans d’autres sections du site, vous pourrez intégrer :

  • Un agenda de votre programme
  • Les règles de votre club de sport
  • Une galerie photo présentant vos activités et vos événements passés
  • Une page de contact
  • Une page d’inscription à votre newsletter

En matière de design, n’hésitez pas à utiliser des outils qui vous permettent de travailler chaque détail de votre site. De tels outils vous permettent de travailler différents éléments graphiques, comme les formes, les boutons, les icônes, les illustrations, les bandes et beaucoup d’autres encore. 

Par ailleurs, vous pourrez choisir de personnaliser la typographie, le fond des pages, l’apparence des menus et autres détails concernant votre site.

Faites vivre votre site

En plus de présenter les différents aspects de votre club, votre site internet peut également servir de bannière publicitaire pour vos différents sponsors. Il en va de même pour d’autres entités qui souhaitent collaborer avec vous.

Vous devez également savoir que votre site peut aussi vous servir de boutique en ligne. En effet, c’est un excellent moyen pour développer votre activité en vous lançant dans l’e-commerce. Vous pourrez vendre des maillots, des écharpes ou d’autres articles dérivés à vos adhérents, à vos supporteurs et à vos fans.

 


 

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digitalisation du sport

Quelle est l’importance du digital en période de crise sanitaire pour le sport ?

Covid-19, Gestion de club, Stratégie marketing

De nombreux secteurs se servent de la digitalisation en cette période de crise sanitaire pour pouvoir continuer leurs activités. Le monde du sport ne fait pas exception. En effet, les organisations sportives tiennent à entretenir leurs relations avec les sportifs professionnels ou amateurs ainsi qu’avec leurs communautés sur les réseaux sociaux, malgré les restrictions sanitaires.

Quels avantages de la digitalisation dans le monde du sport ?

La digitalisation renforce l’interaction entre les clubs, les fédérations et les adeptes de sport, mais aussi les internautes. L’adapter en cette période de pandémie apporte de nombreux avantages comme :

L’augmentation de la visibilité

La transition vers le numérique offre aux clubs de sport et aux fédérations sportives une visibilité plus large auprès de l’audience. Tout cela grâce aux sites Web de l’organisation et aux annonces sur les différentes plates-formes comme Facebook, Twitter et Instagram.

L’élargissement de contenu

La technologie a permis la diffusion de nouveaux contenus sur n’importe quel canal (téléphone, tablette ou ordinateur). Les amateurs de sport peuvent maintenant vivre de nouvelles expériences : commenter, regarder les matchs, interagir avec d’autres adeptes en temps réel.

L’accès aux clients plus facile

Vous prenez le contrôle de votre parcours sportif. Les contenus diffusés sont filtrés selon les préférences personnelles. De plus, toutes les procédures d’adhésion, d’abonnement et d’achat se font en ligne, ce qui représente un gain de temps considérable. Les actualités vous sont partagées en temps réel par des « newsletters », et les annonces que vous recevez se déclinent à l’infini selon vos goûts.

L’engagement de nouveaux sponsors

Le marketing digital a évolué du fait que la clientèle est ciblée selon les catégories d’âge, de sexe, d’intérêts personnels… Une stratégie efficace qui génère des acheteurs et qui attire tout particulièrement les sponsors et les partenaires.

Nouvelles sources de revenus

La possession de données sur les membres ou les clients améliore les services déjà existants et permet l’ajout de nouvelles offres. Concevoir de nouvelles stratégies commerciales d’autant plus innovantes les unes que les autres sont dorénavant possibles grâce à la digitalisation. La communication avec les clients est alors facilement entretenue et il est possible de les fidéliser aisément.

Que ce soit selon un point de vue organisationnel ou un point de vue opérationnel, la digitalisation est la nouvelle tendance de l’industrie du sport. Elle représente la solution pour satisfaire les adeptes de sport durant la crise sanitaire.

Comment transiter vers le numérique ou la digitalisation ?

Si vous êtes une entreprise dans le secteur du sport, des étapes sont essentielles pour rendre possible la digitalisation.

Intégrer de nouvelles technologies numériques

De nouvelles technologies numériques sont intégrées dans le processus pour accélérer les tâches en l’occurrence dans les métiers manuels. L’amélioration de la performance des tâches génère plus de revenus au club sportif et aux autres organisations. Face aux coûts d’implantation de ces technologies et à la situation actuelle, le profit perçu n’en est pas moindre.

Former les employés

Les employés ont besoin de se former pour utiliser à bon escient les nouvelles technologies numériques. Seule l’acquisition des compétences adéquates fera ressortir les avantages proposés par la digitalisation.

Prédire les tendances générales des consommateurs

Les données obtenues sur les amateurs ou les professionnels de sport servent dans les analyses commerciales et marketing des clubs et des fédérations. Elles en déduisent une tendance commune de consommation. Moyennant quoi, il est devenu plus facile de déterminer vers quel service ou vers quel produit le client est attiré et, d’orienter les activités du club ou de l’association.


 

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Mickaël Cordier

Interview de Mickaël Cordier – Grand Besançon Doubs Handball

Handball, Interviews, Stratégie marketing

Pour ce onzième épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Mickaël Cordier, responsable partenaires, communication et marketing au Grand Besançon Doubs Handball.

Découvrez l’interview de Mickaël Cordier

KINIC SPORT : Bonjour Mickaël CORDIER.

Mickaël Cordier : Bonjour.

KINIC SPORT : Alors, est-ce que vous pouvez vous présenter vous personnellement, et quel est votre parcours professionnel pour en être arrivé où vous en êtes aujourd’hui ?

Mickaël Cordier : Alors, déjà merci à vous de me donner la parole au sein de votre podcast. Alors moi, je suis Mickaël CORDIER, responsable commercial et communication du GBDH Handball, le Grand Besançon Doubs Handball depuis maintenant 6 saisons. J’ai un parcours assez classique. Après un BAC ES, j’ai fait une licence STAPS à Besançon en Management du Sport et après, je suis partie dans un cursus un peu particulier du côté de Lyon, où j’ai fait un Master de Management des clubs professionnels. Donc, à la suite de ce master, on a eu un stage de fin d’étude à effectuer, et après ce stage, j’ai trouvé un stage au club de Besançon de Hand, et puis, ça s’est super bien passé pendant mes 6 mois au club et ils m’ont proposé d’abord un poste d’assistant commercial, puis un poste de commercial, et maintenant, de responsable communication commerciale, et voilà.

KINIC SPORT : Alors, est-ce que vous pouvez nous présenter un peu votre structure, le Grand Besançon Handball qui évolue en Pro Ligue ?

Mickaël Cordier : C’est ça, on est un club masculin de Handball qui évolue dans le second échelon du handball français qui s’appelle la Pro ligue. Au-dessus, c’est la Lidl Star Ligue qui a un naming, donc la première division de hand où on retrouve justement les gros clubs comme Paris, Montpellier et autres. Nous, on est un club historique de Pro Ligue. Cette année justement, on fête les 50 ans du club, on a été créé en 1970. Cette année, c’est une année un peu particulière pour nous puisqu’on a décidé de faire un gros coup de communication en utilisant les premières couleurs donc on a changé notre charte graphique et autres. Pour fêter cet anniversaire, dans une année particulière sans notre public, on a misé vraiment sur les 50 ans du club. On est un club qui a environ 300 licenciés, soit 17 équipes jeunes dans notre secteur amateur qui pour le moment bien sûr au vu des conditions, s’entrainent en extérieur. On a une équipe professionnelle qui compte aujourd’hui 13 joueurs professionnels plus 3 semi-professionnels donc on a un groupe assez étoffé de 16 joueurs. A côté de ça bien entendu, comme toutes les équipes professionnelles, on a un entraineur, des préparateurs physiques, des kinés, des médecins. Et moi, dans la structure un peu plus administrative, on est aujourd’hui 4 salariés dont je suis le responsable, voilà.

KINIC SPORT : Alors, que représente la part des partenaires, sans donner de chiffres, mais à peu près, est-ce que vous avez le pourcentage de la part des partenariats privés dans votre budget ?

Mickaël Cordier : Oui, bien sûr. Aujourd’hui, la part de nos partenariats privés. On a environ 110 partenaires privés au sein du club, de tous les montants possibles, que ce soit sur du mécénat, sur du sponsoring privé ou de l’échange de services. Aujourd’hui, on est environ à 40% sur notre budget de partenariats privés.

KINIC SPORT : C’est à peu près dans la moyenne des clubs de Pro Ligue ?

Mickaël Cordier : C’est dans la moyenne des clubs de Pro Ligue, oui, effectivement. Alors, bien entendu, le but est de tendre vers un modèle économique via un partenariat privé qui s’approche des 60/70% comme peuvent l’être beaucoup de clubs dans les autres sports. Après, à voir que la différence des autres sports comme un club de foot, c’est une grande majorité de droits télé, et après, du sponsoring privé. Nous dans le handball, c’est encore quand même pas mal subventionné par les collectivités. Nous, on a la chance d’être encore bien suivi par nos collectivités et en plus, on a à disposition un superbe outil qui est le palais des sports de Besançon, une salle de 3000 places qui est aujourd’hui la 3ème salle de Pro Ligue. Donc oui, il y a encore une grosse part de subvention mais le but est de tendre vers ce modèle économique avec des partenariats privés. Alors, bien entendu, je pense qu’on y reviendra plus longuement avec vos questions, mais c’est vrai que c’est une année particulière au niveau des partenaires où il a fallu trouver plusieurs stratagèmes pour pouvoir toujours continuer à garder le contact avec eux, compte tenu vous l’aurez compris, du huis-clos, où s’est compliqué, on ne peut recevoir personne et on a dû mettre en place plusieurs dispositifs. A savoir qu’en plus de la deuxième division de hand, il y a pleins de droits TV. Autant la première division, on est sur Bein Sport. Autant sur la deuxième division, on a dû tous trouver des solutions afin de retransmettre nos matchs donc oui, ça a été sympathique, mais aujourd’hui, si on revient par rapport à votre première question, il est vrai que le but est de s’étendre, en tout cas notre prospection commerciale est d’essayer de tendre vers un modèle économique avec plus de partenariats privés.

KINIC SPORT : Alors, vous l’avez dit, vous avez à peu près 110 partenaires. Quels types de partenaires vous avez à l’heure actuelle, plutôt des partenaires d’envergure nationale ? Plutôt d’envergure régionale, départementale ?

Mickaël Cordier : On va avoir essentiellement des structures locales basées sur Besançon et ses alentours. On a quelques partenaires nationaux qui sont des anciennes nationales avec qui on gère en direct, mais ce sont généralement, soit les agences par exemple pour les banques qui gèrent en direct sur Besançon ou alors par exemple également les structures automobiles, là ce sont peut-être des marques nationales mais derrière ce sont les agences sur Besançon avec qui on traite. Mais oui, c’est essentiellement sur du local. C’est très difficile aujourd’hui de toucher du national par rapport à notre sport qui est le handball. On ne va pas se mentir, le handball est un sport qui pousse et qui grandit petit à petit avec les titres nationaux, avec les équipes de France que ce soit masculines ou féminines, mais ça reste un sport qui est un peu moins médiatique et un peu moins visible par rapport à du football, du basket ou du rugby.

KINIC SPORT : Mais sur la ville de Besançon, on en parlait en préparant cet interview, les deux seuls clubs de haut niveau professionnel de la ville sont des clubs de handball. Donc par contre, il y a une culture handball sur Besançon ?

Mickaël Cordier : Effectivement, le sport historique à Besançon est le hand, de part déjà ces deux clubs. Donc, il y a un premier club féminin qui évolue en première division féminine, et nous, un club masculin qui évolue au deuxième niveau, en sachant que sur les 50 ans d’existence du club, on a évolué 41 saisons en deuxième division donc on est vraiment un club historique de seconde division. Après les autres sports en termes de concurrence, c’est vrai que c’est un peu plus compliqué pour les autres sports depuis quelques saisons. Fut un temps à Besançon où le niveau était très intéressant. Le foot est aujourd’hui au niveau CFA2 il me semble donc N3 au niveau amateur alors que c’était un club de Ligue 2 au début des années 2000. Il y a eu un club de basket aussi qui été en première division dans les années 2000 et qui aujourd’hui a mis la clé sous la porte. Il y a une autre équipe qui s’est construite et qui joue aujourd’hui en N1, en 3ème Ce n’est toujours pas du sport professionnel, c’est plus un niveau semi-pro. Donc oui effectivement, en termes de concurrence dans les autres sports, il y a très peu de clubs. Par contre, il y a une vraie culture handball de par les investissements sur des structures comme le Pool, la Ligue, nos deux clubs de Besançon. Aujourd’hui, les deux clubs se partagent le Palais des Sports de Besançon et uniquement handball, donc on a la chance d’avoir un très bel outil. Et oui on est vraiment les deux clubs aujourd’hui de la région, au niveau de Besançon pardon, à être professionnels. Dans la région par contre, il y a un autre club, c’est le FC Sochaux Montbéliard au foot, qui joue en Ligue 2 et qui est à ¾ d’heure de route de Besançon.

KINIC SPORT : Alors, le fait d’avoir entre guillemets le monopole sur une ville comme Besançon, j’imagine que vous, quand vous faites votre prospection, vous n’avez pas forcément besoin de présenter le club ? J’imagine que les médias locaux doivent largement vous couvrir ? Au niveau notoriété, est-ce qu’il reste encore beaucoup à faire ou au contraire vous avez une notoriété suffisante sur votre bassin en tout cas et que du coup, vous avez besoin d’aller prospecter de plus en plus loin ?

Mickaël Cordier : Alors, on va dire qu’on n’est jamais à sec. Il est vrai qu’effectivement on nous connait. On a la chance d’être bien suivi par les médias locaux, que ce soit la radio ou la presse écrite. Par contre, il faut savoir que le club féminin et le club masculin, ont été un temps ensemble. Les deux clubs, entre guillemets, ont fait une scission entre le masculin et le féminin au début des années 90, en 1992. Et depuis, il y a toujours ce manque de visibilité pour certains où ils pensent qu’on est encore le même club ou du moins, on est le handball. Donc, est-ce que je vais suivre le club féminin, le club masculin, donc des fois les deux noms peuvent être un peu mélangés etc. Donc, il y a un petit manque de visibilité par rapport à ça. Mais oui en tout cas, on nous connait et l’objectif et ça vous l’avez bien compris, je pense que c’est pas mal pour tous les clubs, on va dire que nos deux clubs, on arrive à se partager le plus gros du tissu local sur Besançon. Mais l’objectif, c’est d’aller chercher un peu plus loin, on commence un peu. J’ai rentré dernièrement 2 à 3 partenaires sur Dijon, qui sont à 1 heure de route de Besançon. Et sinon, on essaie de se rendre aussi dans le Haut Doubs à Pontarlier, c’est une ville assez dynamique de par sa proximité avec la Suisse. On le sait, il y a beaucoup de frontaliers dans cette zone-là par rapport à notre région. Beaucoup de gens vont travailler en Suisse où entre guillemets, le travail est aussi au niveau salaire et autres, bien plus intéressant que la France. Donc ces frontaliers, ces sociétés-là, on arrive à les toucher un peu plus et maintenant on arrive à avoir 5 ou 6 partenaires de Pontarlier qui est à ¾ d’heure, 1 heure de route de Besançon. Donc oui, on essaie entre guillemets, d’aller chercher un peu plus loin et de prospecter un peu plus, parce qu’il faut aussi qu’on essaie de grandir bien entendu. Et on essaie depuis peu là, c’est vraiment une saison particulière, on en discute avec cette pandémie mondiale, c’est vrai qu’on essaie de toucher un peu plus des boites nationales, donc essayer d’avoir des grandes marques, des grands groupes qui n’ont pas forcément d’attaches locales mais qui peuvent être intéressés par du sponsoring vraiment visible sur Besançon parce qu’à la base, quand on touche un tissu local, c’est une visibilité locale. C’est-à-dire qu’on veut venir aux matchs pour inviter des clients mais la visibilité est un peu moindre et c’est vraiment du tissu local. Alors que là, les entreprises du fait de la diffusion de tous les matchs maintenant sur les réseaux sociaux et autres de tous les clubs, ça commence à les intéresser un petit peu, ils n’ont pas forcément envie de venir voir les matchs en direct ou d’assister aux hospitalités après match et autres, mais maintenant, vu qu’il y a une visibilité pus grande, on commence à toucher quelques boites nationales avec des discussions pour les saisons futures.

KINIC SPORT : Alors, 110 partenaires essentiellement sur Besançon. Quand vous faites votre prospection sur Besançon, est-ce que vous avez créé des offres pour élargir et toucher plus d’entreprises parce que j’imagine que sur Besançon vous avez du énormément prospecter et donc comment aller toucher ceux que vous n’avez pas réussi à toucher, je pense principalement sur votre ville de Besançon où vous avez une notoriété qui est quand même assez forte ? Est-ce que vous adaptez vos offres justement spécifiquement à des types d’entreprises que vous n’auriez pas encore dans votre portefeuille ? D’un extrême à l’autre,  est-ce que vous proposez des offres adaptées à des entreprises plus petites qui se disait bah non, le Grand Besançon Handball ce n’est pas pour nous, on est trop petit, c’est un club intouchable pour nous ? Et au contraire, est-ce qu’il y a des grosses entreprises sur Besançon que vous essayez justement d’avoir ?

Mickaël Cordier : Alors oui, nous on travaille et on markete toutes les offres commerciales à plusieurs niveaux, qui peuvent s’adresser aux TPE, aux petites entreprises, aux PME et aux boites nationales bien entendu. Donc, tout ça s’est marketé. Par contre, là où on jouait et ça, il faut toujours tirer du positif par rapport à ce qu’il se passe en ce moment autour de nous. Avec cette crise sanitaire. On avait une force chez nous, c’était vraiment notre vie, voilà. C’était vraiment notre hospitalité après match où on avait 300 à 350 personnes les soirs de matchs après les rencontres où là on avait vraiment du monde, on avait un grand salon VIP où les entreprises, c’était des plaques tournantes avec des présentations d’entreprises, où on avait vraiment quelque chose de sympathique avec traiteur, repas chaud, repas froid, café etc. Et c’était vraiment notre force, donc c’était devenu un rendez-vous. Le vendredi soir, on va au GBH parce qu’il y a vraiment un VIP sympa, avec toujours un groupe de musique et autres. C’était vraiment notre force les soirs de match. Par contre, là où on a dû évoluer parce que c’est quand même une saison particulière, c’est qu’est-ce qu’on peut proposer aujourd’hui à nos partenaires ? Il a fallu mettre tout un réseau en place pour que les partenaires continuent à avoir leur visibilité, de par la diffusion des matchs, mais aussi, continuer à pouvoir faire du business avec d’autres partenaires. Parce que la proximité et les rencontres c’est bien sûr la base des échanges. Donc, on a mis une multitude de choses en place qui existaient déjà pour la plupart donc, une plaquette, un trombinoscope, un annuaire que chaque partenaire a reçu par mail ou par courrier. On a mis une application également en place. Chaque partenaire peut aujourd’hui rentrer ses coordonnées dans une application et pouvoir prospecter, pourvoir proposer des offres, pouvoir parler en privé via une application partenaire. Donc là aussi, c’est quelque chose qui a bien pris à l’intérieur de nos partenaires. Et pour rentrer un peu plus sur le sujet par rapport à votre question, par rapport à une toute petite entreprise qui souhaite venir nous rejoindre, on peut répondre à toutes ces demandes. Aujourd’hui, ce sera de venir sur 1 ou 2 matchs lorsque l’on pourra accueillir du public, pouvoir être partenaire du match, parrain du match, avoir un gros coup de communication, voir les joueurs, pouvoir communiquer avec les partenaires, pas seulement les soirs de match. On peut leur proposer de faire de la communication à l’ensemble de nos licenciés, l’ensemble de nos partenaires. Il ne faut pas oublier également les licenciés qui sont également une force. Aujourd’hui, je prends l’exemple d’une auto-école, elle va prospecter sur l’ensemble de nos moins de 18. On a 60 à 65 de moins de 18, ils vont leur faire une offre et aujourd’hui ces partenaires-là, ils ne cherchent peut-être pas forcément les résultats de l’équipe professionnelle, ce ne sont pas forcément des grosses structures mais par contre, on a un partenariat, parce qu’ils savent que derrière, ils peuvent toucher 65 à70 des moins de 18 de Besançon, et leur proposer des offres pour passer le permis ou le code, donc ça, ce sont des choses qui peuvent être intéressantes. Après, pour les grosses entreprises, là on est sur des montants qui sont totalement différents et sur des prestations qui peuvent être différentes, donc là, on rentre vraiment sur de la communication un peu plus forcée, visible. Donc ça peut être, sur tous les réseaux sociaux, donc là, on voit souvent le logo du club sur les réseaux sociaux de par nos annonces de matchs, en tant que parrains du match, on est visible sur le maillot également, on est visible sur des offres, des concours, votre partenaire vous offre et là, ça nous permet de récupérer de la data pour redonner à nos partenaires. On fait un jeu concours et je pense qu’on n’est pas les seuls. On demande aux gens de s’inscrire avec une adresse mail, ça nous permet de récupérer de la data et de donner le fichier client aux partenaires. Et tout ça, bien entendu, en respectant les lois. Donc, c’est une multitude de choses. Il a fallu évoluer par rapport à ce qui nous entoure en ce moment. Je vous l’ai dit, avant, on pouvait un petit peu se reposer sur notre VIP, on avait beaucoup de monde et ça se passait très bien mais il a fallu aujourd’hui essayer de proposer de nouvelles choses au vue de la situation, via les annonces de match. Aujourd’hui, on a des parrains de match pour les retransmissions avec des logos qui passent tous le temps pendant les retransmissions et autres, ce sont des choses qu’on ne connaissait pas du tout. Nous aujourd’hui la diffusion, il a fallu s’adapter. Récemment, on a lancé des séries webinaires. Ça ce sont des choses aussi que les partenaires n’avaient pas auparavant. On a fait un webinaire avec une personnalité du sport connu qui est Marc Madiot, qui est le manager général de l’équipe Groupama FDJ au niveau du cyclisme. Il va y en avoir une autre prochainement avec une autre personnalité du sport. On propose à nos partenaires aussi des formations, ce sont des choses qu’on ne faisait pas avant, on essaie de se poser sur la formation. On va faire une formation e-réputation sur LinkedIn, comment gérer ou créer son réseau LinkedIn pour un partenaire, pour être bien visible. Voilà, ce sont des multitudes de choses, il faut être imaginatif et pouvoir proposer de la valeur ajoutée aux partenaires, et c’est aussi le nerf de la guerre bien entendu, proposer des choses à nos partenaires pour dire que la saison prochaine, ils continuent de nous soutenir en espérant qu’ils puissent venir de nouveau au Palais des Sports.

KINIC SPORT : Du coup, il y a quand même des choses de cette crise que vous allez pouvoir continuer à garder et mettre en place même quand ça reviendra à la normale le plus tôt possible, on espère tous évidemment ?

Mickaël Cordier : Exactement, c’est vrai que vous m’auriez dit il y a un an et demi qu’on allait lancer des sortes de webinaires où on allait avoir une personnalité publique connue spécialement en visio pour les partenaires, où on poserait des questions sur le management et autres. Si on m’avait dit que demain, on allait être animateur de journée ou de soirée sur des formations sur les réseaux sociaux, sur comment développer son activité économique ou son démarchage d’entreprises. Tout ça, je vous aurais dit il y a 1 an et demi, oui c’est une bonne idée mais on n’a peut-être pas le temps de le faire, ce n’est pas ce que demande le public parce que nous, notre force c’était vraiment les soirs de match, la visibilité, les résultats, mais aujourd’hui, on a dû s’adapter donc je pense que tout ça, on va le garder effectivement. Ce sont des projets, l’application mobile, les webinaires, tout ça, on va continuer, c’est même sûr, je peux l’assurer. Ce sont des choses que l’on va continuer aujourd’hui et faire perdurer dans le temps parce que ça marche, ça plait et puis, je pense que vous-même, vous avez bien dû voir qu’aujourd’hui énormément de réunions sont en train de se faire en visio et autres, et bah, même quand c’était un peu réouvert, qu’on pouvait de nouveau rencontrer des gens, par simplicité et par gain de temps, maintenant, on fait beaucoup par visio, donc c’est vrai que ça plait. Mais tout en espérant bien sûr rajouter 4 ou 5 soirées dans l’année, comme on faisait auparavant avec nos soirées partenaires, nos soirées où on faisait toujours 2 ou 3 soirées vraiment sympathiques, ça, on espère pouvoir le faire prochainement.

KINIC SPORT : Et est-ce que le but aussi c’est d’approcher d’autres partenaires, des nouveaux, parce qu’on sait que le but c’est d’avoir toujours plus de partenaires ? Donc est-ce que ça aussi, ça fera partie des arguments que vous allez pouvoir mettre en avant au moment de prospecter, surtout qu’avec la crise forcément, ça doit être plus difficile de prospecter, d’aller voir les entreprises, alors qu’on commence maintenant à préparer la saison prochaine j’imagine ?

Mickaël Cordier : Alors, on travaille déjà sur la saison prochaine, sur les offres avec ce qu’on peut rajouter aujourd’hui sur tout cet aspect digital bien entendu. Tous les clubs, on en fait une force aujourd’hui. Pouvoir proposer des offres digitales, tout ça, ça va être des points qu’on pourra rajouter sur nos plaquettes commerciales, qui n’existaient pas forcément auparavant. Donc ça, c’est déjà un point. Après, où ça va être le nerf de la guerre, c’est trouver des nouveaux partenaires. Alors, leur proposer aujourd’hui ce qui a été mis en place cette saison pour montrer qu’on n’a pas été inactif, pour montrer que voilà, on a un gros réseau. Effectivement, il va falloir le faire, et il va falloir essayer de trouver des solutions pour trouver des nouveaux partenaires. Mais c’est vrai que moi aujourd’hui en tant que responsable commercial du club, mon objectif c’est déjà de garder les partenaires qui sont présents. Sur mes 110 partenaires, le but, c’est déjà d’en perdre le moins possible parce que certains ont été touchés par la crise et ça, je l’entends. Encore là, on a des partenaires qui sont moins essentiels, qui ont fermé de nouveau pendant un mois. C’est déjà se concentrer sur ces 110 partenaires là, essayer de les conserver. Les nouveaux, il va falloir essayer d’en trouver, donc là, c’est toujours du réseautage, c’est toujours proposer des choses et c’est là qu’on espère justement par nos activités LinkedIn, notre page LinkedIn sur le club en proposant des nouveaux webinaires où là on va essayer de trouver des prospects mais on sait que ça va être compliqué en tout cas sur du local, c’est pour ça que la transition avec les boites nationales ou un peu plus loin, est bien trouvé. On sait que sur du local, ça va être beaucoup plus compliqué de trouver des nouveaux partenaires aujourd’hui parce que beaucoup d’entreprises ont souffert de cette crise et ça va être compliqué, et je pense que vous êtes bien placé pour le savoir parce que vous vous intéressé au monde du business et du sport. Les premières coupes au sein d’une entreprise dans des budgets, ce sont les partenariats sportifs, surtout dans les entreprises locales, donc c’est pour ça qu’il faut qu’on arrive aujourd’hui à trouver des boites nationales qui sont susceptibles de pouvoir continuer à nous suivre. Ça peut aussi être des opportunités pour elle. Elle peut se dire bah voilà, c’est une année un peu compliquée pour pas mal de clubs, nous on a réussi à gérer la crise plutôt correctement et on peut s’investir et pouvoir s’afficher sur des maillots ou autres dans la salle via des stickers et autres donc oui, c’est compliqué. Pour répondre et faire un petit résumé de ma réponse, mon objectif c’est déjà de conserver les 110 partenaires qui sont là parce qu’ils nous ont suivi cette saison alors que déjà l’année dernière, ils ont manqué une partie de la saison parce qu’on a coupé de mars à juin. Ils ont quand même continué de nous suivre et ces gens-là, ils vont continuer de nous suivre encore cette saison en payant leurs cotisations alors qu’ils ne sont pas venus voir un match, c’est vrai que c’est compliqué. Donc ces gens-là, il va falloir quand même les conserver pour montrer et pour continuer notre politique et notre démarche de dire que vous nous soutenez, bah nous on vous soutiens aussi, parce que bien sûr être partenaire c’est des deux côtés ce n’est pas que nous suivre et d’un autre côté, trouver des nouveaux. Alors, pour trouver des nouveaux, on va essayer de s’appuyer sur tout ce qu’on a mis en place cette saison.

KINIC SPORT : Alors, d’un point de vue technique, est-ce que vous séparez vraiment l’aspect visibilité, c’est-à-dire communication pure, panneautique etc. et relations publiques, vous le disiez notamment le salon VIP, places VIP etc. ou est-ce que vous englobez tout dans des offres ? Comment est-ce que vous travaillez ? Est-ce que justement cette crise, elle va vous inciter à plus séparer, parce que du coup la partie relations publiques tel qu’on l’entend, elle a un petit peu disparu par la force des choses ? Donc comment justement vous appliquez vous cette politique là au niveau marketing ?

Mickaël Cordier : Pour donner notre politique marketing et commerciale, nous, on travaillait sur vraiment trois aspects. On travaillait sur une partie hospitalité et relations publiques, nos VIP, nos soirées et autres. Une partie communication visibilité, les maillots, les panneautiques, les réseaux sociaux, communications interne/ externe et autres. Et une partie comités d’entreprises, sachant qu’on a des sociétés qui sont assez conséquentes où là on peut travailler sur des CE, sur des invitations etc. Bien entendu, cette partie comités d’entreprises, elle n’a pas eu lieu, et elle sera compliquée à ravoir pour les saisons prochaines. Cette partie hospitalité publique, elle n’a pas eu lieu, ni non plus, cette partie communication visibilité. Donc déjà, on avait quand même 3 sous-parties dans nos offres commerciales. J’ai rajouté dernièrement une partie digitale qui va prendre de plus en plus d’ampleur. On avait quand même quelques offres au sein du club, on avait quand même des prestations communication qui venaient se rajouter dans des packs avec des prestations hospitalités. Je pense qu’on a 17 loges au bord du terrain à Besançon. Ces 17 loges, ce sont 6 places les soirs de matchs en dehors de nos soirées VIP et on avait quand même de la communication parce qu’on avait la panneautique les soirs de matchs. Donc là oui, il y a quand même des offres qui sont un peu cumulables mais sinon, non, on avait quand même deux offres différentes entre hospitalité et communication. Pourquoi ? Parce que de plus en plus d’entreprises aujourd’hui viennent vous voir et vous disent, moi ce qui m’intéresse, c’est de venir aux matchs. Pourquoi venir aux matchs ? Pour inviter des clients, pour en faire bénéficier mes salariés, pour les motiver, pour créer de la cohésion, ou alors pour moi, profiter personnellement, et me détendre les soirs de matchs. Et d’un autre côté, vous allez avoir des entreprises qui vont vous dire, moi, le résultat, venir aux matchs, ça ne m’intéresse pas. Moi, ce que je veux, c’est qu’on soit visible et qu’on garde une communication dans le sport, entre guillemets, phare de la région, le sport phare de la ville. Donc là, c’est une entreprise un peu plus nationale normalement. Donc c’est pour ça qu’on a bien différencié les deux parce que de plus en plus, quand vous arrivez dans le monde professionnel autant que dans le sport amateur bah c’est vrai que généralement le partenaire, il va nous donner 500 ou 1000 euros, il va avoir son panneau au bord du terrain et puis il va être invité à toute les soirées et puis, il aura son logo sur le site internet et autres. C’est un peu différent aujourd’hui. Le partenaire, il sait déjà ce qu’il veut. Le meilleur levier commercial reste quand même la venue les soirs de matchs et de plus en plus maintenant, c’est de trouver des solutions avec le digital et proposer aux partenaires de la communication et de la visibilité. Donc oui, ça c’est le futur bien entendu. Mais déjà de base, on avait quand même anticipé cette fissure entre le VIP et la communication.

KINIC SPORT : Et bien merci Mickael CORDIER d’avoir accepté de répondre à nos questions. Donc je rappelle vous êtes responsable commercial et communication du Grand Besançon Handball c’est ça ?

Mickaël Cordier : Du Grand Besançon Doubs Handball, le GBDH effectivement. Merci à vous de m’avoir reçu.

KINIC SPORT : Pas de soucis et puis bonne continuation au club de Besançon en Proligue de handball. Merci.

Mickaël Cordier : Merci à vous, bonne continuation également, à bientôt.

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Carolyne Sturtzer du Fenix Toulouse Handball

Interview de Carolyne Sturtzer – Fenix Toulouse Handball

Handball, Interviews, Stratégie marketing

Pour ce neuvième épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Carolyne Sturtzer, responsable de la communication, du marketing et des relations presse du Fenix Toulouse Handball.

Découvrez l’interview de Carolyne Sturtzer

KINIC SPORT : Bonjour Carolyne.

CAROLYNE STURTZER : Bonjour, merci de m’accueillir aujourd’hui pour votre podcast.

KINIC SPORT : Alors déjà, est-ce que vous pouvez vous présenter vous personnellement, et quel est votre parcours professionnel pour en être arrivé où vous en êtes aujourd’hui ?

CAROLYNE STURTZER : Oui bien sur, alors moi, aujourd’hui, je suis responsable communication marketing du Fenix Toulouse Handball. Je suis arrivée il y a quelques mois, en Aout 2020 au sein du club, et avant d’arriver au club du Fenix j’ai été, on va dire, dans le domaine orienté plutôt automobile. Donc j’ai fait quelques années dans l’automobile que ce soit chez des concessionnaires ou plutôt des prestataires de services pour des concessionnaires. J’ai également travaillé dans une structure évènementielle autour de l’automobile. J’ai tout simplement fait un master pour en arriver là. C’est un master que j’ai fait en alternance, toujours dans les domaines de la communication et du marketing.

KINIC SPORT : Alors, est-ce que vous pouvez nous présenter la structure pour laquelle vous travaillez, donc les Fenix de Toulouse Handball ?

CAROLYNE STURTZER : Oui. Le Fenix Toulouse Handball, c’est aujourd’hui un club de hand professionnel qui joue en Lidl Starligue qui équivaut à la D1 au niveau national au niveau des autres sports. C’est un club qui est classé à ce niveau là depuis 26 ans aujourd’hui, donc un club historique dans ce sport. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, j’ai été recruté pour toute la partie communication du club avec de l’évènementiel, pour donner de la cohérence au projet que nous portons et que nous allons continuer à porter dans les prochains jours.

KINIC SPORT : Alors justement, quelles sont vos missions principales au sein de votre club ?

CAROLYNE STURTZER : Ma plus grosse mission, ça va être vraiment de penser, créer et organiser tous les projets de communication du club. Bien évidemment, ces projets de com’ doivent répondre aux objectifs de communication que nous nous sommes fixés en début de saison. Donc, ça va vraiment être une vision globale. Peu importe les sujets sur lesquels on va pouvoir intervenir. Les projets qu’on va vouloir créer peuvent être de mon côté de faire en sorte qu’ils répondent à nos objectifs, qu’il y est une cohérence et de pouvoir en fait impliquer toutes les parties prenantes de notre club dans ces projets-là. C’est-à-dire les parties prenantes ça va être bien évidemment le club. Mais ça va être aussi bien évidemment l’association du Fenix qui s’occupe de la partie jeune. Ça va être également les institutions, ça va être les partenaires, les médias, la presse, donc vraiment faire vivre un petit peu le club dans cet écosystème, que ce soit sur Toulouse, sur le département, sur la région et le faire rayonner au niveau national des fois un peu plus, par exemple là en Europe comme cette année où nous avons joué la coupe d’Europe, ça va être vraiment de donner toute cette cohérence-là, de suivre vraiment réellement tous les projets, de pouvoir les créer en accord et en cohérence avec les objectifs qu’on s’est fixés.

KINIC SPORT : Alors, quels sont les différents supports de communication que vous avez ?

CAROLYNE STURTZER : Alors aujourd’hui, il faut dire que dans la situation dans laquelle on est, on valorise et on favorise parce qu’on ne peut pas vraiment faire autrement, vraiment toute la partie digitale. On va être très présent sur notre site, on va être très présent sur nos différents réseaux sociaux, donc que ce soit du Facebook, de l’Instagram, du Twitter, du LinkedIn également, et dès qu’on le peut, on essaie de faire…voilà, de se retrouver en physique autour soit d’évènements et d’opérations en un peu plus évènementielles, mais qui sont vraiment aujourd’hui, enfin qui répondent comment dire, aux conditions sanitaires et aux gestes barrières et aux distanciations sociales, comme sur l’une des dernières opérations que l’on a fait. On a fait une opération à destination des étudiants avec 2 de nos partenaires qu’on a réalisé 2 fois de suite, avec 15 jours d’intervalle, donc tout ça a été fait bien évidemment avec l’accord de nos institutions, et dans le respect des gestes barrières, et avec les possibilités qu’on a aujourd’hui de pouvoir faire ce genre d’opérations.

KINIC SPORT : Alors, comment vous intégrez vos partenaires dans votre plan de com’ ? J’imagine il y a des partenaires qui viennent à un moment donné dans votre communication ?

CAROLYNE STURTZER : Oui, tout à fait, on essaie vraiment de fonctionner avec eux au quotidien, de les mettre en avan,t donc par exemple, pendant nos matchs ou sur des opérations qui vont être extérieures, qui vont peut-être être en dehors de la partie sportive. On travaille vraiment avec eux main dans la main, notamment cette année et l’année dernière, où c’était un peu particulier, on fait en sorte de garder le lien, de pouvoir monter des projets avec eux, et c’est ce qu’on fait, c’est ce qu’on essaie vraiment de faire au quotidien. Donc, que ce soit de la visibilité au sein de nos structures, que ce soit de la visibilité, du contenu diffusé par exemple pendant nos matchs en direct à travers des supports digitaux, que ce soit organisé un petit peu des opé évènementielles comme je vous ai dit avant, pour pouvoir rayonner avec eux, c’est vraiment tout ce genre de supports. Autant du digital que vraiment du physique, quand on peut le faire bien évidemment.

KINIC SPORT : Au niveau médiatisation, vous êtes plutôt suivi par la presse et diffusé également ?

CAROLYNE STURTZER : Oui, tout à fait. Nous ici sur Toulouse, la Dépêche, voilà le média qui nous suit vraiment de manière récurrente, qui suit le club depuis ses débuts en Lidl Star ligue. Donc on a une réelle relation de confiance avec eux, et après avec les médias peut-être un peu plus spécialisés dans le sport, notamment lorsqu’on va faire des opérations à destination des partenaires ou d’autres publics, on sait qu’ils vont nous suivre, ils vont être ravis de relayer l’information. Il y a quelques temps, nous avons fait une opération de communication communes aux 9 autres clubs toulousains et ça, c’est une opération qui a été relayé par les médias vraiment spécialisés dans le domaine du sport. Donc, j’ai envie de dire, on va être suivi et on va relayer l’information, et après, en fonction des sujets qu’on va mettre en avant, les médias plutôt traditionnels ou les médias plutôt sportifs prendront l’information après qui leur convient. Mais il y a un juste équilibre entre les deux.

KINIC SPORT : Alors, c’est intéressant, est-ce que vous pouvez nous parler de cette opération avec les 9 clubs toulousains, ça consiste en quoi exactement ?

CAROLYNE STURTZER : En interne, au Fenix, on s’était dit qu’en cette période un peu compliquée, ça pouvait être intéressant peut-être de voir le sport, le rayonnement et la communication plus uniquement à travers notre prisme, mais en disant, pourquoi ne pas motiver et solliciter les autres clubs pros sur la région avec qui on est régulièrement en contact, pour pouvoir justement penser une opération commune ? Et l’objectif était de se dire, on ne peut plus recevoir, on a tous les mêmes difficultés dans cette période particulière. On ne peut plus recevoir, on ne peut plus aller à la rencontre non plus des sportifs, donc là, on touche le public, les supporters et sportifs, et je suis rentré en contact avec les différents responsables communication des clubs pros de Toulouse qui ont tous vraiment bien accueillis la nouvelle, et en fait, derrière, on a tout simplement monté tous ensemble vraiment une opération de communication dans un premier temps, c’est sorti le 22 Mars, on a fait une campagne d’affichage dans Toulouse à destination des supporters et des sportifs en disant qu’ils nous manquaient, qu’on avait hâte de les revoir, repartager des choses avec eux, refaire du lien, recréer du lien, tous ensemble, et cette communication a pu être possible notamment grâce aussi à la mairie et à la métropole de Toulouse, et celle aussi de Colomiers et de Blagnac qui ont mis à disposition en fait leur réseau d’affichage. Donc, c’est une communication sous forme de réseau d’affichage et qui va durer du 22 mars au 13 Avril.

KINIC SPORT : Alors, c’est intéressant ce que vous me dites, mais du coup la ville de Toulouse, la métropole on va dire, c’est à la fois une grosse métropole mais il y a également beaucoup de clubs professionnels. Il y a évidemment du foot, du rugby, mais aussi du hand, du volley, et je crois que j’en oublie, surement du rugby féminin, si je ne dis pas de bêtises, du coup, comment ça se passe déjà entre vous ? A priori ça se passe bien la relation entre les clubs, et est-ce que c’est difficile j’ai envie de dire de sortir du lot ? Comment vous vivez cette concurrence et est-ce que c’est plutôt un atout ou un inconvénient d’avoir autant de clubs professionnels dans une même métropole ? Même si c’est une grande métropole, mais ça fait quand même beaucoup de concurrence.

CAROLYNE STURTZER : Oui alors, aujourd’hui, en tout cas pour ma part, la relation se passe très bien notamment avec mes interlocuteurs à la communication dans les autres clubs. Je pense que cette opération nous a beaucoup rapproché. On s’est tous dit qu’on était tous dans la même situation, même si on ne rayonne pas tous de la même manière, et ça il faut l’avoir en tête. Nous, le hand aujourd’hui, on est un sport qui est peut-être un peu moins médiatisé par rapport à des sports comme le foot ou comme le rugby, qui est très très présent dans le sud-ouest, mais ce n’est pas grave. Chaque sujet pour moi a des inconvénients et des avantages, et j’ai envie de dire, que ce sont les avantages que l’on doit travailler, c’est qu’aujourd’hui on est tous capables de travailler main dans la main, se dire on a pris la parole en disant que le monde du sport professionnel venait en soutien au monde du sport global et notamment auprès des amateurs qui ne peuvent plus pratiquer, des supporters fans de sport ne peuvent plus venir, donc ça, c’était vraiment un très bon point. Après bien évidemment, on se doute que nous en tant que club du Fenix, on ne peut peut-être pas avoir le même rayonnement que le stade Toulousain ou le TFC, mais on rayonne, j’ai envie de dire pour l’instant, à notre niveau, auprès de nos cibles phares, nos cibles de cœur on va dire, et qui attendent vraiment ce type de communication, donc je pense qu’on peut retenir nous au niveau du sport qu’il y a vraiment cette solidarité qui se créée et d’autant plus dans cette période-là.

KINIC SPORT : J’imagine aussi que cette concurrence, ça vous oblige aussi un petit peu à innover et ça doit être aussi un leitmotiv pour vous j’imagine ?

CAROLYNE STURTZER : Oui évidemment, on doit toujours essayer de…je pense que l’on se rend un peu tous la balle, on essaie de se répondre chacun avec nos moyens et nos possibilités, et c’est ça qui reste intéressant, c’est que moi je trouve que c’est une concurrence qui est saine, on veut exister et rayonner le plus possible, comme j’ai dit avant, avec nos moyens, et moi, je le prends vraiment comme un challenge, ça nous oblige et ça m’oblige personnellement avec le reste aussi de l’équipe et toute l’équipe administrative au niveau de Fenix, et penser des opérations encore plus différentes, encore plus structurantes, qui vont peut-être aussi faire plus réagir, et ça je pense, qu’on le fait tous à nos niveaux dans les clubs, je le sens. Moi, je le vois vraiment comme…voilà la concurrence est là, mais c’est une concurrence qui est saine, et qui vraiment nous permet de nous renouveler, et d’aller chercher de la créativité et le challenge.

KINIC SPORT : Alors, vous avez un atout du côté du Fenix dans votre manche, c’est l’équipe de France de handball qui rayonne et qui performe. Ça c’est un atout aussi j’imagine ?

CAROLYNE STURTZER : Oui. C’est vrai que c’est vraiment un point qui est très important aujourd’hui. C’est une équipe qui atteint régulièrement les sommets qui a un superbe palmarès. Nous, c’est vrai qu’on aime beaucoup relayer aussi, mais je pense que c’est le cas de beaucoup de clubs. On aime relayer l’engouement qu’il va y avoir autour de cette équipe, les résultats de cette équipe évidemment. Elle permet, je pense au sport et notamment et surtout au hand, de pouvoir rayonner un petit peu plus, et peut-être de prendre plus de places aussi médiatiquement, comme je l’avais dit avant, on n’est pas un des sports les plus médiatisé, et c’est vrai que d’avoir ce genre de tribunes et notamment d’équipes qui performent, ça permet automatiquement au hand français de pouvoir rayonner un peu plus, et de se développer en termes d’images, et peut-être arriver à exister auprès de personnes qui ne penseraient pas habituellement au hand, ou qui pensent plus facilement à d’autres sports.

KINIC SPORT : On va revenir un petit peu sur les Fenix de Toulouse Handball, et donc du coup, vous nous avez dit que vous mettiez en place des opérations de communication, enfin du moins votre plan de communication, vous intégrez les partenaires mais est-ce que à l’inverse, les partenaires aussi vous font d’une certaine manière de la communication ? Est-ce qu’il y a un échange avec les responsables com’ de vos partenaires pour que ce soit aussi un petit peu dans les deux sens notamment en ce moment ?

CAROLYNE STURTZER : Oui, alors, on a plusieurs partenaires, on sait que dans la situation actuelle nous on essaie au maximum de les mettre en avant. On sait que dès qu’ils peuvent eux aussi communiquer de leur côté, c’est quelque chose qu’ils font sans problèmes. Après, on sait que parmi les entreprises qu’on a en tant que partenaires, tous n’ont pas forcément des situations des plus favorables, voilà, on sait que cette crise a touché beaucoup d’entreprises donc dès qu’elles le peuvent, elles le font évidemment, nous on continue de le faire mais oui, j’ai été en contact, et je suis encore en contact avec des responsables notamment communication de nos partenaires qui souhaitent peut-être monter des opérations ou qui nous demandent du contenu notamment pour intégrer à travers leur newsletter, pour nous mettre en avant mais aussi pour diversifier un petit peu les contenus qu’ils donnent que ce soit à leurs clients ou à leurs partenaires. C’est un vrai écosystème qui fonctionne autour d’une information un petit peu sportive et un petit peu inédit. On sait que c’est quelque chose qui fonctionne bien pour nos partenaires auprès de leurs cibles. Donc, je suis régulièrement en contact avec les personnes en charge de la communication pour donner le maximum de contenus dès qu’on le peut et dès qu’ils le peuvent aussi évidemment.

KINIC SPORT : Alors, sans transition, vous parlez de newsletter justement est-ce que vous vous en avez une et quelle place elle prend dans votre stratégie de communication ? C’est vrai que les newsletters étaient moins utilisées. Ça revient un petit peu en force dans la communication, donc vous, est-ce que vous en avez une ? Comment vous l’utilisez ? Et est-ce que dedans justement vous intégrez vos partenaires ?

CAROLYNE STURTZER : Alors justement, c’est un sujet que l’on travaille beaucoup en ce moment, et je peux comprendre le questionnement et l’évolution autour de la newsletter. C’est vrai que c’est un support qui est très intéressant. Par contre, on peut avoir peut-être des fois le mauvais reflexe de régulièrement en envoyer parce qu’on veut dire beaucoup de choses. On peut avoir beaucoup de contenus à partager et on sait qu’aujourd’hui les newsletters, il y en a beaucoup qui sont reçues par les personnes de manière générale. On est tous considérés en tant que particuliers par cette problématique, par ce sujet. On reçoit beaucoup de newsletters, qu’elles soient commerciales ou non, qu’elles soient informatives, et c’est un réel sujet pour nous aujourd’hui. Nous, on sait qu’on envoie une newsletter notamment dans le cadre de nos matchs qui récapitule vraiment pour chaque match l’équipe partante, les stats, les joueurs qui vont être sur le terrain dans les deux équipes. On essaie vraiment de faire un focus sportif, et après, on a aussi une newsletter vraiment à destination de nos partenaires pour qu’ils aient connaissance entre eux des offres qui sont proposées à travers notre réseau, voilà. Parce que quand on a un réseau comme le notre de partenaires, on a beaucoup en fait d’offres, il y a beaucoup de choses qui sont faites, donc soit vraiment en BtoB donc de pro à pro, soit en BtoC, et dans le cadre de ses contenus et de ses offres, nous on leur a proposé chaque semaine de faire partir une newsletter qui vraiment les concerne, et qui vraiment permette de créer du lien entre eux, parce qu’aujourd’hui, on ne peut plus les recevoir non plus chez nous, donc c’est une autre manière de pouvoir les mettre en contact. Habituellement ça se fait les soirs de match, dans nos espaces de réception, mais là, vu que ça ne se fait pas, on peut le faire d’une autre manière et on sait que cette newsletter-là est très bien reçue. Mais pour la question de la newsletter un peu plus on va dire sur notre cible, note cœur de cible ou le plus ou moins grand public, c’est en réflexion notamment sur la périodicité et au contenu qu’on pourrait donner qui pourrait être intéressant et aussi différent sur, pas forcément tout le temps faire la même chose, donc c’est encore en cours de réflexion.

KINIC SPORT : Et est-ce que vous utilisez d’autres canaux ? Je pense notamment envers vos partenaires, est-ce que vous utilisez d’autres canaux de communication, surtout en ce moment où on n’a pas l’opportunité de se réunir, ce qui j’espère arrivera bientôt ? En tout cas, est-ce que vous utilisez d’autres canaux, je ne sais pas par exemple les SMS ? Whats App ou pour l’instant c’est encore… ou est-ce que c’est en projet, est-ce que vous avez des projets par rapport à ça ?

CAROLYNE STURTZER : Alors aujourd’hui, je sais que le service commercial chez nous est en contact régulier avec les partenaires. Donc là, on va dire que ce sont peut-être des biais un petit peu plus classiques, mais qui fonctionnent très bien. C’est de prendre des nouvelles, échanger avec eux, que ce soit par téléphone, que ce soit aussi via des visios. On a organisé aussi des visios avec les partenaires pour les informer notamment de la situation du club, est-ce que la situation évolue, sur le projet que le club peut avoir également avec les partenaires pour les aider à se projeter tout simplement ? Donc ça, ce sont peut-être on va dire des liens un petit peu plus classiques. Et on sait qu’on aimerait bien revenir dès que ce sera possible à des réceptions, mais vraiment en petits groupes comme je disais avant, avec bien évidemment les distanciations sociales et les gestes barrières dès que ce sera possible, pour recréer un petit peu ce lien et aussi cette synergie en petit groupe, petit à petit, pour qu’après tout simplement les liens se recréer et renaissent un peu.

KINIC SPORT : Alors, pour revenir un petit peu sur la communication d’une manière plus générale, j’imagine qu’un club qui évolue au plus haut niveau et au niveau européen vous m’avez dit si je ne me trompe pas, j’imagine que rien n’est laissé au hasard au niveau du plan de communication ? Comment ça se… hors cas exceptionnel que nous vivons, je parle d’une manière générale, j’imagine que rien n’est laissé au hasard ? Et puis, comment vous définissez un petit peu l’image ? Est-ce que ça se fait en début de saison pour que l’image soit la plus positive possible ?

CAROLYNE STURTZER : Alors c’est vrai qu’au niveau de la communication, il faut réellement je pense avoir une trame qui soit claire dès le départ, c’est-à-dire, d’avoir des objectifs en termes de communication globaux au club, très bien, mais plus spécifiquement aussi qui vont peut-être correspondre à la compétition. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on va avoir des objectifs au niveau de notre club, ce sont des objectifs peut-être un peu plus classiques, où je pense qu’on peut les retrouver aussi au sein des autres clubs. Et après, sur une compétition notamment comme la coupe d’Europe, et bien, on adapte les objectifs parce qu’on est plus sur le même rayonnement, on n’est plus sur les mêmes cibles, les mêmes personnes qu’on va pouvoir toucher, on a peut-être d’autres médias aussi qui sont intéressés, d’autres marques, d’autres partenaires, donc on adapte vraiment. Je pense que nous, en tout cas, c’est de cette manière-là qu’on fonctionne au Fenix, c’est vraiment de penser la communication, la stratégie de communication et l’adapter surtout, que ce soit à la situation inédite de cette année, on l’adapte à la situation, on a pas le choix, et aussi l’adapter à la typologie de projets, donc là, si c’est la coupe d’Europe, ce sera peut-être tel public et si on est habituellement peut-être sur une opération en dehors un petit peu plus importante, mais construite avec des institutions, pareil, on ne communiquera pas forcément de la même manière, donc il faut vraiment tramer en amont la communication, nos objectifs, les résultats attendus aussi évidemment, ça je pense qu’on le fait aussi un peu et après, tout simplement on le développe, et on fait en sorte d’organiser et de vraiment créer toutes les prises de parole des contenus autour de cette trame et de cette stratégie qu’on va définir comme vous l’avez dit en général en présaison ou début de saison.

KINIC SPORT : Alors, j’imagine que vous mesurez l’impact des actions pour les ajuster et aussi pour arrêter si on voit que quelque chose de fonctionne pas ou que ça prend du temps pour avoir un retour. Donc, j’imagine aussi que vous mesurez l’impact des actions que vous menez ?

CAROLYNE STURTZER : Oui tout à fait. C’est quelque chose où on…c’est vraiment un sujet qui est très important aujourd’hui. On doit avoir un œil sur les résultats, sur ce qu’on fait, sur comment est-ce que c’est reçu, comment est-ce que c’est perçu, est-ce qu’on estime qu’on a atteint nos objectifs ou pas grâce à cette opération et c’est ce que je vous disais avant c’est de vraiment adapter, je pense qu’un point fort dans la communication, c’est d’être capable de mesurer et d’adapter ensuite, d’être malléable et de pouvoir évoluer et de faire évoluer la communication. Parce qu’on peut avoir des idées en tout début de saison qui vont être très intéressantes, des objectifs où on dit ah je pense que celui-là vraiment si on l’atteint aujourd’hui, on atteindra un objectif vraiment global qui sera très intéressant pour le club mais au final on peut se rendre compte en cours de saison que ça peut ne pas fonctionner, ou alors que ça surperforme, et j’ai envie de dire tant mieux, et quand par contre à contrario, ça ne performe pas, bah ce n’est pas grave, s’il n’y a pas non plus des investissements très conséquents, on peut se permettre de dire que ce n’est pas grave, ça n’a pas fonctionné, on repart. Ça je pense que c’est aussi le clou de la communication, c’est de pouvoir l’adapter parce que d’un public à un autre, on ne le reçoit pas de la même manière. On ne va pas recevoir la communication de la même manière si on est un particulier abonné depuis je ne sais pas une quinzaine d’années par exemple, et si on est peut-être un néo fit du handball qui vient pour la première fois assister à un match. Donc, c’est de l’adapter et de voir comment ça réagit, tout simplement.

KINIC SPORT : D’accord, merci. Une dernière question : est-ce que vous avez des projets là à moyen terme ou à court terme, ou c’est trop difficile par rapport à la situation ?

CAROLYNE STURTZER : Non, on a des projets, et je pense que c’est ça aujourd’hui qui nous permet vraiment d’avancer, de continuer, de tenir. La projection, elle est très importante dans un club aujourd’hui. On a des projets d’intégrer encore plus nos partenaires dans nos projets. Moi, je sais que personnellement, j’ai réellement à cœur de pouvoir intégrer tout l’écosystème et toutes les parties prenantes du Fenix dans un projet de club à moyen-long terme bien évidemment, pour arriver à créer vraiment cette relation qui est déjà là. Ce n’est pas qu’elle n’est pas déjà créée, mais vraiment créer en plus une relation de confiance et de nous permettre à tous de nous projeter main dans la main, d’avancer tous ensemble, donc sur des projets peut être évènementiels, des projets peut-être un peu plus institutionnels. Donc des choses sont en cours. On a aussi je pense, une réelle envie au sein du club que ce soit sur des projets qui soient voilà sociaux, qui soient aussi sportifs. Donc ce sont des sujets qui sont très RSE aujourd’hui, donc ça, ce sont des sujets qui nous tendent vraiment et je pense qu’il nous tarde de pouvoir les lancer. C’est déjà quelque chose sur laquelle on travaille, c’est en cours avec plusieurs projets en fait.

KINIC SPORT : Et bien en tout cas c’est un beau programme. Merci Carolyne STURTZER d’avoir accepté de répondre à nos questions.

CAROLYNE STURTZER : Un grand grand merci à vous. J’ai été ravi de pouvoir échanger avec vous et surtout très touchée que vous ayez contacté le Fenix et le service communication pour vous répondre. Ce sera avec grand plaisir pour une prochaine.

KINIC SPORT : Merci et à très vite donc pour les Fenix de Toulouse en Lidl Star Ligue. Merci. Au revoir.

CAROLYNE STURTZER : Merci.

Retrouvez le podcast de l’interview dès maintenant


 

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ticketchainer et Benjamin Roumegoux

Interview de Benjamin Roumegoux – Ticketchainer

Interviews, Stratégie marketing

Pour ce huitième épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Benjamin Roumegoux, directeur commercial de Ticketchainer. Ticketchainer propose une solution de billetterie innovante.

Découvrez l’interview de Benjamin Roumegoux

KINIC SPORT : Bonjour Benjamin.

BENJAMIN ROUMEGOUX : Bonjour. 

KINIC SPORT : Alors merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Alors déjà est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots et quel est vous personnellement votre parcours pour en arriver jusque-là ?

BENJAMIN ROUMEGOUX : Bien sûr. Donc je m’appelle Benjamin ROUMEGOUX, j’ai 34 ans, je suis bordelais, je suis diplômé d’un master spécialisé dans le sport professionnel marketing sportif de KEDGE à Marseille. Auparavant, j’avais fait un bachelor à KEDGE Bordeaux. Ensuite, j’ai très vite essayé d’orienter ma carrière vers le sport. J’ai eu la chance de partir à Taiwan pendant plus de 6 mois pour travailler avec une académie dans le foot dans le cadre de la coupe du monde 2010 à l’époque. La coupe du monde était en Afrique du sud mais Taiwan développait pas mal d’opérations notamment Adidas et Puma avec qui j’ai pu travailler là-dessus. Ensuite, je suis revenu pour être aux Girondins de Bordeaux et être au service marketing et évènements spéciaux pendant un an. J’ai fait une césure. Donc, on travaillait sur tous les évènements qui était en lien avec le groupe professionnel, tous les évènements en stade et les évènements hors stade. Donc, c’était intéressant et forcément enrichissant pour un jeune bordelais qui a passé toute sa jeunesse, etc. donc, c’était vraiment top. Ensuite, j’ai pu rejoindre Puma qui était l’équipementier des girondins à l’époque puisque je voulais vraiment voir le côté sponsoring et équipementier donc j’ai été dans le service Sportmarketing on appelait ça, donc à Strasbourg, au siège France où je m’occupais en gros des joueurs et des équipes sous contrat donc, c’était un portefeuille de 80 clients. A l’époque, les plus connus qui parlent encore aujourd’hui c’est notamment Griezmann, Giroud donc là aussi une superbe opportunité. Il y a eu un plan social donc au lieu d’être embauché comme c’était prévu, bah, j’ai dû quitter Puma. J’ai voulu rester dans le sponsoring donc j’ai atterri chez Airness, qui est entre guillemets une vieille marque de sport je dirai puisqu’aujourd’hui c’est vrai qu’on ne la connait plus trop sur le côté sport professionnel. Mais à l’époque, moi, j’avais un contrat avec l’AJ Auxerre, Nancy, la Guinée et le Bénin en équipes nationales donc c’est vraiment une belle expérience également. J’ai retravaillé un petit peu avec les Girondins de Bordeaux jusqu’à l’entrée dans le nouveau stade. En même temps, j’avais commencé à donner des cours en école de commerce et puis je voulais retourner en club et je voyais bien qu’aux girondins, il n’y avait pas d’opportunités et pour le coup la partie commerciale m’intéressait beaucoup aussi et je voulais vraiment essayer d’intégrer un service commercial, partenariat d’un club de foot donc j’ai pu rejoindre les chamois niortais en Ligue 2. La différence avec les girondins, c’est qu’en atterrissant dans un petit club, j’avais la possibilité d’impacter entre guillemets les choses, et de pouvoir avoir plusieurs missions donc c’est ce qui m’intéressait vraiment. Donc, j’ai fait 4 saisons aux chamois niortais en Ligue 2 où j’étais responsable commercial et partenariat. Je suis parti après la saison parce que j’avais fait un petit peu le tour et puis j’avais la volonté de partir aux Etats-Unis pendant plusieurs mois pour aller visiter les stades, rencontrer les gens qui faisaient le même boulot que moi, donc j’ai préparé ce stadium tour et je suis parti pendant plus de 3 mois à travers le pays donc, j’ai fait New York, Chicago, Détroit, Atlanta, San Francisco, San Foster, Las Vegas, Fenix, Los Angeles, San Antonio, Austin, et Dallas, donc plus de 30 stades, matchs, salles. J’ai été accueillis par beaucoup de gens dans les clubs qui m’ont permis de visiter les stades, de comprendre comment ils bossaient, c’est vraiment exceptionnel. Quand je suis rentré, j’avais envie de retourner dans un club. Quand je dis petit club je ne dis pas du tout ça avec le côté péjoratif, parce que j’aime beaucoup travailler dans des petites structures où encore une fois on a la possibilité de faire bouger les choses. Donc, je suis allez au Pau FC, le club de Pau qui montait en Ligue 2, c’est historique et ça ne s’est pas très bien passé. Donc, j’ai fait mes 4 mois de période d’essai et je suis parti. Voilà, ça ne se passait pas très bien. Je sentais que le covid allait compliquer les choses donc j’ai préféré partir, pour partir sur un autre projet, je dirai, et j’ai très vite eu des touches avec une start-up incubée au Tremplin, labelisée French tech et qui travaille sur la billetterie donc, c’est un sujet assez central de l’expérience spectateur donc moi, ça me parlait beaucoup. La société s’appelle Ticketchainer, et aujourd’hui, je suis directeur commercial de cette société, et le but étant de développer la société auprès des clubs professionnels tout sport confondu en France et à l’étranger. 

KINIC SPORT : Et bien justement, sans transition, est-ce que vous pouvez nous présenter la société pour laquelle vous travaillez actuellement ? Donc vous êtes responsable commercial Ticketchainer.

BENJAMIN ROUMEGOUX : Exactement, oui, Ticketchainer, c’est une société, voilà, on est une jeune start-up. La société elle a 2 ans. On part d’un postulat de base qui est de dire que la billetterie fait partie intégrante de l’expérience spectateur donc il faut forcément la réinventer, la rendre un peu plus engageante. Bien entendu, ce n’est pas un timing évident avec la période que l’on vit tous actuellement. Et malgré tout, on arrive aujourd’hui à séduire pas mal de clubs. En tout cas, le fait qu’il n’y est pas de match avec public, les clubs ont entre guillemets le temps de travailler sur leur stratégie billetterie et avoir une réflexion donc, on est en contact avec franchement entre 30 et 40 clubs, tout sport confondu, encore une fois tous niveaux confondus. Alors, bien entendu, pour qu’il y ait une billetterie, il faut que ce soit un club pro, semi-pro, on va dire. Donc, voilà, en fait, on travaille beaucoup sur la billetterie et la fidélisation. On a vraiment essayé de réinventer la billetterie encore une fois, monétiser le trafic que les clubs peuvent avoir sur leur site grâce notamment à l’affiliation. En fait, on a essayé de prendre les bonnes pratiques du commerce pour les ramener dans une billetterie de club pro et c’est un truc qui plait beaucoup aux gens aujourd’hui donc voilà, on va essayer de signer un maximum de clubs pour l’inter-saison et en tout cas, voilà, c’est en très bonne voie et je suis très content parce que voilà, on a pas forcément la prétention de tout révolutionner ou de tout réinventer, mais pour autant, je dirai que la base, c’est une question d’offre et de demande et aujourd’hui, notre solution de billetterie, elle s’adapte vraiment aux besoins, aux attentes et aux enjeux de chacun de nos clubs. On est très dans la personnalisation et encore une fois, un club de Top 14, bah, ce n’est pas un club de basket de nationale masculine 1. Un club de Ligue 1, ce n’est pas un club de nationale 2, etc. Donc, on travaille beaucoup sur l’offre et la demande, et c’est ce qui fait que c’est très intéressant.

KINIC SPORT : Alors, c’est un domaine concurrentiel, il existe déjà de solutions de billetterie en place. Quelles sont vos fonctionnalités vous en plus justement pour vous démarquer par rapport à ces concurrents ?

BENJAMIN ROUMEGOUX : Oui, c’est très concurrentiel. Je n’ai aucun problème avec ça puisque j’ai travaillé en billetterie dans les deux clubs dans lesquels je suis passé. J’ai travaillé avec 3 ou 4 prestataires billetterie différents. Aujourd’hui, pourquoi il y a beaucoup d’acteurs, et pourquoi il n’y a pas forcément un monopole comme on peut le voir notamment aux Etats-Unis, aujourd’hui, vous n’avez qu’un seul acteur qui est présent sur la billetterie, il y a 3 ou 4 acteurs, mais il y a un monopole de Ticketmaster et en France, et en Europe, ce n’est pas le cas, parce que je pense que les anciennes solutions de billetterie qui sont des mastodontes, mais qui ont malheureusement mis du temps à se réinventer et à évoluer. Je dirais qu’il y a des solutions qui sont des gros paquebots donc, quand vous voulez bouger d’un millimètre, c’est compliqué. Preuve en est, les derniers évènements au canal de Suez. Et puis, vous avez des solutions qui sont très maniables, très flexibles, très souples et nous, on est plutôt comme ça, parce qu’on a une solution de 2019 donc forcément, on a été fait avec les matériaux de 2019 pour parler d’une manière simple. Pour faire court, nous, notre solution, elle est déjà à 100% dans le cloud, c’est-à-dire qu’on ne peut pas avoir de site qui plante, de file d’attente à rallonge, comme il y en a encore, et comme il y a eu trop souvent comme à la coupe du monde 2023 par exemple. Je ne sais pas du tout qui était le prestataire billetterie pour la coupe du monde 2023, mais forcément voilà, quand vous avez un site qui plante, quand vous avez des files d’attente à rallonge, pour l’expérience spectateur ce n’est pas top et moi je l’ai vu en temps réel sur Twitter, c’était négatif. Même si de base, c’est un succès, c’est qu’il y a trop de monde qui se connecte mais on est en 2021, les gens n’ont plus envie de s’embêter avec ça. Nous, on se différencie sur 3 axes majeurs, en fait, on est déjà la première solution à s’occuper de la billetterie et de la fidélisation. Nous, on intègre tout ça au parcours d’achat et par le biais d’un système de gamification. La gamification, c’est très simple. Toutes les interactions entre le spectateur et le club vont lui rapporter des points. Donc, ça va être acheter un billet, acheter un billet, acheter à boire depuis la billetterie en ligne. L’idée, c’est de favoriser un panier plus important, d’anticiper sa venue au stade, au match ou à la salle et donc, les personnes en ligne peuvent acheter leur billet de match et en même temps, à manger et à boire, un parking, un produit dérivé, etc. donc ça c’est plutôt intéressant pour les gens, ça leur fait marquer des points, et ça leur donne accès à des récompenses et à des actions développées par le club, donc c’est plutôt intéressant. Ça permet encore plus dans ces temps difficiles de créer du lien en tout cas très vite je l’espère de recréer du lien avec les spectateurs et de récompenser l’engagement des spectateurs et des fans pour leur club. Le second point, c’est qu’on est la première solution de billetterie qui permet de monétiser son trafic par le biais de l’affiliation. Encore une fois, c’est tout bête, mais 90% du temps où vous venez sur la billetterie d’un club, c’est pour acheter quelque chose, boutique ou billetterie. Le reste du temps, si vous voulez de l’information, vous avez les réseaux sociaux du club, vous avez les journalistes, vous avez les sites spécialisés, l’Equipe, FranceFootball, etc. Donc finalement, la visite sur le site du club, elle est entre guillemets un peu limitée, et aujourd’hui nous notre but, c’est de capitaliser la venue des spectateurs ou des futurs clients sur le site et potentiellement faire gagner de l’argent aux clubs grâce à ce trafic et à cette audience. Et troisième point, nous, on garantit vraiment à nos clubs de travailler en permanence sur leur enjeu en e-commerce, donc, nous, on fait par l’optimisation du parcours d’achat et d’un design conversible, donc sur téléphone portable, etc. Si vous voulez, nous, notre solution, elle n’est pas figée. L’idée, c’est de dire qu’on est un sport partenaire du club et on va avancer dans le temps avec lui. Notre solution, comme je disais, elle est souple, elle est flexible donc en fait, c’est un jeu de brique de lego, et en fait, nous, notre solution se compose avec des briques, avec je dirais des produits, des solutions en plus ou en moins, et l’idée, encore une fois, c’est de répondre aux besoins, aux attentes de chacun des clubs, parce qu’encore une fois, chaque club est différent, chaque club travaille différemment, et aujourd’hui, je dirais, dans des solutions un peu lambdas. Vous avez beaucoup de fonctionnalités qui sont inutiles, qui vont concerner les gens qui sont organisateurs de spectacles, de festivals, de concerts, etc. et ça ne concerne pas tout le monde. 

KINIC SPORT : Donc, si j’ai bien compris en fait, les clubs ou les structures peuvent aller piocher dans des services, suivant ce dont ils ont besoin ?

BENJAMIN ROUMEGOUX : Oui, c’est tout à fait ça l’idée, c’est vraiment d’être encore une fois dans l’offre et la demande. On est tous client mais aujourd’hui, je dirais qu’on n’a rien inventé, on prend les bonnes pratiques dans le e-commerce. Par exemple, de manière très simple, quand vous achetez un ordinateur portable sur Amazon, Cdiscount, la Fnac, forcément qu’on va vous proposer la petite sacoche qui va bien, la souris qui va bien, etc. Nous, dans la façon de présenter le parcours d’achat, c’est exactement la même chose. Les gens, ils viennent pour acheter un billet. Et ensuite, pourquoi pas, on va leur proposer pour agrémenter leur expérience spectateur, et pour là aussi faire grossir un peu le panier client, est-ce que vous avez besoin d’un parking, d’acheter à boire, à manger ? Encore plus avec le covid, ça peut permettre aux gens d’anticiper leur venue. La façon de consommer des gens a beaucoup évolué avec le covid. Le Click and Collect, on connait, les commandes en ligne, les Uber Eats, etc. Ce sont pleins de petites choses qui nous poussent à dire aujourd’hui que les bonnes idées sont à prendre partout. Les gens qui viennent dans nos stades et nos salles, ou plutôt ceux qui ne viennent pas, il y a beaucoup plus de gens qui ne viennent pas voir les matchs que des gens qui viennent voir les matchs, et bien il faut aller les chercher, il faut les séduire, leur proposer autre chose que le simple spectacle sportif. Et si c’est très facile d’acheter un billet en ligne, et si potentiellement on peut l’agrémenter avec quelques petites choses en plus, on est persuadé que ça permettra d’aller, d’attirer un nouveau public, en l’occurrence notamment un public jeune qui est un peu plus volatile, qui va arriver sur la billetterie du club par le biais des réseaux sociaux notamment, donc, si on arrive sur une billetterie en ligne et qui n’est pas convertible sur son téléphone portable, bah, ça, c’est un frein à l’achat. Il y a pleins de petites choses, mais encore une fois, si le parcours d’achat n’est pas rythmé, ça va être très vite un frein, et les gens abandonnent en cours de route. Je pense qu’il faut être assez pragmatique et se dire qu’aujourd’hui, il y a plus de monde qui ne vient pas voir les matchs, que de monde qui vient voir les matchs, c’est aussi cela qu’il faut aller chercher.

KINIC SPORT : Surtout avec la télévision, notamment la médiatisation, du coup, j’imagine que cette idée de gamification, de récompenser les spectateurs pour leur achat notamment pour leur venue au stade, cela fait aussi partie de cette stratégie on va dire, de l’expérience utilisateur.

BENJAMIN ROUMEGOUX : Exactement, l’idée quand je parle de récompense, il y a trois catégories de récompenses sur les billetteries que l’on met en place. Vous allez avoir des récompenses qu’on appelle club avec budget, c’est-à-dire que le club vous offre une place de match, une écharpe, un maillot, contre, je dis au hasard, 500 points. La deuxième catégorie, c’est la catégorie que nous on recommande beaucoup et qu’on préconise parce que c’est ça réellement la clé de la relation client et de la relation spectateur, ce sont les expériences, ce sont les offres, les récompenses, qu’on appelait un peu money can’t buy, c’est-à-dire des moments de vie du groupe, des choses qui potentiellement entre guillemets qu’on n’achète pas ou qu’on ne peut pas acheter, participer au petit-déjeuner avec le groupe, participer à l’échauffement avec l’équipe professionnelle, participer à un déplacement en bus, en avion avec eux. Voilà, toute sorte de récompenses comme ça, expériences qui sont de vraies valeurs ajoutées, et qui vont travailler l’engagement des spectateurs, et même là, plutôt des fans et des supporters, parce que si vous êtes un spectateur occasionnel à la limite ça va moins vous intéresser je dirais. Et la troisième catégorie qui là peut correspondre aussi aux spectateurs, ça va être des offres des partenaires. C’est tout simple mais encore une fois, on va mettre en avant des offres de nos partenaires existants, du club, ou des futurs partenaires qu’on va aller chercher en leur proposant de nouveaux supports de communication, et ce qui est intéressant, en fait chez nous, c’est que toute cette partie communication bénéficie de la même visibilité que la billetterie, et on l’a dit tout à l’heure, mais 90% des gens qui viennent sur le site internet d’un club, c’est pour acheter quelque chose. A la base, ils viennent juste pour acheter leur billet donc, c’est à nous à être intelligent et à travailler aussi sur le curseur pour ne pas être polluant, ne pas être dans le contreproductif, parce que les gens, ils veulent acheter un billet, mais si on amène bien les choses et qu’on leur propose d’autres choses autour, potentiellement, ils peuvent être séduits, donc, des offres de partenaires, ça va être l’apéritif offert dans les restaurants partenaires du club, le dessert offert, -50% sur l’addition, 2 mois de remise en forme offerts à la salle de sport qui est à côté du stade, je ne sais quoi mais en tout cas, voilà l’idée, c’est de trouver des récompenses que l’on peut convertir grâce à nos points et on peut même aller plus loin s’il nous manque des points, c’est un système basique de gamification qu’on voit dans pleins d’applications mobiles aujourd’hui. L’idée, c’est de dire ok, j’ai 600 points, il m’en manque 200 pour débloquer la récompense des 2 mois de remise en forme, admettons, bah tiens, comment je vais pouvoir marquer plus de points ? Et là, en fait, je vais pousser des missions très simples, à mes spectateurs, à mes supporters, ça va être de liker la page Facebook, de liker la page Instagram, de twitter, de télécharger l‘application mobile du club, de s’identifier quand vous êtes au stade, à la salle, liker la page d’un partenaire par exemple si on veut faire une opération de sponsoring. Ça va être de parrainer des amis, dès que vous avez parrainé un ami, et qu’il a créé son compte sur le site du club, le FC X, et bien, vous avez 50 points, votre ami a 50 points, ou le membre de votre famille ou de votre entourage. Et donc, on va se servir potentiellement de sa communauté de fidèles, pour aller peut-être récupérer les coordonnées de nouvelles personnes qui pour le moment ne viennent pas au stade. Si c’est très compliqué aujourd’hui de connaitre les gens qui sont dans nos salles et dans nos stades, c’est encore plus compliqué de connaitre ceux qui ne viennent pas, pour le moment. Donc l’idée, c’est de dire qu’on va amorcer dans une transition gentille vers la aussi dans cette notion de fidélisation, de pouvoir aller chercher des gens qui potentiellement encore une fois ne sont pas sur nos pages Facebook, Twitter, Instagram, et donc qu’on ne connait pas. Parce que c’est ça le plus dur, c’est d’aller chercher des gens qu’on ne connait pas. Et notre solution, là où elle fait la différence, c’est qu’elle est APIsée voilà, avec une API, il est donc très facile pour nous de s’implémenter, de s’interfacer avec d’autres acteurs dans l’écosystème d’un club. Typiquement, c’est un logiciel CRM, une solution cashless, une application mobile, une solution qui gère la gestion commerciale par exemple pour les partenaires etc. et nous, en fait, notre idée, c’est de rendre plus efficace tous ces autres gens, c’est de parler avec eux et de les rendre plus efficace et on travaille notamment sur des projets avec des acteurs bancaires ou avec des acteurs du CRM en ce moment pour travailler sur des produits très pragmatiques. Bah, le paiement en 10 fois par exemple, ça serait parfait si demain le covid continuait d’être là, et 10 fois, ça fait à peu près la saison sportiv,e donc on arrête les paiements, et on a plus besoin de parler de remboursements, ou d’avoir, ou de je ne sais quoi. On travaille sur un truc très pragmatique et très concret qu’on appelle le panier abandonné, c’est-à-dire, que vous êtes en train d’acheter votre billet et on vous appelle. Vous abandonnez votre achat et quand l’appel est fini, vous passez à autre chose, bah nous en fait ,on va essayer de gonfler un message en disant, toc toc désolé, mais vous avez un billet dans votre panier, vous avez oublié, etc. comme on peut le voir aujourd’hui dans beaucoup d’acteurs du e-commerce, l’idée globale c’est à peu près ça aussi oui. 

KINIC SPORT : Alors, c’était très intéressant, par rapport aux partenaires, est-ce que justement c’est une demande des clubs qui ne savaient pas forcément comment mettre en avant les partenaires et avec cette solution de mettre en avant les offres partenaires ? Est-ce que c’était un retour que vous aviez justement des clubs ?

BENJAMIN ROUMEGOUX : Alors un retour oui. Moi, c’était entre guillemets l’expérience. On est toujours en train d’essayer de vendre plus de supports à nos entreprises partenaires. En même temps, la partie digitale elle ? n’est pas forcément très simple à valoriser. Beaucoup de partenaires présents sur les sites internet des clubs vont être présents par le biais d’un bandeau. C’est simple, on arrive sur le site, vous allez avoir un bandeau déroulant présent avec 3 ou 4 sponsors. Vous allez avoir quelques logos par ci par là, mais généralement, quand les gens viennent sur le site, ce n’est pas pour ça. Généralement, les partenaires, soit c’est polluant visuellement, soit les gens font leur navigation et ils ne calculent pas forcément le partenaire. Au pire, vous allez cliquer sur le bandeau et ça va vous renvoyer vers le site du partenaire. Nous, notre idée, c’est vraiment de valoriser la mise en avant du partenaire en mettant en avant des offres. C’est qu’en fait, on est tous pareil mais je dirais qu’on fonctionne aussi à la carotte quoi, c’est-à-dire que si on ne met pas quelque chose en avant qui vous intéresse, bon bah qu’est-ce qui nous donne envie de cliquer et d’aller plus loin. Donc l’idée, c’est qu’il faut monétiser son site internet, monétiser son trafic et en même temps pour les partenaires, c’est vite délicat. L’idée, là aussi, c’est de proposer un nouveau support de communication et de pouvoir proposer des offres à destination de tous les partenaires parce que là aussi souvent sur les sites internet des clubs pros, vous allez avoir les partenaires majeurs mais vous n’allez pas forcément pouvoir mettre en avant les plus petits partenaires qui eux ont un plus petit budget mais qui par contre, auraient des offres intéressantes à pousser. Je dis au hasard, mais ça peut être des offres du MacDo, du KFC, du Burger King du coin, du restaurateur local du coin, ça peut être le magasin Intersport, Sport2000, Go sport du coin. On est au-delà du sponsor national, on travaille avec des sports de tous niveaux, tout sport confondu. L’idée bien entendu, c’est de pouvoir répondre à la demande et aux enjeux de chacun des partenaires. Mais moi, je l’ai vécu dans le passé, c’est vrai que ce n’est pas simple de valoriser et de monétiser son site internet et de mettre en avant des offres intéressantes donc, on a créé ça oui, c’était à la fois une demande, et en même temps, on l’a mis en avant et on le propose directement de nous-même. Après, on travaille aussi sur l’affiliation, c’est une technique e-commerce qu’on voit beaucoup mais qu’aujourd’hui dans le sport pro, on ne voit pas du tout et là, on n’est plus sur des partenaires locaux mais nationaux voir internationaux. En fait, nous, on travaille avec deux prestataires affiliation, c’est Awin et Kwanko pour ceux qui connaissent. Awin, c’est le leader mondial, et Kwanko, ils bossent notamment avec Canal+ par exemple en France. Et en fait, on met en avant, c’est-à-dire que l’affiliation, c’est se servir du site internet du club pour permettre à d’autres annonceurs de communiquer, et ce qui est intéressant aussi, c’est de mettre en avant des offres intéressantes, et en fait, le club va permettre à ses supporters de bénéficier d’offres exclusives grâce à lui, grâce à son engagement entre guillemets. On essaie de mettre en avant des offres qui répondent là aussi aux attentes d’un public sport large, parce que, je parle d’un club sans parler d’un sport en particulier, ça va être des offres de paris en ligne, des offres de restauration, des offres d’Amazon, Netflix, Disney plus, et ce sont des offres que l’on connait, et qu’on voit partout, tous les jours, des offres de Orange, Sosh, B&You, etc. En fait, ça va être des offres du style 200€ le mois chez Canal+, profitez-en, etc. et dès lors que le supporter va bénéficier de cette offre, le club va devoir reverser un chiffre d’affaires sans rien faire, c’est ça l’affiliation. Donc aujourd’hui, l’affiliation, on la voit partout, mais pas dans le sport professionnel, donc là, notre volonté aussi, c’est d’éduquer gentiment les clubs et les communautés des clubs, ce que c’est que l’affiliation, parce qu’encore une fois, quand vous êtes supporter d’un club, vous avez encore plus confiance en votre club, et potentiellement, si vous pouvez faire bénéficier d’offres à vos supporters ou à vos spectateurs, bah là aussi, c’est gagnant-gagnant, donc voilà, l’idée c’est clairement ça. 

KINIC SPORT : Alors, vous en avez un petit peu parlé, mais vous vous servez de votre expérience, notamment à Niort, aux Girondins de Bordeaux, et également aux Etats-Unis. Alors deux questions : est-ce que vous vous servez de vos expériences pour avancer sur les fonctionnalités, et deuxième question, est-ce qu’au niveau de l’expérience spectateur utilisateur par rapport aux Etats-Unis, est-ce qu’on est en retard en France ?

BENJAMIN ROUMEGOUX : Bah oui. Je dirais déjà que de base, le modèle US est différent. Et là, je ne parle même pas du côté culturel des gens, parce que de toute façon et au-delà de parler du public américain, le public français, ce n’est pas le public anglais, espagnol, allemand, italien, portugais, etc. Aujourd’hui, je pense qu’on s’est trompé dans la façon de structurer nos offres et donc nos infrastructures. Aujourd’hui, le modèle d’infrastructure US, on ne peut pas passer outre la fan expérience, c’est-à-dire qu’eux, ils sont très bons aujourd’hui. Ils présentent la venue au stade ou la venue à un match comme un loisir. C’est-à-dire qu’en fait, de manière plus globale, les ligues et les franchises américaines travaillent beaucoup l’expérience spectateur. C’est-à-dire qu’on est même plus sur la fan expérience, on est sur l’expérience spectateur, ou même l’expérience client. Eux, ils ont pris de base l’idée de se dire qu’encore une fois c’est une histoire d’offres et de demandes, et on doit connaitre notre public, et connaitre les gens qui ne viennent pas pour, potentiellement, proposer une offre à destination de toutes les typologies de publics potentielles, c’est ce qui est intéressant. Aujourd’hui en France, la seule offre valable, c’est une offre de spectacles, voilà on vend un match de foot, et vous venez voir un match de foot, il y a très peu de choses autour. La venue au stade aux Etats-Unis, elle est assimilée comme un loisir pour certains publics, et ils ne viennent pas au stade en tant que supporters, mais en tant que spectateurs. Moi, j’aime bien comparer avec Disney Land qui place la relation client, l’accueil, la satisfaction, comme la priorité, bah les salles américaines, elles font pareil, ils font tout pour délivrer aux spectateurs un service et une expérience de divertissement de qualité, sans jamais prendre en compte le résultat ou le spectacle sportif, parce que ça, on ne le maitrisera jamais, et donc en fait, j’aime bien cet esprit de dire, on va tout faire pour que de l’avant à l’après, parce qu’en fait l’expérience spectateur c’est ça aussi, faut le voir de manière globale, l’expérience spectateur, c’est tous des interactions vécues entre le spectateur et le club. Donc, c’est tout ce qui se passe avant, et c’est ça qu’on oublie souvent, on se contente du pendant le match au stade. Mais en fait, tout ce qui se passe avant, la prise d’info sur le site internet, la planification, comment je vais venir au stade, l’achat des billets, le trajet, est-ce que je viens en transport en commun, est-ce que c’est facile, est-ce que c’est fluide, est-ce qu’on m’explique, etc. Le pendant donc, comment je vais me garer, le parking, l’accessibilité dans le stade, l’accueil, moi aux Etats-Unis, personne ne m’a touché, palpé quand je suis rentré dans un stade. Je vidais mes poches, je passais par un portique de sécurité, j’étais accueilli avec quelqu’un avec un grand sourire, bienvenue au stade X. Des fois en France, j’ai l’impression que j’ai fait une bêtise et qu’on va me gronder quand j’arrive dans un stade, je vois des grands agents de sécurité devant moi qui parlent un peu fort, c’est un peu anxiogène. Et je pense toujours aux gens qui sont des spectateurs, papa, maman, des spectateurs qui viennent là occasionnellement, on ne donne pas envie à ces gens de revenir je trouve, on ne les séduit pas assez. Aux Etats-Unis, la séduction est poussée aux extrêmes. On fait tout pour que ça se passe super bien. Il y a du confort partout, l’offre food and beverage, nourriture et boisson, elle est exceptionnelle, elle est riche, elle est diversifiée et elle est de qualité. Des animations il y en a partout, en veux-tu en voilà. Et après match, pareil. La valorisation, la fidélisation, on va vous envoyer des mails, on va vous envoyer des questions pour savoir si vous avez passé un bon moment, on va vous dire bienvenue dans la grande famille des New York Yankees admettons, on va vous relancer potentiellement régulièrement, vous êtes intégré forcément à une base de données, on va vous envoyer des offres en cohésion avec l’offre que vous aurez acheté au club, ce sont des petites choses mais encore une fois, le modèle est tout à fait différent. Pour parler de la billetterie, l’offre elle est ultra diversifiée aux Etats-Unis. Là-bas, ils fonctionnent en termes de typologies publiques, c’est-à-dire que l’offre billet, c’est un siège diversifié, c’est-à-dire que c’est un siège à part qui va donner une façon de consommer le match différemment. Vous allez avoir des fans zones, des bars à ambiance, des restaurants, des terrasses, des piscines, des billets sans sièges, il y a une multitude de façon de consommer le match et en France, ce n’est pas ça, vous allez avoir 4 tribunes avec 4 tarifs grossièrement, vous allez avoir un tarif adulte, un tarif réduit qui va être admettons un tarif enfant, et puis voilà. Aux Etats-Unis, vous allez avoir un tarif femme, vous allez avoir un tarif personnel hospitalier, personnel scolaire, pour les gens de l’armée, pour les familles, pour les adolescents, pour les 18-35 ans, bref, vous avez toute sorte d’offres diversifiées et hyper enrichies parce que ce n’est pas qu’un siège en tribune qui détermine qui vous êtes, donc, il y a autant d’offres et de tarifs spéciaux qu’il y a de publics différents, ou qui peut potentiellement venir au stade, donc c’est ça qui est intéressant. Après, il y a quand même un truc aussi, c’est que les salles et les stades sont beaucoup mieux dimensionnées que chez nous, parce qu’en fait là-bas, elles sont quasi tout le temps plein, donc c’est ça la différence. Donc, c’est mieux peut-être de faire entre guillemets un petit stade plein qu’un grand stade vide. Par exemple, les nouveaux stades de MLS, le soccer, ils ont entre 15 et 30 000 places, parce qu’ils se sont dit encore une fois, c’est l’offre et la demande, pourquoi j’irais faire un stade de 40 000 places, si je ne le rempli pas. Donc eux, ils disent ,on va faire un stade qui sera plein et on va travailler sur la rareté, sur le sentiment un petit peu de frustration, etc. Nous en France, on a voulu faire de très grands stades pour les grandes villes pour le coup, mais si je prends les grands stades faits pour l’Euro, Lille, Nice, Bordeaux, Lyon, aucun n’est à guichet fermé, tous les matchs, aucun, et en France, à part Paris, je pense en football, il y a très peu de clubs qui peuvent se vanter d’être à guichet fermé tous les week-ends. J’ai une pensée pour le stade Rochelais en Rugby parce que j’y suis passé pendant que j’étais à Niort, et c’est tout. J’ai très peu d’exemples où les matchs se jouent à guichet fermé depuis des mois et des mois. Donc encore une fois, c’est une histoire d’offre et de demande. C’est quand même plus vendeur un stade plein qu’un stade à moitié plein. 

KINIC SPORT : Et bien merci Benjamin ROUMEGOUX. Encore beaucoup de travail du côté de la France, on l’aura compris.

BENJAMIN ROUMEGOUX : Il y a pleins de bonnes choses aussi attention, je ne veux pas me faire l’avocat du diable, et pour le coup, il y a pleins de bonnes choses à faire pour des gens bah comme moi, ou les gens comme les auditeurs travaillant dans le sport, donc il y a quand même du très positif attention.

KINIC SPORT : Bien sûr. Les choses évoluent, ça se développe de plus en plus. Merci Benjamin ROUMEGOUX, responsable commercial de Ticketchainer. Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

BENJAMIN ROUMEGOUX : Un grand plaisir. Merci à vous.

KINIC SPORT : Et puis, bonne continuation pour votre start-up donc.

BENJAMIN ROUMEGOUX : Yes, merci beaucoup, c’est gentil. Au revoir à tous, merci.

Retrouvez le podcast de l’interview dès maintenant


 

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VANESSA KHALFA

Interview de Vanessa Khalfa – Ligue féminine de Handball

Handball, Institutions sportives, Interviews, Stratégie marketing

Pour ce septième épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Vanessa Khalfa, responsable de la Ligue Féminine de Handball (LFH). La Ligue féminine de handball trouve sa genèse dans la création de l’Union des présidents de clubs de D1F en 2005 et voit officiellement le jour en 2008, dans la continuité de l’élan donné par l’organisation du championnat du monde féminin en France en décembre 2007.

Découvrez l’interview de Vanessa Khalfa

KINIC SPORT : Bonjour Vanessa KHALFA.

VANESSA KHALFA : Bonjour.

KINIC SPORT : Alors déjà, est-ce que vous pouvez vous présenter personnellement en quelques mots ? Quel a été votre parcours professionnel pour arriver jusqu’à la place que vous avez maintenant, c’est-à-dire, à la tête de la Ligue Féminine de Handball ?

VANESSA KHALFA : Et bien, je suis Vanessa KHALFA, j’ai 38 ans. Et alors, me présenter en quelques mots, je suis une grande passionnée de la vie d’une manière générale et bien évidemment aussi de tout ce qui va concerner le développement, la com’, le marketing du sport professionnel on va dire, et puis un petit peu plus particulièrement du handball qui m’a accompagné depuis maintenant 16 ans, puisqu’en fait, j’ai démarré ma carrière professionnelle à 23 ans, à ce que l’on appelait à l‘époque OC Cesson Handball et qui aujourd’hui est Cesson Rennes Métropole Handball, dans lequel j’ai été responsable de la com’ pendant 5 ans, la communication avec un grand mot. Quand je dis un grand mot, c’est avec un grand C. communication, marketing, évènementiel, partenariats etc. Et ensuite, j’ai migré au Tremblay Handball pendant 10 ans dans lequel, j’étais à la fois directrice développement de la marque YABA…Voilà, j’ai fait 15 ans dans le handball masculin et très porté sur le développement, la com’, le market’, l’évènementiel avant de débouler à la fédération française de handball en Aout dernier pour avoir, du coup, un poste de direction sur lequel en fait, du coup, on met en place toute la stratégie à tous les niveaux sportifs, évènementiels, images, tout ce qu’on pourra détailler plus tard, de la Ligue féminine de Handball, qui comprend aujourd’hui un championnat, qui est le championnat LBE et 14 clubs professionnels, voilà.

KINIC SPORT : Alors justement, présentez-nous un petit peu votre structure ? Quelle est sa fonction, donc la LFH, la Ligue féminine de handball ?

VANESSA KHALFA : La première chose qu’il faut savoir pour la LFH, c’est qu’aujourd’hui, on est une structure qui est une structure encore fédérale et il y a deux modèles pour les ligues professionnelles. Il y a la ligue professionnelle autonome indépendante comme peuvent être la ligue professionnelle de basket, foot, rugby… toutes les ligues masculines de manière générale et dans les ligues féminines on a deux modèles. On a le modèle du volley qui est rattaché à la ligue masculine, et puis, il y a le modèle du foot, du rugby, du handball, qui est rattaché encore à la fédération, donc nous on est encore rattaché à la fédération. Donc, en fait, on n’est pas indépendant, mais on a une grosse autonomie au sein de la fédération française de handball alors qu’est-ce que c’est que la mission de la ligue féminine de handball ? Et bien, c’est d’abord, premièrement, d’organiser son activité principale qui est donc son championnat LBE et comme dans un club autour de ça, il y a toute la résonnance du marketing, de la communication, de l’évènementiel, de la digitalisation etc. donc voilà, il y a tout ce relais-là. Il y a le relais politique aussi évidemment, lié à une fédération et à une institution. Donc voilà, c’est un peu comme dans un club, sauf qu’on gère finalement 14 clubs, voilà. 

KINIC SPORT : Donc, vous l’avez dit, vous avez un statut un petit peu particulier. Il y a vous et le basket où vous avez des ligues séparées alors qu’effectivement le volley par exemple, la Ligue A féminine, est rattachée avec les garçons on va dire, c’est regroupé…

VANESSA KHALFA : Oui, alors, il n’y a pas que nous. Si vous voulez, le modèle principal en féminin est rattaché à la fédération. Donc le foot est rattaché à la fédération, le rugby est rattaché à la fédération, le water-polo aussi, le basket, le handball. Finalement, le volley, oui, est rattaché aux garçons. Donc, c’est vraiment une ligue qui ne dépend pas de sa fédération, en tout cas, qui n’est pas intrinsèquement fédérale. Et alors, il y a des sports qui souhaitent leur émancipation, et puis, il y a des sports qui resteront toujours fédéral. Ça été très clairement dit par la fédération française de rugby, la fédération française de foot, le football féminin restera fédéral, le rugby féminin restera fédéral, le basket restera fédéral. Le handball, en tout cas, a voté la volonté de s’émanciper, de devenir autonome puis indépendant, pas avant 2024 en tout cas, mais on travaille pour, c’est une volonté. Est-ce que l’on va y arriver ? On espère, mais voilà, pour l’instant en tout cas, on est fédéral jusqu’en 2024, ce qui n’empêche pas de poser les premières pierres petit à petit d’une indépendance et d’une autonomie dans certains domaines et dans certains secteurs, voilà l’activité.    

KINIC SPORT : Et justement, est-ce que c’est un avantage d’être autonome ? Je parle surtout au niveau de la communication, de votre site internet, etc. 

VANESSA KHALFA : C’est clairement séparé parce qu’il faut savoir qu’une fédération n’a pas forcément vocation à mettre en avant ou à s’occuper ou à travailler sur le sport professionnel en club. Parce que les fédérations ont toutes le volet amateur, et également toutes, le volet des équipes de France, des équipes nationales. Donc du coup, ils ont parfois en plus ce volet club. Donc effectivement, nous, on est tous, les fédérations en tout cas, on a tous ce volet féminin. Certains ont, comme je vous l’ai expliqué, le côté professionnel d’une division, d’autres ne l’ont pas. Certains ont des divisions semi-professionnelles, par exemple sur le rugby et le football. Malgré ce qu’on pourrait penser sur le football féminin qui est quand même très développé, ça reste qu’ils ont un statut de semi-professionnel contrairement au handball et au basket où on est vraiment sur un statut de professionnel. Oui, ça a forcément ses avantages d’être autonome. Ça a forcément ses inconvénients. Ça l’est aussi d’être, comment dirais-je, allié toujours à sa fédération puisqu’on a les soutiens financier, structurel etc. de la fédération sans qui on ne pourrait pas concrètement exister. Donc, oui, on est un peu autonome quand même puisqu’on a notre propre budget de fonctionnement, nos propres règles, nos propres décisions, nos propres structures, nos propres instances, donc comme vous dites aussi notre propre réseau, notre propre digitalisation. Mais on reste quand même dirigé et gouverné aussi par du fédéral, et aussi par des clubs. C’est un modèle un peu hybride qui est parfois difficile à comprendre. Voilà, on est sur une semi autonomie. Mais en tout cas, c’est un modèle qui vit bien pour l’instant. 

KINIC SPORT : Alors, comment se porte globalement le handball féminin en France en club ? Il y a également l’équipe de France féminine qui est plutôt performante.

VANESSA KHALFA : Alors plutôt, c’est un petit mot. Alors, je peux dire quelques mots sur notre équipe de France récemment qui est le fleuron et le porte-drapeau de, bien évidemment, cette fédération. L’équipe de France va très bien. L’équipe de France est performante depuis toutes ces années. Cette équipe de France, alors quand je parle de l’équipe de France, je parle évidemment de toutes les équipes de France, de l’équipe de France A qui s’était brillamment qualifiée pour les JO sans passer par le PQO même s’il n’y a rien de honteux. Je félicite également les garçons qui sont au PQO. On a encore la chance d’avoir nos deux équipes de France qui seront au PQO… au JO pardon. Les équipes de France vont bien, les -16, -20 jusqu’à l’équipe de France A. on est vice-championne d’Europe là. On a été championne d’Europe en 2018 donc, non, on va très bien. La formation française va très bien, les centres de formation vont très bien, et puis on a aussi beaucoup de chance d’avoir beaucoup d’internationales sur le sol français et sur notre championnat LBE, ce qui prouve qu’on est bien aussi dans ce championnat LBE. Donc le championnat LBE, qui est le championnat de première division, se porte sportivement très bien, et est le premier ou le deuxième championnat le plus fort du monde, et avec 14 clubs aujourd’hui qui sont 14 clubs de qualité. Maintenant, il ne faut pas négliger qu’on est en mode covid, donc comment va la ligue et comment va son championnat ? Comme forcément tous clubs et tous les sports professionnels en ce moment. On souffre, on souffre bien évidemment du manque de public dans les salles mais pas uniquement, pour venir nous supporter. Il y a également un aspect vraiment économique, on souffre avec nos partenaires, même si, on a effectivement la chance incroyable de pouvoir exercer notre métier, de pouvoir continuer, qu’il n’y ait pas eu de coupure et que finalement on a réussi à ne pas trop avoir de problématiques liées au covid. Même si beaucoup de filles, beaucoup de joueuses, beaucoup de staffs l’ont eu, on n’a pas eu de séquelles et on a pu continuer le championnat. Donc, c’est une grosse satisfaction. Donc, on va dire qu’on a des gros hauts et des gros bas, et puis surtout, on a des grosses incertitudes comme tout le monde un petit peu. Je pense à cette crise sanitaire mondiale, on a des incertitudes sur l’avenir et sur ses conséquences économiques, voilà.

KINIC SPORT : Alors, j’imagine que cette dynamique hors covid évidemment, on espère que ça va s’arrêter et le plus rapidement possible surtout, mais hormis cet aléa qui n’épargne personne, j’imagine que ça attire quand même les partenaires, une équipe de France qui est performante, un championnat qui a un intérêt, j’imagine que ça attire pour vous des partenaires ? 

VANESSA KHALFA : Alors, il faut préciser que le covid a mis un coup d’accélérateur sur de nouvelles manières de communiquer, de nouvelles manières aussi, de se poser, de réfléchir sur notre sport, sur notre économie, sur notre modèle économique, sur notre environnement. Voilà, et on est aujourd’hui un peu tous dans l’écocitoyenneté, dans le plus proche, dans le plus vrai, dans les circuits courts, mais voilà, c’est également aussi dans le sport professionnel, donc c’est bien. Oui, ça n’attire, effectivement pas encore assez, parce qu’on reste un sport, non pas du tout mineur, mais on reste un sport, une petite niche encore, donc il faut qu’on aille travailler, il faut qu’on continue et il faut qu’on soit encore plus reconnu. On reste effectivement du féminin, donc effectivement, on a encore beaucoup de barrières à soulever, mais on est là pour ça, et on ne va pas s’arrêter là. 

KINIC SPORT : Est-ce que vous avez vos propres partenaires et quelles relations entretenez-vous avec eux ?

VANESSA KHALFA : Alors oui, on a nos propres partenaires. On entretient des relations très très bonnes avec eux. On est sur de la confiance, parce que la plupart des partenaires qui nous suivent, nous suivent sur des cycles de 4 ans, donc du coup, c’est grand et c’est engageant pour des sociétés, de s’associer à la ligue féminine de handball pendant 4 ans. On a des relations au quotidien parce qu’en fait, on a beaucoup d’actions que l’on a en place avec eux, des retours, on les accompagne, ils nous accompagnent donc, c’est une vraie main dans la main. Ils souffrent avec nous des résultats parfois. Ils ont la chair de poule comme nous quand on regarde un match, voilà. C’est vraiment une relation qui est très privilégiée avec nos partenaires et on les remercie. Et voilà, c’est un vrai engagement aussi de s’associer à un sport féminin, à un sport professionnel féminin. Et puis voilà, au handball, on partage les mêmes valeurs, le même quotidien, on travaille ensemble main dans la main et on forme une belle équipe sans tomber dans le mielleux ou bien les non-dits. On a de la chance de les avoir. Je pense qu’ils ont aussi de la chance de nous avoir parce qu’on est dynamique et qu’on a des clubs formidables. Donc en fait, c’est une très belle association, voilà.

KINIC SPORT : Donc, vous disiez, on est un sport féminin, parce que c’est plus compliqué pour un sport féminin, et, est-ce que vous vous comparez avec les garçons quand vous dites ça ou… ?

VANESSA KHALFA : Alors moi, j’ai d’autant plus de facilités à vous en parler, parce que j’ai vécu 15 ans enfermée dans un sport masculin, donc effectivement avec très peu d’écosystème féminin, puisque déjà quand on est en club, on a une vision qui est club et on se concentre effectivement sur…on a déjà de la concurrence entre les clubs de handball, entre les autres sociétés masculines, et donc effectivement, il faut garder de très très loin tout le cinéma. Mais ce n’est effectivement pas facile. Mais je crois que c’est le reflet de la société. Alors, je ne fais pas du tout du libéralisme, ce n’est pas du tout mon genre, mais aujourd’hui, être une femme, c’est compliqué aussi dans la société, enfin une femme qui réussit, c’est peut-être plus dur qu’un homme. Et en tout cas s’intéresser au sport féminin, c’est plus compliqué. Pourquoi ? Parce que, peut-être que dans la tête des gens ou dans cette culture que l’on a depuis le début, déjà en France, on n’a pas une culture sportive. Quand je dis culture sportive, je ne parle pas des gens qui vont faire du sport ou qui ont une pratique régulière du sport. Je parle du supporter, c’est-à-dire de supporter son équipe, je parle en club, je ne parle pas en sélection puisqu’on a un esprit très chauvin, c’est très bien. On devient français et encore plus quand on supporte nos équipes lors de compétitions internationales et sur tout d’ailleurs. On peut ne pas aimer le basket, mais on va supporter l’équipe de France de basket, etc. mais déjà, à la base, le français n’est pas trop dans la culture d’avoir un club, de supporter un club en particulier. Donc, lorsque vous rajoutez une culture quand même, et un apprentissage du plus jeune âge que le sport, c’est se castagner, c’est très masculin…Voilà, les filles, c’est bien qu’elles fassent de la gym et de la danse et que quand elles commencent à faire du basket, du hand, du rugby, ce ne sont que des garçons manqués. Donc voilà, il y a aussi beaucoup de clichés à changer et une mentalité aussi à changer dès le démarrage et dès le, plus jeune âge. Il faut faire comprendre et on travaille beaucoup sur la féminisation, on a totalement notre place dans l’environnement et une sportive, elle a toute sa place dans un sport qui pourrait être ou pensé comme un sport masculin. Le handball masculin est fait pour les garçons. Le handball féminin est fait pour les filles. Est-ce que c’est le même sport ? je ne sais pas. En tout cas, c’est la même discipline. Mais il n’y a pas à être en opposition. Donc est-ce qu’on se compare aux garçons ?  Je crois qu’il ne faut pas se comparer aux garçons, il faut se comparer avec soi-même déjà, et puis, c’est déjà pas mal de se comparer avec soi-même et des évolutions qu’on a semaine après semaine, et mois après mois, et puis il ne faut surtout pas aller chercher. On ne vient pas chercher dans le féminin ce qu’on retrouve dans le masculin. Si on vient chercher la même intensité physique dans un match féminin comme dans un match de masculins, on va être très déçu. Et on ne vient pas chercher peut-être la même tactique dans un match féminin que dans un match masculin, on n’aura pas la même technique. Beaucoup disent d’ailleurs que le handball féminin, les vrais amateurs de handball purs et durs n’arrêtent pas de me dire que le handball féminin, c’est mieux, donc je ne sais pas. Mais en tout cas, nous ne nous voyons pas en opposition. Voilà, parce qu’on ne vient pas chercher la même chose. Et c’est pareil, et je le dis toujours, on ne vient pas chercher la même intensité dans un match de professionnels que lorsque l’on fait son propre match. Si l’on joue 5, 10, 7, 8 divisions en dessous. Je veux dire le match de foot qu’on joue le dimanche matin entre copains, même si on est dans un club, et qu’on vient regarder ses copines, ses copains jouer un match de foot le dimanche matin de district, on ne vient pas chercher la même chose que lorsqu’on va voir un PSG-Rennes quoi. Et donc, c’est la même chose dans le handball en fait, et dans le handball masculin et dans le handball masculin. Les deux peuvent cohabiter et heureusement qu’ils cohabitent.

KINIC SPORT : D’accord. Merci pour cette réponse. La FDJ est un de vos partenaires officiels et a renouvelé en début d’année. Comment se passe ce partenariat et comment vous activez des partenariats, avec ce partenaire par exemple ?

VANESSA KHALFA : Alors, FDJ nous accompagne depuis un paquet d’années déjà, sur la Ligue Féminine de Handball et a re-signé avec les équipes de France et avec la Ligue Féminine de Handball alors, on a de la visibilité que l’on a dans chaque club, de la visibilité de terrain et également de la visibilité RP. Et puis, on a des activations avec FDJ. Je ne peux pas vous en parler plus parce que c’est encore secret sur ce qu’on va lancer très prochainement, d’ici un bon mois voilà, vous en serez un petit peu plus.

KINIC SPORT : Un petit teasing ?

VANESSA KHALFA : Il faudra aller voter, mais voilà, on va lancer quelque chose de nouveau cette année et pour les trois prochaines saisons jusqu’en 2024, et on est très fier que FDJ continue de nous faire confiance, notamment dans cette période aussi compliquée pour les entreprises. Mais ils ne nous ont pas lâché, donc c’est plutôt sympa et puis en termes de digitalisation, ils sont sur toutes les statistiques par journée. On essaie de mettre en avant la statistique de la rencontre, donc la joueuse qui aura fait la perf’ de la journée et vous verrez sur Instagram, Facebook ou Twitter, que le logo FDJ est sur l’un de nos visuels puisqu’ils nous sponsorisent. Ça prouve aussi que les marques aujourd’hui viennent chercher chez nous de la digitalisation. On est très fier d’être la première ligue féminine digitale, c’est une fierté d’exposer tout depuis quelques temps. On a des études que l’on mène et chaque mois, on progresse encore plus. Et donc, ce n’est pas que la ligue bien évidemment, ce sont 14 clubs qui sont de plus en plus performants sur les réseaux sociaux et on voit les marques qui commencent à se dire de plus en plus, c’est bankable d’y aller, donc allons-y. C’est une nouvelle manière de communiquer, de fonctionner donc on est très confiant là-dessus, sur l’avenir en fait. 

KINIC SPORT : C’est intéressant ce que vous dites, vous analysez quand même les retours, que ce soit en audience etc. ça, vous le faites ?

VANESSA KHALFA : Oui on analyse tout.

KINIC SPORT : Oui, vous analysez du coup, c’est un travail avec vos différents partenaires ? 

VANESSA KHALFA : Voilà, on a déjà une agence avec laquelle on travaille qui nous fait deux études par an. Et puis, on a aussi nos propres analyses que l’on fait toutes les semaines, tous les mois. Alors, on analyse tous les clubs, les clubs analysent aussi. Alors, en ce moment, puisqu’on a sorti des web diffusions, mais c’est aussi la première ligue à autoriser et à accompagner ses clubs dans la web diffusion, c’est-à-dire d’être eux-mêmes producteurs de leurs propres matchs puisqu’avec l’arrêt du public dans les salles, il fallait garder un lien et donc du coup, ça nous a fait passer un cap aussi. Donc oui, on analyse effectivement. Nous sommes des compétiteurs. Bon, la ligue l’était avant mon arrivée, mais moi je suis une énorme compétitrice et je veux qu’on soit les meilleurs dans beaucoup de domaines et en tout cas sur le domaine de la digitalisation, on est les meilleurs mais pour être les meilleurs il faut aussi savoir se mesurer. Donc, on fait un gros travail avec notre attaché de presse, notre Community manager journaliste, notre groupe marketing, pour pouvoir regarder où est-ce qu’on en est. Alors, on compare aussi aux autres, aux autres ligues, aux autres sports féminins, d’autres sports masculins, et puis, on regarde où on est, et on regarde où on doit aller, et puis voilà, c’est comme ça. Finalement, la performance est à tous les niveaux. Voilà, nous, on se doit d’être performant médicalement, on se doit d’être performant juridiquement parlant, on se doit d’être performant dans le marketing, dans la com’, dans le truc, bah on se doit aussi ça. Les clubs doivent être performants sur le terrain et en dehors. Aujourd’hui, la presta en dehors compte autant que la presta sûre, c’est-à-dire, comment on va vendre ce qu’on a sur le terrain finalement, les joueuses qu’on a sur le terrain, et puis les résultats. Nous aussi, on doit l’être. Et puis, on a une fière demande de ces clubs donc on est la vitrine de ces 14 clubs. Donc on travaille énormément avec les clubs et ce sont en tout cas des chiffres qu’on analyse tous les mois. Et puis, on est en train de changer complètement aussi notre ligne éditoriale, c’est-à-dire, qu’il ne faut pas croire que les choses sont faites au hasard. C’est ça qui est bien, il y a une stratégie derrière. Ce que les gens ont du mal à comprendre dans nos métiers…alors moi je remercie la fédération d’avoir choisi un profil comme le mien pour diriger la ligue parce que c’est un profil très com’ market’ et c’est une première pour une ligue féminine, et je crois une ligue tout cours. Souvent, on met à la tête du juriste ou bien voilà. Là, on a choisi clairement, typiquement quelqu’un dans le développement, parce qu’on avait besoin de ça. Puis, on pouvait aussi s’appuyer bien évidemment sur les structures fédérales que l’on a, le service juridique, d’autres services comme la commission d’organisation des compétitions, d’arbitrage etc. On a aussi des syndicats avec qui on travaille énormément et très bien, l’AJPH qui est le syndicat des joueuses, le 7Master qui est le syndicat des entraineuses et entraineurs, et l’UCPF, qui est le syndicat des présidents des clubs avec lesquelles on travaille et on développe aussi. On n’est pas tout seuls. On travaille en collaboration avec l’ensemble de l’écosystème, et avec les actrices et les acteurs de notre écosystème. Et puis, aussi, avec nos partenaires. Voilà, en fait, on est une grande famille et on essaie d’être performant le plus possible et surtout de s’analyser. Mais ça, c’est certainement le défaut du sportif professionnel et de la sportive professionnelle, c’est qu’on se remet tout le temps en question, chaque match on se remet en question, chaque entrainement, donc nous, chaque journée, on se remet aussi en question. Et puis, on se remet en balance. Celle qui aura la meilleure stat, et celle qui aura le meilleur visuel, la meilleure audience sur Instagram. Voilà, on se mesure comme ça. Je plaisante en disant ça, mais aujourd’hui il ne faut pas négliger. Pour les non professionnels, les réseaux sociaux, la digitalisation, tous ces trucs-là, c’est un peu mumuse. Et bien non, à haut niveau, on ne fait pas mumuse. Chaque tweet, il y a une stratégie. Voilà, donc chaque manière dont on écrit, qu’on court, etc., donc c’est bien que vous me donniez la parole pour pouvoir m’expliquer, on est des supers compétitrices. 

KINIC SPORT : Vous l’avez dit, vous avez créé LFH TV, du coup, la médiatisation…

VANESSA KHALFA : Alors, on n’a pas créé la LFH TV. Ça, c’est la LND qui a créé sa propre chaine et la LNH. Nous, on ne l’a pas créée et on ne va pas la créer comme ça, je mets fin au suspense. On ne créera pas la LFH TV. Par contre, en mode covid, on a permis…si vous voulez les droits marketing sont à partir de la fédération française de handball qui les transfère à la LFH tout comme les droits TV. Donc, quand on parle de droits TV, on parle d’une exploitation gratuite ou commerciale de la diffusion possible des matchs. Donc nous, on a un diffuseur officiel qui est Sport en France. Donc, on est coproducteur avec eux et les images nous appartiennent. Donc, on travaille avec eux sur un match par journée que l’on choisit et les 6 autres matchs, chaque club, en fait, peut créer son propre match et être diffuseur de son match avec ses émissions etc. donc voilà. Au départ, on avait un vaste laboratoire et aujourd’hui on est très fier de la production qu’ils font avec les moyens qu’ils font et avec la structuration qu’il faut. Voilà, dans un contexte covid, on peut les féliciter. Et donc, aujourd’hui, certains diront que c’est un peu puni, d’autres diront que c’est un peu chauvin, mais en tout cas, chaque club a la possibilité de le mettre où il souhaite. Certains ont choisi YouTube, d’autres Facebook, d’autres Twitch, mais on ne les a pas regroupés sur une OTT par exemple qui pourrait être LFH TV comme le fait la LNH ou la LFP. D’ailleurs, on n’en est pas encore là.

KINIC SPORT : D’accord, la médiatisation néanmoins, c’est quand même quelque chose d’important ?

VANESSA KHALFA : C’est fondamental. C’est-à-dire qu’on entend par médiatisation, les diffusions, que ce soit télé ou des diffusions, et bien évidemment, la médiatisation avec la presse, internet, les réseaux sociaux. Alors attention, je ne sais pas s’il y a des personnes qui arrivent et qui ne connaissent pas forcément. Quand on parle d’internet, on ne parle pas forcément de réseaux sociaux. Les réseaux sociaux, c’est vraiment typiquement sur les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat par exemple, même si on n’utilise pas Snapchat. Après, on va parler d’internet qui peut être des sites internet, l’équipe.fr par exemple qui est différent de L’Equipe papier. Voilà, Ouestfrance.fr ce n’est pas le même que Ouest France le journal, voilà. Donc, on a ces trois canaux là. Donc, internet, les réseaux sociaux et la presse, et aussi, on a bien évidemment les diffusions télé, et puis tout ce qui va être aussi, les reportages télé, voilà, donc bien évidemment, plus on en aura, et plus on pourra espérer effectivement être connu, donc accroitre notre fan base, accroitre notre territoire de marque, avoir des marques qui s’intéressent à nous, avoir plus d’argent, avoir plus de développement etc. Le nerf de la guerre, c’est l’argent et le nerf de la guerre, c’est le retour sur investissement via cette médiatisation. Bien évidemment, c’est un sujet énorme, voilà, et on n’en est qu’au début.

KINIC SPORT : Parfait ! En tout cas, merci Vanessa KHALFA d’avoir accepté de répondre à nos questions.

VANESSA KHALFA : Avec grand plaisir. 

KINIC SPORT : Et puis, et bien, écoutez, bonne continuation dans le développement qui, à priori, est plutôt bien parti de la Ligue Féminine de Handball, merci.

VANESSA KHALFA : Merci à vous.

Retrouvez le podcast de l’interview dès maintenant


 

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Faustine David

Interview de Faustine David – Grand Nancy Métropole Handball

Gestion de club, Handball, Interviews, Stratégie marketing

Pour ce second épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Faustine David, responsable commerciale chez Grand Nancy Métropole Handball. Le Grand Nancy Métropole Handball est la référence du handball masculin en Lorraine, évoluant dans le championnat de France de PROLIGUE et se positionnant dans le haut du classement.

Découvrez l’interview de Faustine David

KINIC SPORT : Je suis avec Faustine DAVID, responsable commerciale du club de Grand Nancy Métropole Handball qui évolue en Pro Ligue, c’est la deuxième division de handball. Bonjour Faustine DAVID.

FAUSTINE DAVID : Bonjour.

KINIC SPORT : Est-ce que vous pouvez vous présenter vous personnellement et quel a été votre parcours professionnel pour arriver à ce poste de responsable commerciale de Nancy Métropole Handball ?

FAUSTINE DAVID : Oui alors donc moi je m’appelle Faustine DAVID, j’ai 27 ans. J’occupe effectivement le poste de responsable commerciale du Grand Nancy Métropole Handball. J’ai fait une école de commerce à Paris avec une spécificité mode et mode du sport. Et puis, j’ai donc fini par travailler d’abord au club de, alors anciennement Angers Noyant Handball, qui est devenu le SCO Handball qui évolue également en Pro Ligue où j’occupais également des fonctions de responsable commerciale mais sur un club un petit peu moins développé aujourd’hui que Nancy. Et puis ensuite voilà, j’ai souhaité pouvoir évoluer dans un club un petit peu plus structuré et qui avait des ambitions différentes. Et donc, je suis arrivée il y a 3 ans au Grand Nancy Métropole Handball en prenant la direction commerciale de ce club. C’est un club avec des ambitions de montée cette saison ou la saison prochaine.

KINIC SPORT : Alors justement, est-ce que vous pouvez nous présenter votre structure, le Grand Nancy Métropole Handball, un petit peu son histoire, voilà nous présenter un peu ce club de Nancy ?

FAUSTINE DAVID : Oui. Alors c’est un club de Handball historique qui existe depuis de nombreuses années, qui s’est fortement structuré maintenant il y a 4 ans avec notamment un changement de président et puis également un passage en société, en structure SASP, Société Anonyme Sportive Professionnelle, dans le but justement d’atteindre la Lidl StarLigue, donc le plus haut niveau français. Et ce changement de structure est passé notamment par le recrutement d’une personne comme moi pour gérer toute cette partie commerciale et puis de staffer en admin un petit peu plus qu’auparavant. Aujourd’hui, c’est vraiment un club qui est bien implanté sur le territoire nancéen voire sur le département et la région. Après en région, on a pas mal de concurrents mais en tout cas, voilà, c’est vraiment une structure bien implantée ici avec une forte association avec beaucoup de licenciés qui nous permet d’avoir un certain poids sur la métropole nancéenne au niveau handbalistique aujourd’hui. Et puis, l’objectif du club sur ces 4 années, c’était de pouvoir se structurer pour pouvoir monter en Lidl Starligue et la structuration passait notamment par le fait d’aller chercher de nouveaux sponsors et d’augmenter le budget du club de manière considérable.

KINIC SPORT : Quelles sont vos missions principales en termes de sponsoring et partenariat, quel est votre journée type ?

FAUSTINE DAVID : Une journée type, ça n’existe pas vraiment dans un sport professionnel, il y a pas mal d’imprévus ou d’impondérables mais en fait cela a été assez découpé si je puis dire durant la saison. Il y a toute une partie de renouvellement des partenaires déjà existants qui s’effectue…ensuite, ça dépend des objectifs aussi du club parce que nous, comme l’on a l’objectif de monter bah ce sont des choses où en général on connait notre sort si je puis dire, seulement au mois de Mai. Mais en général voilà, ce sont des choses qu’on entame au mois de Mai et qu’on fait courir jusqu’au mois d’Aout où là, on voit l’ensemble des partenaires du club et on travaille le renouvellement de leurs partenariats pour la saison prochaine. Ça c’est déjà une grosse partie du travail. Nous à Nancy on a à peu près… on a plus de 110 entreprises partenaires donc c’est un boulot qui représente pas mal d’heures et de travail sur la partie estivale. Ensuite, sur l’année, constamment on fait du démarchage, constamment on va chercher des nouveaux partenaires pour pouvoir étoffer notre réseau et là aussi, augmenter le budget du club. Ensuite, il y a toute la partie animation de nos partenaires, hors covid, avant on faisait des soirées partenaires. On n’en fait plus à l’heure actuelle, mais donc il y avait toute cette partie-là d’animation de réseaux, puis finalement, la mise en place des actions que les partenaires ont pris dans leur partenariat, que ce soit de l’activation marketing, de l’évènementiel, des actions de com’ ponctuelles, des choses comme ça, donc ça c’est aussi une autre partie du travail. Et puis ensuite, il y a toute la partie organisationnelle de matchs et l’organisation du Zénith, l’organisation de la salle, la mise en place des supports de communication, la mise en place d’une communication comme je vous disais un petit peu particulière, selon les prestations qui ont été achetées. Voilà un petit peu aujourd’hui comment ça se découpe.

KINIC SPORT : Parfait, merci. Comment se passe la relation avec les partenaires du club ? Est-ce que c’est vous qui les démarchez ou l’inverse, ou est-ce qu’on vous recommande, et est-ce que vous avez un exemple pour cela ?

FAUSTINE DAVID : Alors nous, on évolue comme je vous l’avais dit en deuxième division française. C’est une division qui attire un petit peu moins aujourd’hui que par exemple une première division française où on va jouer contre des grosses écuries telles que le PSG, Nantes ou Montpellier, donc c’est vrai qu’on a plutôt tendance à les démarcher. Aujourd’hui, on a très peu d’appels entrants. C’est plutôt nous qui allons les démarcher. Alors, ça nous est arrivé d’avoir des appels entrants. Quand on a des appels entrants, souvent, c’est que l’on est recommandé par un partenaire. Parce que voilà, il apprécie le partenariat qu’il a avec le club, il en apprécie les retombées ou les contacts qu’il a pu se faire au salon VIP et donc il en parle à son réseau à lui et puis dans ces cas-là, on peut être appelé. L’exemple que je peux donner, arrivé récemment, c’est vrai qu’on était plutôt sur un gros dossier avec une grosse enseigne nationale, ça ce sont des dossiers qui se travaillent longtemps, c’est 2 ans, c’est nous qui les avons démarchés, mais voilà, ça a pris 2 ans pour pouvoir se concrétiser et arriver au bout du partenariat, et là, ce sera signé pour la saison prochaine.

KINIC SPORT : D’accord, petite info du coup. Est-ce que vous avez un profil de sponsors spécifiques ? Parce que la Métropole de Nancy, le département et même plus globalement on va dire la région Lorraine est bien pourvue en club. Donc il y a vous, il y a l’AS Nancy Lorraine, il y a le SLUC, il y a le club de Volley masculin, le club de Volley féminin, si je ne dis pas de bêtises. Du coup, vous, est-ce que vous avez un profil spécifique de sponsors, est-ce que ce sont des sponsors qui potentiellement peuvent être attirés par le hand ? comment vous faites votre prospection finalement ? Cherchez-vous les partenaires en vous disant, est-ce qu’il peut y avoir une affinité ou pas du tout ?

FAUSTINE DAVID : Alors effectivement, vous l’avez bien précisé, on est dans un territoire hyper concurrentiel, on a beaucoup de clubs pros pour une seule ville. Donc c’est vrai que ça complique un petit peu la tâche de prospection et puis d’avoir des partenaires. On n’a pas vraiment, nous, de profils fixes, si ce n’est qu’aujourd’hui, quand on analyse les partenaires que l’on a, les ¾, enfin oui les ¾ sont plutôt des PME. On a plutôt tendance à attirer des PME d’envergure régionale, qui aujourd’hui rayonnent sur le territoire Lorrain voire Grand Est. On a encore un petit peu de mal à aller attirer des enseignes nationales qui vient chercher une visibilité nationale dans notre club. Ça, c’est déjà un premier fait, avec des secteurs d’activités bien représentés qui sont chez nous, on n’a pas, on ne se détache pas avec un secteur d’activités particulier qui vient s’implanter dans le handball. Alors après, dans la prospection, la manière dont on travaille, c’est vrai que nous on essaie d’aller démarcher les entreprises qui ne sont pas partenaires des autres clubs, parce que quand on a déjà noué un partenariat avec un club, et bien on a déjà effectivement créé des affinités, on a peut-être une affinité plus ou moins avec le sport, avec les personnes qui y travaillent, je ne sais pas l’historique du club, ou autre. Donc c’est vrai qu’on a tendance déjà à aller chercher les entreprises qui ne sont pas partenaires de ces clubs-là, parce que peut être qu’elles n’ont pas encore eu recours au sponsoring ou peut être que ce ne sont pas des choses qu’elles ont pu entrevoir à l’heure actuelle, et on essaie nous de pouvoir vendre ça. Après, nous on travaille sur…c’est vrai qu’on travaille pas mal de manière géographique, si je puis dire, par secteur. On essaie de prospecter un secteur de Nancy, une zone commerciale, une zone industrielle dans lesquels on va aller voir les entreprises et puis après bah, pas mal comme on disait tout à l’heure de bouche à oreille, de relationnel que l’on va faire, d’une personne que l’on a rencontrée là ou de quelqu’un qu’on a entendu parler, qu’on va appeler pour parler de notre club. Et puis après, il y a des partenaires qui sont aujourd’hui partenaires de clubs amateurs de handball. Donc on sait qu’ils ont une forte affinité du coup avec le sport. Puis là on va aller essayer de démarcher pour qu’ils laissent bien entendu leur partenariat au club régional et peut être qu’ils puissent passer un stade sur un club d’une envergure différente où ça va offrir un handball d’un niveau supérieur puis souvent une visibilité d’un niveau supérieur aussi.

KINIC SPORT : D’accord, merci c’était très clair. Alors sans donner de chiffres précis, est-ce que vous pouvez nous dire à peu près que représente le pourcentage des recettes du sponsoring dans votre club ? Est-ce que c’est une part importante pour vous le sponsoring ?

FAUSTINE DAVID : Oui, c’est une part très importante. Aujourd’hui ça représente à peu près 52% du budget total du club, ce sont les recettes privées, de partenaires privées.

KINIC SPORT : D’accord, donc oui assez conséquent effectivement. Quel est l’intérêt pour un club comme le Grand Nancy Métropole Handball de posséder des partenaires ? Et puis surtout les petits partenaires entre guillemets même s’il n’y a pas de petits partenaires mais également des gros. Vous le disiez vous en avez plus de 100 donc est-ce que ça aussi ça participe à la dynamique, le fait d’en avoir beaucoup ?

FAUSTINE DAVID : Oui, alors bah déjà l’intérêt pour nous de posséder des partenaires, bah on l’a dit précédemment, ça représente aujourd’hui plus de 50% de nos recettes. Donc c’est sur qu’il y a un intérêt déjà de santé financière pour le club. On est aussi dans un objectif de construction du club et de passer un niveau notamment en balistique supérieure donc effectivement, plus on a de partenaires, plus on a un budget conséquent, ce qui nous permet en général de pouvoir passer en division supérieure. Ensuite effectivement le fait d’avoir un réseau de partenaires qui est plutôt très étoffé ou en tout cas qui s’étoffe d’années en années, ça nous permet de créer une réelle dynamique entre nos partenaires, de s’inscrire comme un réseau d’entrepreneur et un réseau professionnel sur le territoire nancéen impactant. Et c’est aujourd’hui aussi ce qu’on cherche à être et à devenir, de plus en plus. C’est aussi voilà de pouvoir être une plateforme d’échange professionnel sur la ville de Nancy. Et puis posséder des partenaires c’est aussi pour nous avoir un soutien des entrepreneurs locaux pour le développement de notre club et pour le handball nancéen.

KINIC SPORT : Alors on va parler un petit peu on va dire de la crise juste sur une question. Comment communiquez vous avec vos partenaires en ce moment ? Comment vous parvenez à maintenir le lien sachant que les salles sont fermées on la dit un petit peu en préambule mais c’est un petit peu plus difficile et notamment comment vous utilisez les outils digitaux, les réseaux sociaux et bien justement pour peut-être apporter cette visibilité aux partenaires et garder ce lien ?

FAUSTINE DAVID : Alors nous effectivement quand, bah comme tout le monde, quand la crise est arrivée, on a réfléchi à une nouvelle stratégie pour le club. Alors on a déjà presque tout de suite créé un WhatsApp Business, donc un groupe WhatsApp avec l’ensemble de nos partenaires où l’idée c’était de pouvoir échanger entre eux, nous échanger, le club, en donnant des infos et autres et puis les partenaires qui, de par la crise, soit ont créé des produits différents, soit ont adapté leurs services ou autres puissent le communiquer à l’ensemble de nos partenaires. Ça c’était la première chose qu’on a fait. Ensuite on a créé des entreprises qui sont nos partenaires qu’on a diffusé sur nos réseaux sociaux notamment avec un fort appui sur LinkedIn qui aujourd’hui, voilà la page du club, elle est suivie par 1000 abonnés, donc c’est vrai que ça permettait une certaine visibilité. Et puis la dernière chose qu’on a fait nous lors de tous les matchs à domicile en fait pour les partenaires qui ont souscrit de la prestation VIP au début de l’année, on leur livre les repas VIP chez eux. Et puis, on a là comme l’ensemble des clubs procéder à la retransmission en live de nos matchs sur les réseaux sociaux du coup on invite nos partenaires à pouvoir regarder le match depuis chez eux et puis à pouvoir profiter d’un petit moment convivial chez eux avec le repas VIP qu’on leur livre. Donc aujourd’hui en fait on n’a pas vraiment perdu le lien avec nos clients parce que bah lors des livraisons finalement on les voit tous les 15 jours. Ça nous permettait à la fois de leur maintenir une prestation mais aussi de les voir. Et puis le WhatsApp Business ou les réseaux sociaux nous permettent là aussi de garder un lien. Enfin, pour les partenaires qui eux avaient acheté de la prestation de visibilité, on a remodelé certaines de nos prestations parce que par exemple il y avait des partenaires qui avaient opté pour de la visibilité dans els salons VIP ou des choses comme ça. Donc du coup de par la retransmission ne sont pas visibles. Et bien on les a basculés sur d’autres produits de visibilité. Par exemple le bandeau led qui l’est visible lors de tous les matchs retransmis à la télé.

KINIC SPORT : D’accord, donc vous vous êtes…vous vous êtes adapté un petit peu à cette situation et justement est-ce que cette adaptation dans un avenir proche le plus tôt possible on l’espère quand ça va reprendre normalement, est-ce que ça va vous servir selon vous. Voilà on va dire s’il y avait un bon côté à garder, est-ce que ce serait ça ? voilà tout ce que vous avez réussi à mettre en place pour vous adapter et pour garder le lien avec les partenaires et est-ce que ça peut vous servir pour l’avenir, est-ce qu’il y a des choses même quand le public pourra revenir en salle et que tout redeviendra normal ?

FAUSTINE DAVID : Alors est-ce qu’il y a des choses qu’on va garder pour l’instant je ne sais pas encore parce que je ne sais pas dans quel contexte plus ou moins on pourra revenir à une situation dite normale. En tout cas il y a des choses type le WhatsApp Business que l’on n’enlèvera pas. On se rend compte que ça a permis beaucoup d’échange entre nos clients et puis ça leur a permis eux-mêmes de garder un lien notamment quand ils supportaient l’équipe derrière leurs écrans. Donc ça c’est sur ce sont des choses que l’on va garder. Après c’est sûr que cette situation on en retire du bon, du positif. Honnêtement ça nous a poussé à sorti de notre zone de confort fortement parce que depuis des années, ce n’est pas qu’on faisait les mêmes choses mais, le sport professionnel et le sport business était établi d’une telle manière qu’on était toujours dans des schémas un petit peu identiques. Donc là c’est vrai que ça nous a poussé à innover. Et honnêtement c’était un challenge très intéressant pour nous, qui nous a passionné, qui nous a donné beaucoup de travail et beaucoup de remise en question sur ce qu’on faisait mais ça a été franchement bénéfique. Ça nous a aussi permis de nous rendre compte qu’on était capable de s’adapter à presque n’importe quelle situation, en tout cas à quelque chose de très inédit auquel je crois que le monde entier ne s’attendait pas à vivre un jour et on s’est rendu compte qu’on était capable aussi de garder la relation qu’on a avec nos partenaires, notamment de garder nos partenaires. Parce qu’aujourd’hui au club on a pratiquement perdu aucuns partenaires entre la saison dernière et cette saison. Donc ça va faire pratiquement 1 an et demi, enfin en tout cas nous 1 saison et demi qu’on vit avec le covid et sans public.

KINIC SPORT : D’accord, et justement petite question toute simple est-ce que paradoxalement, ça a rapproché les partenaires du club ?

FAUSTINE DAVID : Alors c’est difficile à dire parce que je ne les vois pas ensemble. Je ne peux pas les voir dans un évènement ensemble. En tout cas, je pense oui qua ça a resserré les liens et notamment les liens économiques qu’ils avaient pu créer entre eux pendant la crise. Et ça a aussi fortement resserré leur appartenance au club aujourd’hui, leur sentiment d’appartenance au club et à l’équipe, et ça on en est très content.

KINIC SPORT : Oui le fait de voir que vous mettez tous les moyens pour compenser cette difficulté, j’imagine oui qu’ils sont sensibles à ça les partenaires ?

FAUSTINE DAVID : Oui pour l’instant on a plutôt des retours positifs ou presque très positif de ce que l’on fait, en effet.

KINIC SPORT : Alors autre question, on va sortir un petit peu de la crise. L’AS Nancy Lorraine si je ne dis pas de bêtises est aussi l’un de vos partenaires, enfin en tout cas vous avez un partenariat. Comment se passe cet échange, ce partenariat avec un autre club, voilà dans les grandes lignes, quelles sont les conditions de votre partenariat ?

FAUSTINE DAVID : Alors en fait ça a été initié de nos deux présidents de club qui se connaisse bien et partagent des visions communes de développement de club. L’ASNL est un club d’envergure aujourd’hui beaucoup plus structuré que le nôtre. Et donc ils sont devenus partenaires un petit peu dans cette idée là de pouvoir accompagner le Grand Nancy Métropole Handball à grandir. Donc effectivement c’est un de nos partenaires officiels aujourd’hui. Ils ont les mêmes prestations si je puis dire qu’un partenaire lambda. Ils ont des places pour venir à nos matchs donc en fait ça leur permet aussi de pouvoir offrir à leurs clients des fois de leur offrir autre chose que du foot, de les emmener sur une autre discipline qu’aujourd’hui ils supportent à Nancy. Ils ont aussi une visibilité chez nous et puis c’est un club avec qui on travaille ensemble, avec lequel on va pouvoir échanger des fois des services, on va pouvoir travailler avec un partenaire qu’ils ont et ça va nous dépanner sur ce coup là et inversement. Voilà c’est un club avec qui on a des liens assez étroits dans le développement et dans la structuration de nos clubs.

KINIC SPORT : Et par rapport aux autres clubs de la métropole, c’est peut-être différent parce que l’AS Nancy Lorraine, c’est un autre club, donc c’est le football c’est un sport extérieur mais est-ce que vous avez liens ou des contacts avec les autres clubs, le SLUC Nancy notamment pour le basket ou le Grand Nancy Volley ou le Vandoeuvre Nancy Volley, est-ce que hormis l’AS Nancy Lorraine vous avez des contacts avec d’autres clubs de votre ville. On le redit une nouvelle fois, mais qui est quand même assez fournit pour une métropole de cette taille en clubs professionnels.

FAUSTINE DAVID : Oui oui bah alors déjà nous la salle où on s’entraine, on la partage avec le VNVB, donc le volley féminin. Donc effectivement c’est un club avec qui on a des échanges très réguliers, avec lesquels voilà on a une entente très bonne, notamment pour s’arranger sur des créneaux d’entrainements, quand on fait des manifestations dans la salle etc donc…et c’est un club avec qui on échange beaucoup. Le SLUC Nancy Basket est un club avec qui on a pas mal de contacts aussi parce que la salle dans laquelle on jour, on la partage avec eux du coup. Donc là idem, on a des liens avec eux. Le Grand Nancy Volley alors c’est un club que nous on voit un petit peu moins parce qu’effectivement par exemple on ne partage pas de salle avec eux. Mais ceci étant dit, voilà qu’on rencontre aussi à des manifestations diverses à Nancy et qu’on connait, le président qu’on connait assez bien. Donc non nous on a des bonnes relations avec l’ensemble des clubs de la Métropole Nancéenne.

KINIC SPORT : Donc du coup pas forcément de concurrence entre les clubs ?

FAUSTINE DAVID : Alors après c’est… oui il y a de la concurrence parce qu’on évolue tous sur un même secteur, c’est vrai. Maintenant, on évolue tous dans des disciplines qui sont toutes différentes, à, des échelons et à des stades différents. On est des clubs qui sont plus ou moins structurés, qui sont plus ou moins connus, qui ont un impact, voilà, qui ont un impact sur la ville plus ou moins important. Voilà moi j’ai tendance à dire que si on est tous existant aujourd’hui à Nancy c’est que chacun a sa place et je ne vois pas les autres clubs aujourd’hui comme des concurrents. Ce n’est pas comme ça que l’on travaille.

KINIC SPORT : D’accord, merci pour cette réponse, voilà, honnête et directe. Alors on va rentrer dans le but du sujet, on va dire un petit peu plus technique. Quels sont les facteurs à prendre en compte dans une analyse de l’impact d’une action de sponsoring. C’est-à-dire que quand vous faites une action pour un partenaire, comment vous analysez, j’imagine en lien avec le partenaire et concrètement quels sont les leviers pour mesurer le retour sur investissement d’une action de sponsoring que vous avez mis en place, là encore j’imagine en lien avec le service de communication du partenaire ou avec le partenaire en direct. Est-ce que vous analysez l’impact d’une action, comment et en quels liens avec le partenaire ?

FAUSTINE DAVID : Alors oui on analyse l’impact des actions que l’on mène. Maintenant on ne va pas se le cacher c’est difficile aujourd’hui de mesurer un retour sur investissement très précis comme peuvent le permettre d’autres outils notamment des outils digitaux. En général on a des stats assez précises qui ressortent. Là c’est un peu plus délicat dans le sponsoring sportif. Alors ça dépend aussi là de quelle est la prestation qu’on a prise. Alors je dirais que la première chose quand on prend de l’action plutôt de prestations VIP, d’hospitalités et qu’on vient dans un souhait de pouvoir étoffer son réseau, de pouvoir faire du business les soirs de matchs ou autres. Alors ça c’est le partenaire qui l’analyse lui-même finalement. Aujourd’hui c’est se dire bah moi quand je viens dans les salons VIP du Grand Nancy Métropole Handball, bah oui j’ai rencontré x partenaires et j’ai noué des relations avec eux ou alors bah ça fait 2 ans que je els vois donc effectivement j’ai approfondi ma relation avec eux et j’ai bossé avec eux. Et eux aussi en général ils savent les affaires qu’ils ont signé parce que c’est quelqu’un qu’ils ont rencontré dans les salons VIP ou parce qu’ils ont approfondi leur relation chez nous ou en tout cas si je puis dire ils ont entériné les relations chez nous. Donc ça ce sont des choses que nous, le club, on a du mal à analyser le retour, mais ça ce sont les clients qui nous font ce retour-là. Et puis aussi c’est le client qui nous demande, c’est là le rôle que nous on joue, est-ce que à table je pourrai être avec telle ou telle entreprise parce que ce serait bien que je puisse les rencontrer ou autre. Donc ça c’est nous qui allons aujourd’hui pouvoir les aider là-dessus. Après pour les partenaires qui prennent plutôt des parties de visibilité, il y a des actions qui se mesurent plus facilement que d’autres. Par exemple pour mettre en place une action avec notamment une offre promotionnelle chez le partenaire ou par exemple je ne sais pas, on distribue des flyers à différentes personnes dans la salle et puis sur chaque flyers vous avez un petit coupon et vous avez, je dis n’importe quoi, une réduction sur x produits que vous achetez, les partenaires là du coup ils ont un retour sur investissement qui est direct parce que eux ils collectent ces petits noms là et ils savent que x personnes ou x pourcents de public est venu chez eux et donc qui ont consommé chez eux. Donc ça ce sont des choses qui sont plutôt facile à analyser. Des fois et d’ailleurs on pousse les partenaires à pouvoir entreprendre ce genre d’actions parce que ça permet de mesurer l’investissement qu’ils font chez nous. Après sur de la visibilité par exemple sur une tenue de match ou sur de la led ou autre, là aussi c’est difficile de pouvoir analyser exactement votre retour sur investissement. Ceci étant dit, c’est pareil, ce sont souvent les clients qui nous disent, ah bah oui il y a untel qui est venu parce qu’il m’a vu sur le maillot ou alors bah oui j’ai fait du business un petit peu excentré de Nancy, on m’a parlé de vous notamment parce qu’on est vu sur les maillots, notamment en tant que sponsor officiel.

KINIC SPORT : D’accord, donc il y a quand même un retour ?

FAUSTINE DAVID : Il y a un retour voilà mais c’est vrai que c’est souvent le partenaire qui va nous donner aujourd’hui son retour sur investissement que l’inverse parce que voilà ce sont des choses un petit peu difficiles qu’on peut mesurer. Alors là en période de covid on mesure la visibilité assez facilement puisque du coup on retransmet nos matchs sur nos réseaux sociaux donc du coup on a els statistiques des vidéos, enfin des matchs qu’on retransmet qui sortent. Donc là ça nous permet plus facilement de dire aux partenaires et bien sur ce match-là, il y a x personnes qui ont vu le match et donc vous votre annonce led elle est passée x fois pendant le match donc voilà vous avez été vu 5 minutes et par tant de personnes. Aujourd’hui c’est plus facile mais évidemment quand les gens venaient en salle, ça c’était des choses que l’on ne pouvait pas mesurer, le fait de dire qu’il y avait x personnes au match.

KINIC SPORT : D’accord mais du coup vous êtes quand même, d’après ce que vous me dites, vous êtes quand même force de proposition par rapport à des opérations, justement c’est intéressant. Par rapport au secteur d’activité etc, est-ce que vous êtes amené même si ce n’était pas forcément prévu mais, ça ce serait une opération qui marcherait bien parce qu’il y a des partenaires effectivement qui recherchent du business, il y en a qui recherchent de la notoriété, il y en a qui recherchent les deux, mais du coup c’est à vous aussi d’être force de proposition par rapport à l’activation du partenariat ?

FAUSTINE DAVID : Oui exactement, c’est ça. Au tout début quand on rencontre les partenaires, on commence toujours par leur demander aujourd’hui quels sont leurs besoins, leurs objectifs, en nous rencontrant. Et c’est là qu’on analyse et que nous on va leur proposer certains produits plutôt que d’autres parce qu’on estime que pour leurs objectifs, c’est le meilleur moyen de pouvoir y parvenir avec le produit proposé. Quelqu’un aujourd’hui par exemple comme je vous disais qui me dit bah moi aujourd’hui je me lance dans mon activité, j’aimerai me faire connaitre sur le territoire nancéen et par exemple il fait du produit destiné au professionnels, on va plutôt lui proposer de vouloir venir sur du salon VIP rencontrer les partenaires ou alors de faire de la visibilité mais uniquement dans les salons VIP parce qu’ils s’adressent aux partenaires. Quelqu’un qui ne s’adresse pas du tout aux professionnels et dont la clientèle est complétement BtoC, on ne va pas aller sur des prestations comme ça. On va plutôt aller sur de la prestation dans la salle, de la visibilité dans la salle et puis selon l’envergure qu’a l’enseigne ou alors selon ses objectifs précis, et bien on va ajuster le fait d’aller sur un stickers terrain parce que voilà c’est une grosse visibilité et tout le monde va le voir à chaque fois ou alors s’il cherche de la visibilité nationale, on va peut être aller sur de l’équipement, parce que lorsque les joueurs se déplacent, et bien ils sont vus partout en France ou alors on va aller sur de l’activation marketing sur une activation évènementielle à 1, 2, 3 reprises dans la saison où là on va faire un gros coup de com’ et où ils vont remettre des goodies, ils vont faire une opération de promotion dans leurs magasins en lien ou voilà il y a pleins de choses qui existent et c’est vrai qu’on s’adaptent vraiment aux besoins des entreprises quand elles viennent au club.

KINIC SPORT : D’accord. Et bien merci en tout cas Faustine DAVID d’avoir répondu à nos questions et on vous souhaite une bonne continuation pour le Grand Nancy Métropole Handball qui évolue en Pro Ligue, c’est donc la deuxième division mais avec l’objectif de monter en Lidl Star Ligue, c’est comme ça que l’on appelle la première division de handball c’est ça ?

FAUSTINE DAVID : Oui c’est ça, c’est ça exactement.

KINIC SPORT : Et bien merci.

FAUSTINE DAVID : Merci beaucoup également de m’avoir sollicité pour cet entretien, c’est très plaisant.

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