Agence KINIC
15 Rue d’Alsace
63110 Beaumont

Gestion de club

marketing et marketing écologique

Tendance : le marketing sportif écoresponsable

Gestion de club

Le marketing écoresponsable s’invite dorénavant dans le monde du sport. Ce type de marketing consiste à produire et à communiquer de façon plus responsable. Comme dans d’autres domaines, celui du sport demeure très concurrentiel. Avec le marketing vert, vous pourrez vous démarquer tout en améliorant la responsabilité sociale de votre club.

C’est quoi le marketing écologique ?

Le marketing écologique est connu sous différentes appellations : marketing vert, marketing durable ou éco-marketing.

Ce type de marketing consiste à gérer un club ou une association sportive de manière durable. Concrètement, il vise à réduire les effets néfastes des aspects relatifs à la production et à l’utilisation de produits pour les personnes et l’environnement. Il arrive même que certaines entités parviennent entièrement à les éviter.

Pour ce faire, les entités sportives se mettent à créer, à produire et à vendre un produit durable. Le marketing vert incite également les clients à consommer de façon respectueuse et durable. De nos jours, l’écomarketing doit figurer parmi vos priorités, puisque de plus en plus de consommateurs privilégient les produits respectant l’environnement.

L’importance de mettre en place une stratégie de marketing responsable dans son club

Il est courant d’entendre que chaque geste écologique compte. De nombreuses personnes s’y sont déjà mises au quotidien : slow consommation, usage de bouteilles en verre, réduction du gaspillage alimentaire, etc. 

Pour le marketing écologique, les actions vont au-delà des objectifs commerciaux. En effet, vous pourrez déjà apporter votre part de contribution à travers vos publications en ligne ou vos différentes publicités dans les médias traditionnels. Vous pourrez par exemple mettre le point sur la réalité du problème écologique et proposer des solutions concrètes.

Afin de marquer encore plus les esprits, vous pourrez revoir les coûts de production, de distribution ou de communication en ayant une conscience plus écologique. Avec une telle politique de marketing, votre club se démarquera des autres qui appliquent encore le marketing classique.

La mise en place d’un écomarketing

Si une entité sportive désire mettre en place une politique de marketing écologique, un investissement financier et humain sera nécessaire. Cependant, les efforts pour y parvenir peuvent être progressifs. Vous pourrez alors passer par les diverses étapes du marketing vert :

  • Le marketing écologique passif : votre club suivra uniquement les lois exigées qui concernent les règles écologiques.
  • Le marketing écologique sélectif : vous appliquez des mesures écologiques qui s’apparentent à vos différents concurrents.
  • Le marketing écologique interne : votre club insuffle un élan écologique au sein même de sa structure. Pour ce faire, vous proposerez des solutions écologiques portants sur le développement et la mise en œuvre d’un service ou d’un produit.
  • Le marketing écologique innovant : votre association prend les devants en investissant dans la recherche qui établira de nouvelles normes écologiques.

Vous seuls êtes libre de décider du type de marketing vert que vous désirez adopter. Pour vous aider, n’hésitez surtout pas à consulter vos équipes. Vous pourrez aussi mener des enquêtes auprès de votre communauté afin de connaitre leurs différentes attentes.


 

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actions de sponsoring sur les réseaux sociaux

Comment mettre en avant vos actions de sponsoring sur les réseaux sociaux ?

Gestion de club, Sponsoring

De plus en plus de marques investissent dans le sport afin de donner une image positive à leur entreprise et de booster leur notoriété. Parce que le sponsoring sportif occupe une place importante dans la vie des sponsors et des clubs, il doit dans ce cas s’inscrire dans la fidélité et la durée. Pour faire durer ce partenariat, il existe plusieurs moyens efficaces comme la mise en avant de vos actions de sponsoring sur les réseaux sociaux. Mais comment s’y prendre ?

Le sponsoring sportif : par où commencer sur les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de la stratégie marketing des marques. Quelle que soit la notoriété des clubs ou des joueurs qu’elles sponsorisent, ce partenariat leur offre la possibilité de valoriser leur image en ligne et de mettre leur action en avant. Pour ce faire, les sponsors profitent de la notoriété des joueurs ou des clubs qu’ils soutiennent pour attirer de nouvelles cibles. Sachant que la communauté des sportifs leur fait entièrement confiance, ils n’auront plus de mal à gagner en popularité et à atteindre des clients potentiels, mais aussi d’autres partenaires, des fans, etc. En contrepartie, ils versent aux associations sportives les aides nécessaires dont elles auront besoin pour ses activités, en respectant les termes des contrats.

Les techniques pour mettre en avant vos actions de sponsoring.

Pour une marque, repérer des cibles n’est pas suffisant lors de la mise en place des actions de sponsoring sur les réseaux sociaux. En effet, une fois les clients potentiels identifiés, ceux-ci doivent être fidélisés. Il faut donc les attirer, leur faire connaître les produits à travers des vidéos, des photos, des contenus pertinents, etc.

Diffuser des vidéos sur les réseaux sociaux

Sur internet, plus de 80 % des trafics proviennent des vidéos. Pour mettre en avant vos actions, il s’agit d’un bon moyen. Pour cela, vous pouvez faire appel à vos joueurs sponsorisés ou à votre club pour faire une petite vidéo publicitaire de vos produits. Sinon, vous pouvez aussi partager des vidéos de vos moments forts lors des matchs, des entraînements… Non seulement vous pouvez ainsi fidéliser vos clients, mais vous pouvez également attirer de nouveaux prospects.

Partager des photos

Outre la vidéo, les photos sont aussi d’excellentes solutions pour mettre en avant vos actions. Vous pouvez partager depuis votre page plusieurs photos de vos joueurs avec vos produits. De leur côté, ceux-ci seront plus enclins à partager depuis leur compte officiel et à identifier votre marque.

Organiser des concours

Avec l’aide des joueurs du club, vous pouvez aussi lancer sur des plateformes telles que Facebook, Instagram ou Twitter, des petits concours amusants dont les prix seront des places gratuites pour des matchs ou des produits de votre marque. De cette manière, vous pourrez attirer l’attention du public, stimuler l’engagement et augmenter les ventes. Par la même occasion, vous aiderez aussi l’organisation sportive à gagner encore plus en notoriété.

Rentre votre profil plus humain pour mettre en avant vos actions

Les profils sérieux qui manquent de « fun » et de contenus intéressants n’attirent personne. Si vous voulez mettre en avant votre sponsoring sportif, il est recommandé de vous rapprocher davantage de votre communauté. Pour cela, vous pouvez demander l’aide des équipes ou du club que vous sponsorisez en lançant des challenges, des concours, en faisant des podcasts, en diffusant des vidéos en direct parlant de sujets variés sur votre partenariat…

 


 

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sponsoring et naming sportif v

Le naming sportif : avantages/inconvénients

Gestion de club, Sponsoring, Sport Business

SOMMAIRE :


Le naming sportif est une pratique qui ne date pas d’hier, mais qui est arrivé récemment en France. Venu tout droit des États-Unis, il consiste à donner le nom d’une marque ou d’une entreprise à une enceinte sportive ou à un événement sportif en vue d’atteindre des objectifs de communication marketing. Comme toute bonne chose, il comporte des avantages, mais aussi des inconvénients que vous ne tarderez pas à découvrir dans les lignes suivantes.

Quels sont les avantages du naming sportif ?

Le « naming » est considéré comme une forme particulière de parrainage de nom qui repose sur l’association entre une entreprise ou une marque, et un club de sport ou une enceinte sportive (stade). Cette technique apporte aux deux parties de nombreux avantages.

Les bienfaits du parrainage de nom pour les associations sportives

Pour les clubs, les collectivités, les fédérations et les associations sportives, le naming est une nouvelle source de financement pour leur activité tout comme le sponsoring. Cet investissement leur permet de couvrir, d’une part, les frais de construction, de rénovation et de maintenance d’une enceinte sportive ou de leurs équipements sportifs. D’autre part, il offre aux clubs de sports la possibilité d’organiser des évènements sportifs importants ou des compétitions de sport avec d’autres clubs.

Les avantages du naming sportif pour les marques ou les entreprises

Le naming est tout particulièrement intéressant pour les entreprises ou les marques, car il leur permet d’intégrer leur nom à un lieu rassemblant un public important et des millions d’internautes. Une solution efficace pour gagner en visibilité et donc en notoriété. De plus, cette notoriété sera valable à l’échelle internationale étant donné que l’enceinte en question peut accueillir un grand évènement sportif.

Mais ce n’est pas tout ! Cette technique leur permet également de s’adresser à des cibles spécifiques telles que : des clients potentiels parfois difficiles à capter par les techniques d’approche classiques (étudiants, cadres, salariés…), de nouveaux actionnaires et des fournisseurs importants. Et en interne, elle constitue le moyen efficace pour motiver, fédérer et véhiculer autour d’une certaine valeur de l’entreprise. En effet, adopter cette pratique de parrainage permet à l’entité de bénéficier d’un certain trait d’image positif qu’elle peut transférer à ses produits ou à ses marques.

Les inconvénients du parrainage de nom

Si le fait de donner son nom à une enceinte sportive booste la notoriété des marques, cela comporte tout de même quelques risques. Tout d’abord, le retour sur investissement de ce projet n’est jamais garanti à 100 %. Plus le nom parrainé sera employé par les médias et sera commercialisé, moins l’identité officielle du club ou de l’enceinte sera reconnue par les internautes et perdra toute sa valeur. De plus, le naming peut aussi entraîner l’opposition des supporters. Compte tenu de l’importance du nom sur l’enceinte sportive, ce changement soudain de titre peut engendrer des vagues de mécontentement et d’hostilité auprès des fans. Enfin, les risques sportifs font aussi partie des inconvénients du parrainage de nom. Comme avec le sponsoring, les parrains ont aussi à craindre des séries de défaites, des crises sportives et d’une rétrogradation en ligue inférieure.

 


 

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Site web de son club

Que mettre sur le site internet de son club ?

Gestion de club, Stratégie marketing

De nos jours, presque toutes les entités, y compris les clubs de sport, disposent de leur propre site internet. Telle une vitrine pour votre club, le site vous permettra de vous faire connaître et d’augmenter le nombre de vos adhérents. Peu importe votre domaine (athlétisme, football, basket-ball…), il convient de savoir structurer votre site pour assurer la mise en valeur de votre club. Un site bien conçu sera tout à fait à votre avantage, puisque vous pourrez y démontrer le professionnalisme de votre club.

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L’importance de créer un site pour votre club

Le secteur des clubs de sport ne cesse d’évoluer et de se développer. Il convient alors de se faire connaître et de se démarquer des autres clubs sportifs. C’est pour cette raison que créer un site pour son club de sport est devenu incontournable.

Le principal objectif est de présenter votre club et les avantages que vous offrez aux adhérents et collaborateurs. Pensez également à mettre en avant vos équipes et les différents sports pratiqués.

Un site internet revient également à avoir un moyen de communication rapide et efficace. Vous pourrez l’utiliser pour mettre en avant les événements à venir ou proposer toutes sortes de services à vos clients. N’hésitez pas également à y partager les photos de votre équipe, de vos coupes ou autres événements qui ont marqué votre club. 

En outre, vous pourrez mettre à la disposition des clients des documents à télécharger, tels que les documents d’inscription, les fiches des entraînements et bien d’autres ressources.

Bien structurer votre site

Un site bien structuré se base sur un contenu pertinent et un design épuré et attrayant. Sur la page d’accueil, pensez à mettre en valeur ces informations :

  • Historique du club
  • Présentation de votre équipe
  • Localisation
  • Informations pratiques (horaires d’entraînements, tarifs…)

Dans d’autres sections du site, vous pourrez intégrer :

  • Un agenda de votre programme
  • Les règles de votre club de sport
  • Une galerie photo présentant vos activités et vos événements passés
  • Une page de contact
  • Une page d’inscription à votre newsletter

En matière de design, n’hésitez pas à utiliser des outils qui vous permettent de travailler chaque détail de votre site. De tels outils vous permettent de travailler différents éléments graphiques, comme les formes, les boutons, les icônes, les illustrations, les bandes et beaucoup d’autres encore. 

Par ailleurs, vous pourrez choisir de personnaliser la typographie, le fond des pages, l’apparence des menus et autres détails concernant votre site.

Faites vivre votre site

En plus de présenter les différents aspects de votre club, votre site internet peut également servir de bannière publicitaire pour vos différents sponsors. Il en va de même pour d’autres entités qui souhaitent collaborer avec vous.

Vous devez également savoir que votre site peut aussi vous servir de boutique en ligne. En effet, c’est un excellent moyen pour développer votre activité en vous lançant dans l’e-commerce. Vous pourrez vendre des maillots, des écharpes ou d’autres articles dérivés à vos adhérents, à vos supporteurs et à vos fans.

 


 

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digitalisation du sport

Quelle est l’importance du digital en période de crise sanitaire pour le sport ?

Covid-19, Gestion de club, Stratégie marketing

De nombreux secteurs se servent de la digitalisation en cette période de crise sanitaire pour pouvoir continuer leurs activités. Le monde du sport ne fait pas exception. En effet, les organisations sportives tiennent à entretenir leurs relations avec les sportifs professionnels ou amateurs ainsi qu’avec leurs communautés sur les réseaux sociaux, malgré les restrictions sanitaires.

Quels avantages de la digitalisation dans le monde du sport ?

La digitalisation renforce l’interaction entre les clubs, les fédérations et les adeptes de sport, mais aussi les internautes. L’adapter en cette période de pandémie apporte de nombreux avantages comme :

L’augmentation de la visibilité

La transition vers le numérique offre aux clubs de sport et aux fédérations sportives une visibilité plus large auprès de l’audience. Tout cela grâce aux sites Web de l’organisation et aux annonces sur les différentes plates-formes comme Facebook, Twitter et Instagram.

L’élargissement de contenu

La technologie a permis la diffusion de nouveaux contenus sur n’importe quel canal (téléphone, tablette ou ordinateur). Les amateurs de sport peuvent maintenant vivre de nouvelles expériences : commenter, regarder les matchs, interagir avec d’autres adeptes en temps réel.

L’accès aux clients plus facile

Vous prenez le contrôle de votre parcours sportif. Les contenus diffusés sont filtrés selon les préférences personnelles. De plus, toutes les procédures d’adhésion, d’abonnement et d’achat se font en ligne, ce qui représente un gain de temps considérable. Les actualités vous sont partagées en temps réel par des « newsletters », et les annonces que vous recevez se déclinent à l’infini selon vos goûts.

L’engagement de nouveaux sponsors

Le marketing digital a évolué du fait que la clientèle est ciblée selon les catégories d’âge, de sexe, d’intérêts personnels… Une stratégie efficace qui génère des acheteurs et qui attire tout particulièrement les sponsors et les partenaires.

Nouvelles sources de revenus

La possession de données sur les membres ou les clients améliore les services déjà existants et permet l’ajout de nouvelles offres. Concevoir de nouvelles stratégies commerciales d’autant plus innovantes les unes que les autres sont dorénavant possibles grâce à la digitalisation. La communication avec les clients est alors facilement entretenue et il est possible de les fidéliser aisément.

Que ce soit selon un point de vue organisationnel ou un point de vue opérationnel, la digitalisation est la nouvelle tendance de l’industrie du sport. Elle représente la solution pour satisfaire les adeptes de sport durant la crise sanitaire.

Comment transiter vers le numérique ou la digitalisation ?

Si vous êtes une entreprise dans le secteur du sport, des étapes sont essentielles pour rendre possible la digitalisation.

Intégrer de nouvelles technologies numériques

De nouvelles technologies numériques sont intégrées dans le processus pour accélérer les tâches en l’occurrence dans les métiers manuels. L’amélioration de la performance des tâches génère plus de revenus au club sportif et aux autres organisations. Face aux coûts d’implantation de ces technologies et à la situation actuelle, le profit perçu n’en est pas moindre.

Former les employés

Les employés ont besoin de se former pour utiliser à bon escient les nouvelles technologies numériques. Seule l’acquisition des compétences adéquates fera ressortir les avantages proposés par la digitalisation.

Prédire les tendances générales des consommateurs

Les données obtenues sur les amateurs ou les professionnels de sport servent dans les analyses commerciales et marketing des clubs et des fédérations. Elles en déduisent une tendance commune de consommation. Moyennant quoi, il est devenu plus facile de déterminer vers quel service ou vers quel produit le client est attiré et, d’orienter les activités du club ou de l’association.


 

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crise sanitaire et perte de sponsors

Quelles sont les conséquences d’une perte de sponsor pour un club ?

Covid-19, Gestion de club, Sport Business

Cela fait maintenant plus d’un an que le coronavirus et ses variants ont plongé le monde dans une crise sanitaire sans pareil. Dès lors, le monde du sport et les activités des clubs sportifs sont totalement à l’arrêt. Plus de matchs, plus d’entraînement, une diminution des licenciés… et pire encore des pertes de sponsors. Les sponsors ont une place particulièrement importante dans la vie des clubs. Or, leur perte, a engendré de graves conséquences auprès des clubs de sport professionnels et amateurs.

Une perte importante de sponsors en 2020

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a entrainé une crise économique dont les effets se font ressentir aujourd’hui auprès des associations sportives. En effet, pour la plupart des clubs de sport, notamment des clubs amateurs, leurs sources de revenus proviennent principalement des partenaires ou des sponsors. Pourtant, ces derniers sont pour certains, des commerçants, des artisans locaux, des restaurants, des bars… qui ont tous du mal à joindre les deux bouts en cette période de crise. En raison des problèmes financiers auxquels ils font face, certains d’entre eux se retrouvent donc dans l’obligation de retirer leur sponsoring. Ce qui est une mauvaise nouvelle pour les clubs de sport amateurs. Mais les associations sportives professionnelles ne sont pas aussi épargnées. La crise économique n’a pas seulement atteint les commerçants locaux, mais aussi les grandes marques. Par conséquent, ces dernières ont résilié leurs contrats avec les joueurs professionnels ou réduit leurs investissements.

Les conséquences d’une perte de sponsor

Les cotisations des membres, les subventions municipales, ainsi que les recettes de leurs activités ne suffisent pas aux clubs professionnels ou amateurs pour assurer leurs dépenses. C’est pourquoi, la présence de partenaires ou de sponsors est primordiale. Par contre, en raison de la crise sanitaire et de la crise économique qui s’en est suivie, ils ne peuvent plus assurer le sponsoring. Cette amputation de source de revenus a causé pas mal de désagréments auprès des associations sportives. En effet, depuis la perte de sponsors, certains se sont retrouvés dans l’obligation de cesser totalement leurs activités faute de moyen financier. Tandis que d’autres, sont obligés de limiter leurs dépenses. Pour cela, ils ont dû minimiser les déplacements, les matchs interclubs ainsi que les rencontres sportives… mais surtout annuler les compétitions sportives.

Les conséquences de la perte de sponsors ne s’arrêtent pas seulement au niveau du sport lui-même. Les salariés dans les clubs de sport sont aussi grandement touchés. Si la priorité est d’équilibrer les budgets en cours des associations sportives, elles ont été obligées de prendre des mesures drastiques comme envoyer la plupart de leurs salariés en chômage partiel. Ainsi, les dépenses seront réduites et l’association peut continuer ses activités.

Difficulté à trouver de nouveaux partenaires

Tous les secteurs, quelles que soient leurs activités, ont été frappés par cette crise économique. Il est donc devenu difficile pour les sportifs et les athlètes de récupérer des partenaires pour financer leurs clubs. Une mauvaise nouvelle, notamment pour les athlètes, à seulement quelques mois des Jeux olympiques d’été de Tokyo, qui se dérouleront du 23 juillet au 08 août 2021.

 


 

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sponsoring sportif et covid-19

Comment la covid-19 a transformé le sponsoring sportif ?

Covid-19, Gestion de club, Sponsoring

La COVID-19 a eu un impact conséquent sur le marché économique mondial. Presque tous les secteurs sont concernés, y compris le monde sportif et le sponsoring. Entre janvier et mars 2020, on note une baisse de 35 % des contrats de sponsoring. Aujourd’hui, l’impact de cette pandémie est toujours d’actualité et cela concerne autant les sportifs professionnels que les amateurs.

COVID-19 : sponsoring sportif en baisse

La COVID-19 marque l’arrêt de nombreux événements nationaux et internationaux. Dans le monde du sport, la pandémie est à l’origine de l’arrêt ou du report de nombreuses compétitions : 

  • Tennis (l’Open d’Australie)
  • Tour de la Communauté de Valence (Cyclisme)
  • Formule 1
  • Les coupes d’Europe de rugby
  • Ski (championnat du monde)
  • Jeux Olympiques de Tokyo

Certaines des compétitions reportées n’ont pas encore eu de confirmation en ce qui concerne leur reprise. La pandémie a également impacté le marché du sponsoring sportif qui présente une baisse non négligeable. 

De nombreuses marques de vêtements et de chaussures sportifs (Nike, Adidas…) ont diminué jusqu’à 50 % leurs contrats de sponsor. En effet, l’industrie du textile connaît un certain déclin en raison de la crise économique liée à la COVID-19. Les marques de mode sont également nombreuses à suivre cette voie. Certaines entreprises estiment même que cet outil de marketing n’est pas très avantageux en ces temps de crise sanitaire.

Il est bien de préciser que le marché du sponsoring sportif est différent d’un continent à un autre. L’Europe est en tête de liste, car elle regroupe un nombre important de clubs sportifs rentables et mondialement connus. Viennent ensuite l’Amérique du Nord et l’Asie. Quoi qu’il en soit, les clubs et les sportifs sont de plus en plus nombreux à exiger des frais de droits.

Comment remédier aux impacts de la crise sanitaire sur le sponsoring sportif ?

Il en va sans dire que le soutien des entreprises est d’une aide précieuse pour les sportifs et les clubs. Grâce à leur soutien, ces derniers ont la possibilité d’exister, de grandir et d’accomplir de nombreux exploits.

Même si l’arrivée de la crise sanitaire liée à la COVID-19 a chamboulé les choses, les sportifs tentent de trouver une entente avec les sponsors. Ainsi, certains sportifs proposent différentes initiatives pour mettre en avant leur sponsor et faire connaître leurs produits. C’est par exemple le cas des sportifs qui organisent des Lives sur les réseaux sociaux tout en mettant en valeur le logo de leur sponsor.

Une autre solution pratique, est de proposer aux sponsors des facilités de paiement. Chaque club tente alors de trouver une entente avec ses collaborateurs et ses sponsors. Certains proposent un étalement de 50 %, 60 % ou 80 % du paiement du soutien financier.

D’autres sportifs et clubs sont encore à la recherche d’une solution « gagnant-gagnant » envers ses partenaires. En effet, tous les domaines sportifs sont touchés par le déclin de sponsoring, d’autant plus que les entreprises elles-mêmes rencontrent de grandes difficultés pour faire face à la crise sanitaire.


 

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Gaël Levavasseur de Score’n’co

Interview de Gaël Levavasseur – Score’n’co

Gestion de club, Interviews

Pour ce douzième épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Gaël Levavasseur, président de Score’n’co.

Découvrez l’interview de Gaël Levavasseur

KINIC SPORT : Bonjour Monsieur LEVAVASSEUR.

GAËL LEVAVASSEUR : Bonjour. 

KINIC SPORT : Alors ma première question, c’est de vous présenter vous personnellement, et également votre parcours professionnel ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui. Donc je m’appelle Gaël LEVASSEUR, j’ai 37 ans. Je viens de Vannes en Bretagne où j’ai fait beaucoup de volley étant plus jeune, de la musique aussi. Et puis, c’est dans ces moments-là que j’ai vécu des moments magiques en tant que sportif, des finales ou autres avec mon équipe, et je pense que c’est ça qui m’a amené plus tard à vouloir allier sport et informatique. J’ai fait mes études à Grenoble dans une école d’ingénieur en informatique et puis après, j’ai travaillé à Paris dans une start-up dans le domaine de la musique. Je pense que c’est là que j’ai attrapé le virus d’entreprendre. Et ensuite, j’ai eu l’occasion de créer Score’n’co pour allier le sport et l’informatique avec mon frère et un ami dans l’idée de pouvoir retrouver facilement tous les résultats sportifs en France. Mon parcours, c’est celui de quelqu’un qui a travaillé dans l’informatique très et vite et de créer des solutions innovantes avec ça. 

KINIC SPORT : Vous avez créé Score’n’co en 2013. Aujourd’hui, c’est près d’un million de matchs et 30 000 clubs. C’est une sacrée aventure, une sacrée progression en tout cas.

GAËL LEVAVASSEUR : Oui bah, en fait, on a créé dès le début des outils automatiques qui sont branchées sur les sites des fédérations permettant de retrouver tous les clubs, tous les calendriers automatiquement. Et on se rend compte finalement que le sport amateur, c’est ça, c’est 1 million de matchs par saison, c’est 30 000 clubs dans les sports collectifs que l’on connait. C’est tout de suite beaucoup d’évènements, beaucoup de matchs et ce sont autant de matchs que l’on souhaite mettre en avant en les proposant à notre communauté. 

KINIC SPORT : Aujourd’hui, le slogan, c’est « vivez le sport en direct », pourquoi cette phrase d’accroche ?

GAËL LEVAVASSEUR : Ce que l’on souhaite, c’est proposer aux supporters de vivre des émotions, la passion du sport. Et puis, en direct par opposition à quand j’étais plus jeune, j’allais lire le carnet des sports le lundi matin dans le journal Ouest France et donc maintenant, avec les smartphones, on veut du direct, on veut le résultat tout de suite, on veut des notifications avec le score qui nous arrive. Donc voilà, « vivez le sport en direct », c’est pour ça.

KINIC SPORT : D’accord. Vous couvrez tous les sports collectifs du coup ?

GAËL LEVAVASSEUR : Alors, on couvre les principaux sports collectifs, donc le foot, le rugby, le basket, le hand et le volley et aussi le hockey sur glace, le roller-hockey et le rink hockey. 

KINIC SPORT : D’accord. Dans une interview vous disiez que c’était la vitrine du sport local. Ça aussi c’est important le côté local pour Score’n’co ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui c’est important. En fait la vitrine du sport local c’est comme ça qu’on présente nos solutions aux collectivités, donc on a à cœur d’aider les clubs et aussi les ligues à mieux communiquer sur le sport. Les villes sont les principaux financeurs du sport en France. Ce sont elles qui financent les stades, les salles et qui donnent des subventions au clubs. Donc du coup elles ont aussi tout intérêt à communiquer aussi sur le sport et donc nous on leur propose une vitrine sport local qui est 100% automatisée permettant d’axer sur leur site internet les actualités de tous les clubs de la ville facilement. Le sport amateu,r on aime le suivre parce que ce sont des gens et des clubs à côté de chez nous., qu’on peut connaitre donc le local c’est primordial oui.

KINIC SPORT : Vous touchez plus les clubs amateurs que les clubs professionnels du coup ?

GAËL LEVAVASSEUR : Alors les deux.  En fait dans le sport professionnel, il y a des sports professionnels mais peu médiatisés et qui finalement ont aussi besoin de nos solutions donc on a pleins de clubs de volley, de ligue A ou ligue A féminine qui nous utilisent par exemple. On a aussi des clubs en basket qui nous utilisent au plus haut niveau. Donc je pense qu’on touche aussi le sport professionnel mais c’est sûr que notre proposition de valeurs est vraiment plus intéressante pour le sport amateur ou semi-pro parce que sinon, ils n’ont rien d’autres pour communiquer, à part le site internet, la page Facebook, les comptes Instagram, et autres réseaux sociaux. Mais pour faire un live score sur l’équipe, bah l’équipe n’en parle pas par exemple, du coup, nous on permet ça quoi.

KINIC SPORT : Donc concrètement c’est une plateforme qui agrège tous les résultats qui arrivent au fur et à mesure et donc chaque club, chaque championnat peut retrouver son résultat, son classement mais également les matchs en direct avec des commentaires et tous ça peut s’intégrer sur les sites internet des clubs par exemple ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui c’est ça. On a créé assez rapidement des widgets, des petits modules que les clubs peuvent installer sur leur site internet parce qu’on s’est rendu compte que les clubs perdaient énormément de temps pour mettre à jour les résultats et les informations des matchs et classement etc. alors que ce sont des informations que nous, on a dans la base de données, et donc finalement, on leur a mis à disposition ces modules-là, et gratuitement, pour qu’ils mettent à jour leur site internet. L’effet positif pour nous, c’est que finalement comme les résultats sont sur le site internet, les clubs ont d’autant plus envie de communiquer et de faire des live scores et de partager cette fois ci en direct le résultat pendant le match avec un supporter qui prend la plume du supporter et qui va partager cette action, les faits de jeu, les commentaires, mettre des photos et puis faire un live complet comme pour les pros mais sur n’importe quel niveau.

KINIC SPORT : Je vous confirme que c’est très pratique. Parce que c’est très chronophage de mettre à jour le résultat de toutes les équipes parce qu’on peut aller jusqu’aux catégories jeunes ?

GAËL LEVAVASSEUR : C’est ça oui. Donc ça permet justement de ne pas dire qu’il n’y a que l’équipe fanion qui est mise en avant, là on touche tout le monde, y compris les équipes jeunes. Donc, quand il y a 20 équipes dans un club de hand, par exemple qui jouent tous les week-ends, le responsable communication, il ne peut pas passer son week-end à mettre à jour les résultats de 20 équipes sur le site, ça prendrait trop de temps. Ce qui se passe souvent, c’est qu’il n’y a que l’équipe fanion. Avec nos menus, on peut mettre les résultats de toutes les équipes donc ce sont les parents, les joueurs qui sont contents. Ça développe aussi le sentiment d’appartenance au club quand le club fait des choses pour les plus jeunes. Donc aujourd’hui il y a beaucoup de clubs qui trouvent intéressant d’utiliser nos modules.

KINIC SPORT : Alors, on va rentrer dans le vif du sujet j’ai envie de dire, dans le côté business modèle. Vous évoquiez tout à l’heure l’offre city score, de vendre la solution aux mairies.

GAËL LEVAVASSEUR : Oui, donc on travaille avec une trentaine de villes en France, de toutes tailles et on propose une vitrine du sport local 100% automatisé, donc c’est-à-dire un module qui va afficher les calendriers, les résultats, les dernières actus de tous les clubs de la ville, quel que soit le sport. Pour la ville, c’est un vrai plus parce que ça permet de valoriser le côté associatif et sportif et sans que ça prenne du temps aux équipes de la direction de communication de la ville ou à la direction des sports et puis tout l’équipement, ça met en avant tous le monde. Donc on ne peut pas taxer les élus de dire bah vous mettez toujours en avant le club de foot ou le club de rugby je ne sais pas, et voilà, c’est vraiment un moyen de mettre en avant tout le monde, et donc ça plait à beaucoup de villes. La première partie aujourd’hui, c’est la majeure partie de nos revenus, c’est ce qu’on souhaite développer beaucoup aussi à l’avenir. Donc, on travaille beaucoup avec des villes comme Vannes, Nanterre, Montreuil, Saumur, Villeneuve d’Ascq, un peu partout en France. 

KINIC SPORT : Donc, du coup, sur leur site internet ou leurs supports digitaux, ils peuvent afficher les résultats de toutes les équipes de la ville ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui, exactement. Ça s’intègre sur le site internet et/ou l’application mobile de la ville. Donc, on a plusieurs applis où s’est intégré directement. Et donc, on implique tous les différents résultats, de tous les clubs de la ville.

KINIC SPORT : Autre aspect, le côté fan/communauté dont forcément tous les clubs qui sont sur Score’n’co, et puis tous les résultats, ça créé une grosse communauté et là aussi, vous le développez de plus en plus avec différentes fonctionnalités notamment sur les lives, avec des photos, et aussi des petits résumés de matchs ou les buts. Du coup ,est-ce que vous vendez des espaces à des annonceurs, ou est-ce que ça aussi ,c’est une source de revenus pour vous éventuellement ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui en effet le trafic sur Score’n’co est assez important et donc du coup, on a des espaces publicitaires qu’on peut vendre à des annonceurs. Alors après, on ne souhaite pas être une plateforme pleine d’annonces dans tous les sens, du coup, nous dans le modèle économique qu’on voulait c’est plutôt aider les clubs à mettre en avant leurs partenaires, donc c’est pour ça qu’on a gardé des espaces publicitaires pour montrer aux clubs qu’ils peuvent vendre ces espaces là à leurs partenaires. Et donc, ce qu’on a fait, c’est proposer un pack premium aux clubs. Tout nos outils sont gratuits pour les clubs sauf justement quand on leur permet de gagner de l’argent donc là, comme ils peuvent vendre des espaces promotion à leurs partenaires, on leur facture un abonnement premium. Aujourd’hui, la première étape pour le club, c’est de créer sa communauté, avoir des lives de matchs réguliers et en fait tout naturellement à partir du moment où il y a du trafic, plusieurs centaines de milliers de pages web sur chaque match, les partenaires vont demander à être visibles et présents sur les matchs.

KINIC SPORT : Donc du coup, vous apportez une solution numérique aux clubs qui peuvent éventuellement aller démarcher un partenaire et l’afficher sur la page et les lives match uniquement du club ?

GAËL LEVAVASSEUR : C’est ça oui. Exactement. Donc ça donne de la visibilité, c’est un peu comme la pancarte autour du stade si vous voulez mais c’est sur le live du match qu’est suivi par les supporters qui viennent voir le score, les commentaires etc. ça donne un peu plus de visibilité avec des statistiques précises sur le nombre de vues, sur le nombre de clicks qu’il pourrait y avoir sur la publicité donc c’est quand même un moyen moderne de monétiser les lives de matchs et donc de développer d’autres sources de revenus.

KINIC SPORT : Alors, j’imagine, et surtout dans cette période qu’on vit, vous avez dû noter une augmentation du trafic, une augmentation des interactions et peut-être aussi les clubs, les petites structures amateurs, justement recherchent cette visibilité étant donné que les stades sont fermés ?

GAËL LEVAVASSEUR : Alors je dirais oui et non. En fait, nous, on a eu une baisse de trafic parce qu’il n’y a pas de matchs, donc les gens ne viennent pas voir les résultats, puisqu’il n’y a plus de matchs, enfin en tout cas, pour le sport amateur. Sur le sport pro, on voit qu’il y a du trafic parce que c’est une solution pour connaitre les résultats ou suivre les matchs donc on a un peu plus de trafic sur le sport pro par rapport à avant. Ce qu’on voit par contre, c’est que ça a vraiment accéléré la compréhension du numérique pour toutes les populations, tous les âges et donc aujourd’hui, tous les clubs comprennent que c’est important d’être présent sur internet et de communiquer, et donc de mettre en place une stratégie de communication sur internet, et donc pourquoi pas, en utilisant Score’n’co. Et donc ça, on voit que les mentalités ont évolué beaucoup plus rapidement que ces dernières années, donc c’est un aspect positif pour nous si on peut en trouver un.

KINIC SPORT : Vous avez annoncé un partenariat avec Rematch il n’y a pas longtemps, donc du coup, est-ce aussi l’objectif de se développer dans la vidéo ou alors d’apporter une solution en plus ? Était-ce une demande des fans ou des clubs ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui, donc, il y avait beaucoup de fans qui nous sollicitaient pour ajouter la vidéo et on a vu apparaitre plusieurs solutions comme Rematch, et donc nous, on trouvait que c’était très pertinent parce que ce sont des petites capsules vidéo qui permettent de mettre en avant les actions phares, les buts ou autres du match. On s’est vite rencontré avec Rematch, et on a vu que c’était faisable de créer des liens entre nos solutions, et donc, ce qu’il se passe, c’est que toute vidéo qui est prise avec Rematch, elle est automatiquement ajoutée dans le fil du match correspondant sur Score’n’co. Donc, on a trouvé un moyen en fait de faire la correspondance entre les matchs auxquels les gens ont vu sur les matchs, et les matchs qu’on a renseignés, nous, dans notre base de données. Et donc, on peut grâce à ça automatiquement ajouter, finalement augmenter le contenu qu’on est en mesure d’offrir, et offrir un peu plus de discussions, et offrir un moyen de répertorier toutes les vidéos du match pour Rematch. Ce partenariat a été mis en place en début d’année dernière. Donc, il y a quelques exemples de clubs qui l’ont utilisé. Après, malheureusement, les compétitions sont arrêtées donc on n’a pas forcément encore beaucoup de clubs qui utilisent les deux en même temps quoi.

KINIC SPORT : Et l’autre partie, la dernière, la nouvelle en tout cas, c’est donc la création de sites internet pour les clubs. Ça aussi, c’était une demande d’avoir une solution clé en main. Les clubs sont venus, ils vous ont dit, c’est bien, on peut mettre les widgets, mais après, le reste, on ne sait pas faire non plus et…

GAËL LEVAVASSEUR : Oui, bah, ça les clubs ne sont pas forcément venus nous voir parce que là-dessus, il y a beaucoup de solutions existantes pour créer des sites internet de clubs clé en main, pour citer les plus connus peut-être Footeo, Clubeo, Komodo, Sportsregions, il y a pleins de solutions différentes, donc nous, on voit beaucoup de clubs utiliser ces solutions, et parfois nous demander, je ne sais pas comment intégrer vos widgets sur le site, et finalement, ils galèrent quand même à gérer le site. S’ils ont fait un WordPress ou un Wix, et que la personne n’est plus là, c’est ça souvent le problème dans les clubs amateurs, c’est qu’un bénévole fait le site internet et s’en va, et après, le bureau qui reste, ne sait plus comment mettre à jour le site. Et si c’est un site où il faut aller faire des mises à jour comme avec WordPress bah, après le site risque d’être piraté et autre, donc c’est un problème pour le club. Donc, on a vu que toute cette partie technique finalement, c’était une source de douleurs pour le club, et donc on s’est dit pourquoi ne pas proposer des templates de sites clé en main où nous on va gérer l’hébergement, vraiment toute la partie technique, et intégrer aussi automatiquement les widgets parce qu’on a vu ce qui marche bien pour intégrer les widgets sur le site. Et donc, maintenant, on a créé cette offre qui est site internet clé en main qui est basé sur des templates WordPress dans lesquels on va intégrer des pages équipes, des pages avec le bureau, des pages contacts, avec ses stades, etc. donc, toutes les pages pour communiquer pour le club. Donc, on a plusieurs templates. On peut aussi créer des templates personnalisés si le club le souhaite, et ça permet à vraiment n’importe quel club, de n’importe quel niveau, de créer son site internet, et de ne plus avoir à gérer l’affichage des équipes, parce que nous, on va le faire automatiquement avec les données de Score’n’co.

KINIC SPORT : Et l’aspect technique aussi ?

GAËL LEVAVASSEUR : Et l’aspect technique oui, puisque c’est nous qui allons gérer les mises à jour de WordPress, et tout le côté hébergement, gestion du certificat SSL, etc. donc ce sont pleins de sujets que les clubs n’aiment pas trop traiter, et donc on leur dit, concentrez-vous sur le sport, on va gérer cette partie-là. On a travaillé sur cette offre en fait l’année dernière pendant les confinements et on a lancé ça en fin d’année, et on a aujourd’hui 4 clubs qui ont lancé leur site internet avec nous. Bah le dernier, c’est le club de rugby d’Annecy Le Vieux, le rcav.fr un des sites internet créé avec notre solution. Donc oui, on espère proposer ça à de plus en plus de clubs, puisque ça leur permet de les aider, d’être mieux présent sur internet. 

KINIC SPORT : C’est important d’être toujours à l’écoute même si ce n’est pas tout le temps les clubs qui viennent, mais vous avez une affinité particulière avec les clubs amateurs justement. Vous comprenez parfaitement ce milieu du sport amateur quand vous me parlez par exemple de bénévoles etc. c’est un domaine auquel vous vous intéressez ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui, bah, j’ai baigné dedans quand j’étais petit, parce que j’ai été très longtemps en club, mon frère aussi dans le même club d’ailleurs. Notre papa avait été trésorier du club, qui connait aussi ce que c’était de s’investir dans un club. C’est un club amateur qui a connu des succès et des défaites, donc on a connu déjà ça étant plus jeunes, et puis on a continué après les études ou autre à jouer. Mon frère joue encore au volley à Saint-Herblain entre la nationale 3 et la Pré nationale suivant les saisons. Donc, on connait bien les problématiques des clubs amateurs, et aujourd’hui, on continue par entraide, d’aller les voir. Ça été très important pour nous au début d’aller voir les clubs pour leur montrer l’application, leur montrer Score’n’co, leur demander de tester, et c’est grâce à leurs retours, qu’on a pu améliorer le service petit à petit. Et puis, je pense qu’on les comprend, parce qu’on a baigné dedans, mais c’est aussi parce qu’ils nous donnent beaucoup de retours et on les sollicite pour avoir ces retours.

KINIC SPORT : Alors, quels seront les axes de développement, sans dévoiler de secrets, alors bien sûr il y a cette solution de création de site qui vient de sortir, mais voilà, est-ce que vous avez un coup d’avance par rapport à un besoin ou… ?

GAËL LEVAVASSEUR : Alors, les prochaines sorties sont toutes dévoilées. C’est qu’on a travaillé sur une refonte globale de notre appli pour qu’elle soit plus au goût du jour en termes de design, améliorer la rapidité des services, des notifications des lives, améliorer l’expérience utilisateur pour le reporter, pour faciliter son travail aussi en tant que reporter, et donc tout ça, va sortir cet été. Et sinon, on va sortir aussi dans un nouveau pays frontalier à la France, sur un sport. Et puis, on va continuer à développer des solutions pour les clubs pour les aider à se développer, donc c’est vraiment sur ces différents axes sur lesquels on souhaite avancer en parallèle.

KINIC SPORT : La médiatisation reste importante pour les clubs, pour après pouvoir aller chercher des partenaires mais-la aussi, c’est vrai que les points noirs dans les clubs amateurs, ce sont la communication, le digital et également les partenariats ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui, bah ça, c’est vrai qu’on l’avait vu quand on avait essayé de commercialiser des espaces publicitaires. On s’est rendu compte que ce n’était pas forcément naturel pour les clubs et puis qu’ils n’ont pas forcément le temps, donc on est vite revenu en arrière dessus. Finalement, maintenant, on sent que de plus en plus les clubs sont prêts à franchir le pas ou peuvent réussir à déléguer certaines personnes pour réussir à avoir des partenaires, et on sent que petit à petit, les clubs amateurs ont tendance à se professionnaliser, parce que notamment grâce à internet et aux réseaux sociaux, on voit aussi les bons exemples de clubs un peu partout, et je pense que de plus en plus, les clubs apprennent à se transformer, et puis à vivre pour se développer aussi grâce à des nouveaux partenariats, donc ça, on voit de plus en plus que les clubs sont prêts à aller chercher de nouveaux partenaires pour se développer.

KINIC SPORT : Ils ont fait des progrès dans la digitalisation les clubs selon vous ? On le voit il y a des clubs amateurs qui n’ont rien à envier à des pros, vous aussi vous avez ce ressenti ?

GAËL LEVAVASSEUR : Oui, on le voit sur les réseaux sociaux. Bah là par exemple en coupe de France, le club de Chateaubriant avec les Voltigeurs, ils ont fait un superbe travail sur les réseaux sociaux notamment avec Valentin Lienard. Donc il y a pleins de choses qu’on observe dans les clubs. Et puis, les outils qui sont aussi à la disposition des utilisateurs sont plus performants, je pense aussi. Avec Instagram, avec Score’n’co et d’autres solutions, on peut vraiment faire des lives comme pour les pros. Donc d’autres choses sur lesquelles on peut avancer, ce sont aussi les lives vidéos. Donc, il y a Rematch qui permet de faire des lives vidéos, mais il y a d’autres solutions aussi qui permettent de faire un live complet en mettant le score dans la vidéo donc ce sont des choses qu’on peut proposer avec des partenariats, avec d’autres structures. C’est presque comme un match à la télé quoi, finalement, donc pour un club amateur, c’est accessible, donc de plus en plus de club choisissent ces sujets-là. 

KINIC SPORT : Comment vous vous positionnez justement par rapport aux réseaux sociaux ? Vous l’avez dit, les clubs se sont beaucoup investit au moins au niveau humain sur les réseaux sociaux. Comment vous vous positionnez par rapport aux fonctionnalités, les lives, les textes, vous parliez des Voltigeurs de Chateaubriant, mais même d’autres sports, comment vous vous positionnez ?

GAËL LEVAVASSEUR : Alors en fait, c’est à la fois un concurrent et un soutien. Souvent l’alternative à Score’n’co c’est de faire un live sur Facebook ou de partager le score sur Instagram, des choses comme ça ou Twitter. Mais nous, ce qu’on dit, c’est que ce n’est pas adapté au format live score comme on l’attend, un live complet. Pour nous, c’est complémentaire, c’est-à-dire que sur les réseaux sociaux, on va partager une info d’avant match, puis à la mi-temps, puis après le match, mais ça suffit pour la communauté qui est sur les réseaux sociaux. Et par contre, pour ceux qui veulent plus d’informations sur le live complet du match, Score’n’co est plus adapté. Et l’autre chose, c’est que sur les réseaux sociaux, souvent on a une page club, alors que sur Score’n’co on peut suivre équipe par équipe. Donc, quand on veut suivre l’équipe B, ou l’équipe U18 féminine ou une équipe en particulier, c’est plus facile avec Score’n’co parce que sinon sur les réseaux sociaux, le club, il ne peut pas communiquer, si je reprends le club de hand qui a 20 équipes, écrire 20 posts chaque week-end avec le résultat de chaque équipe au risque de saturer les fans du club. Donc, sur les réseaux sociaux, ce qu’on voit souvent, c’est mettre en avant l’équipe fanion du club, et quand même parler avec un post sur le reste des équipes. Et donc, nous ce qu’on va faire avec Score’n’co, c’est que chaque équipe aura sa propre communauté, et un reporter dédié, et donc finalement, bah vraiment communiquer comme  des pros à tous les niveaux. 

KINIC SPORT : Et bien voilà, c’était ma dernière question. Merci beaucoup Gaël LEVAVASSEUR. J’encourage vraiment tous le monde à télécharger et utiliser Score’n’co. C’est vraiment une bonne solution, incroyable. Tous les résultats, c’est assez stupéfiant. Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Bonne continuation avec tous les projets qui sont nombreux.  

GAËL LEVAVASSEUR : Merci, et à vous aussi. Au revoir.

KINIC SPORT : Au revoir.

Retrouvez le podcast de l’interview dès maintenant


 

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Richard Papazian de l'Olympic Nice Natation

Interview de Richard Papazian – Olympic Nice Natation

Gestion de club, Interviews

Pour ce dixième épisode de Kinic Sport, le podcast, nous recevons Richard Papazian, directeur général de l’Olympic Nice Natation.

Découvrez l’interview de Richard Papazian

KINIC SPORT : Bonjour Monsieur PAPAZIAN.

RICHARD PAPAZIAN : Bonjour.

KINIC SPORT : Alors déjà, première question, est-ce que vous pouvez vous présenter personnellement en quelques mots et quel est votre parcours ?

RICHARD PAPAZIAN : Vous savez, moi déjà, je suis d’un âge plutôt raisonnable aujourd’hui. Je suis bien sûr un ancien sportif. J’ai pratiqué la natation au niveau des championnats de France, du Waterpolo au niveau international et puis, ensuite, j’ai été dirigeant au cercle des nageurs de Nice de l’Olympic Nice Natation. Et puis, on m’a demandé d’en prendre la direction en 1996, ce que j’ai accepté. Et j’en ai fait le club que tous le monde connait plus ou moins aujourd’hui. J’ai été pendant 25 ans arbitre international de Waterpolo connu et reconnu sur la planète.

KINIC SPORT : D’accord. Alors, est-ce que vous pouvez nous présenter votre structure l’Olympic Nice Natation ?

RICHARD PAPAZIAN : L’ONN, en deux mots, c’est un peu plus de 2000 membres licenciés. Les 5 disciplines suivantes, la natation course, la natation libre, la natation artistique, le plongeon et le triathlon. Le sport santé également donc on pratique toutes les disciplines de la Fédération Française de Natation et je pense qu’on est le seul club en France à pratiquer toutes ces disciplines. J’ai oublié le Waterpolo bien sûr garçons et filles évidemment. Donc, en ayant à la fois la natation et le Waterpolo, au plus haut niveau.

KINIC SPORT : Donc, vous disiez, vous êtes un club un petit peu atypique parce que vous êtes le seul comme ça à regrouper toutes ces disciplines et aussi vous avez une particularité, c’est que vous avez un seul budget pour tout le monde. Est-ce vraiment un seul club, aussi bien en natation qu’en waterpolo, un seul club, une seule structure ?

RICHARD PAPAZIAN : Ça a été ma volonté dès le départ quand on m’a demandé de prendre la direction du club. J’ai imposé des conditions à travers ce que je voyais pour le développement de ce club. Je voulais assoir le club sur une base large et solide sur la ville de Nice en développant toutes les disciplines. Et par contre, à ce qu’il n’y ait pas de murs entre les unes et les autres. Tout le monde doit être dans le même club et les budgets seront flottants en fonction des besoins et de l’évolution des disciplines.

KINIC SPORT : Pour que l’on comprenne bien du coup vous avez d’un côté, vous avez des disciplines qui sont plus individuelles, et d’un autre côté, vous avez le waterpolo qu’on va plus apparenter à du sport collectif. Du coup, comment vous arrivez à harmoniser tout ça au sein de votre structure entre les disciplines individuelles et les disciplines collectives parce que vous êtes au haut niveau élite chez les hommes et chez les femmes c’est-à-dire au plus haut niveau national ?  Comment arrivez-vous à trouver cette synergie ?

RICHARD PAPAZIAN : On est au plus haut niveau que ce soit en natation ou au waterpolo garçons et filles. Il faut croire que les choix qui ont été les miens n’ont pas été de mauvais choix puisque nous avons été de nombreuses fois champions de France de waterpolo à une époque où nos moyens financiers nous permettaient de lutter contre les autres clubs. Et en natation, n’en parlons même pas, parce que la natation au sein du club, avec un entraineur qui s’est construit au sein du club qui est Fabrice PELLERIN, c’est 4 nageurs de l’ONN qui ont remporté 9 médailles olympiques. Il n’y a aucun club en France je pense qui peut aligner ce genre de palmarès.

KINIC SPORT : Alors, pour remettre les choses dans leur contexte, pouvez-vous nous citer quelques noms de ces champions olympiques qui sont passés par votre club ?

RICHARD PAPAZIAN : Vous savez, la première, c’est la regrettée et tragiquement décédée en 2015 Camille MUFFAT formée à l’école de natation du club. Vous avez Yannick AGNEL qui est arrivé ici, il avait 14 ans. Vous avez Clément LEFERT qui est un pur produit du club et Charlotte BONNET qui est arrivée au club à l’âge de 14 ans. Ce sont quasiment des purs produits du club. Ce sont eux qui ont remporté les médailles olympiques à Londres. D’ailleurs, aujourd’hui, vous avez Charlotte BONNET qui est encore en course parce qu’elle va jouer sa qualification pour Tokyo et je crois même qu’elle ira jusqu’à Paris 2024 même.

KINIC SPORT : Alors, maintenant que les présentations sont faites et que vous avez présenté votre structure, j’imagine que vous avez des partenaires au sein de l’Olympic Nice Natation. Ce sont plus des partenaires pour le club en général, ou spécifiques, comme pour le waterpolo qui est plus comparable au foot, au basket ou au hand ? Est-ce que les partenaires viennent pour le club en général ?

RICHARD PAPAZIAN : Alors, vous l’avez justement dit. Il y a une différence entre le sport co. et le sport individuel. Il est vrai que nous, l’ONN, c’est un tout. Ça ne me fait pas plaisir de le dire, mais je dois reconnaitre que nous sommes dans des sports pauvres où très peu d’athlètes gagnent leur vie correctement, et ça ne dure qu’un certain temps. Il n’y a pas d’économie générée dans nos sports malheureusement. On ne peut pas comparer avec les autres sports que vous avez cités. Par contre, on a des partenaires qui soutiennent l’ensemble des activités de l’ONN et bien sûr qui se raccrochent à l’élite, au top, à la performance, qui font parler du club. Il est évident que quand les nageurs gagnent, les partenaires sont contents. L’équipe de waterpolo joue les premiers rôles que ce soit en garçons ou en filles, même si c’est à un degré moindre dans la médiatisation, ça fait toujours plaisir. Quand vous avez des jeunes plongeurs malgré le manque d’installations de haut niveau qui se distinguent, ça fait plaisir également. Quand vous avez un triathlète qui est sur la voie de la performance olympique, ça fait plaisir. Donc, c’est tout un ensemble à l’ONN qui nous a permis de mieux nous faire connaitre d’une part, et d’attirer vers nous quelques partenaires d’autre part. Mais croyez-moi, ce n’est pas facile du tout parce que la visibilité, même si le waterpolo a lieu tous les week-ends, vu la médiatisation qu’il y a sur le waterpolo, c’est malheureux mais ça n’incite pas les partenaires à s’afficher ou à venir soutenir absolument l’équipe de waterpolo, que ce soit des garçons ou des filles. Et la natation, il y a très peu de compétitions, et la plupart ce sont les deux championnats de France, ce sont des meetings bien sûr, c’est un sport individuel. Le nageur, lui, il a des partenaires personnels qui ne seront pas forcément ceux du club et avec une visibilité qui lui appartient. Mais même s’il est dans le club, et même si son résultat est considéré comme un résultat de l’ensemble du club, il est vrai qu’on se trouve un peu en opposition, en concurrence, donc ce n’est pas évident d’autant plus que, comme je le disais tout à l’heure, il n’y a pas d’économie dans nos sports, nos disciplines. Ce qui donne plutôt l’impression de mécénat ou de dons plutôt que de partenariats.

KINIC SPORT : Vous avez donc des mécènes qui vous suivent ?

RICHARD PAPAZIAN : Oui, on en a quelques-uns heureusement qui ont compris. Je vais vous dire, le dernier, c’est une mutuelle, les Mutuelles du Soleil qui sont intéressées par le développement du sport santé, plus qu’à la performance.

KINIC SPORT : C’est ça qui les a intéressés ?

RICHARD PAPAZIAN : Oui absolument. Parce que nous, on a mis les pieds bien avant que le décret soit sorti dans le sport santé et dans le sport adapté. On a même passé une convention avec la ligue contre le cancer pour faire nager des malades atteints du cancer. On a un rôle qui va au-delà de la performance pure et dure.

KINIC SPORT : C’est intéressant ce que vous dites là du coup. C’est vous qui êtes allé les démarcher ou est-ce que ce sont eux qui sont venus ? Et si c’est vous, vous aviez déjà dans l’optique de mettre en avant le sport santé, ou comment cela s’est passé ?

RICHARD PAPAZIAN : Il y avait un peu des deux. J’ai toujours réfléchi avec mes adjoints, mon staff ici dans le club, à comment progresser. Pas uniquement pour la performance, mais comment on peut organiser, pour la population, pour les adhérents, pour le bien-être, santé/ bien-être. Parce que de plus en plus, les gens ont besoin de faire du sport, de s’oxygéner, et surtout dans des sports sains qui vous permettent de vivre peut-être plus longtemps et de rester en bonne santé. La ligue contre le cancer est venue vers nous pour nous demander si nous étions intéressés et évidemment si nous étions d’accord. Alors c’est vrai, qu’il faut former un entraineur spécialisé sur la question, ça a été fait, la fédération a mis en place la formation et il y a eu beaucoup de progrès dans ce sens. Ce n’est peut-être pas bien connu ou médiatisé, mais je pense qu’il y a un avenir dans cette voie qui est le sport à travers le sport pour tous par les associations.

KINIC SPORT : Et à travers justement cette approche, on va rester très concret, mais je reprends votre exemple des mutuelles du Soleil, qui vous ont suivi. Est-ce que vous espérez aussi qu’ils aillent regarder du côté du waterpolo ?

RICHARD PAPAZIAN : Vous savez, le monde a changé. Si je pense à générer des économies, vous pouvez aller demander à des entreprises de vous suivre parce que quelque part, elles peuvent attendre un retour à travers ce que vous générez. Mais si vous ne générez pas d’économie, ça devient plus difficile et ça devient plus un mécénat ou une manière d’apparaitre, d’être visible sur des sujets de société, dans l’eau, en aquatique, il y en a quelques-uns. Déjà, apprendre à nager, c’est quelque chose, c’est même vital, notamment pour les enfants. Je dirais même que le triathlon pour les jeunes est une école de vie parce que vous devez nager, vous devez courir, marcher, et vous devez pédaler, et pédaler, c’est obligatoirement le code de la route, vous voyez ce que je veux dire. Donc, si vous voulez transformer ça, et le développer intelligemment pour éduquer les jeunes générations dans nos sociétés futures, il est vrai qu’il faudrait que le ministère public s’intéresse peut-être tout autrement à promouvoir et aider ceux qui vont dans ce sens ou qui sont en capacité de le faire. Je pense qu’il y a un manque, alors attention il y a eu beaucoup de choses de faites, qui ont essayé d’être mises en place, que ce soit au niveau du ministère de l’éducation de la jeunesse et des sports que de la fédération française de natation, il y a des choses qui ont été mises en place. Mais je pense qu’on ne va pas assez chercher ceux qui sont en capacité. Les idées, c’est une chose, mais les réaliser, ça en est une autre et qui peut les réaliser, seulement quelques structures. Parce que d’abord, elles ont les infrastructures qui permettent de le faire. Elles ont la volonté et la compétence. Parce que si vous n’avez pas ça, et que vous avez la structure, et bien la structure reste ce qu’elle est. Et puis nous sommes à Nice, une ville où la mer est hyper active au niveau du sport et qui a toujours aidé les associations à se développer, et qui les a accompagnés fortement, donc je pense que ceux qui ont la gestion de la société doivent utiliser au mieux ceux qui sont en capacité de réaliser les projets qui sont émis.

KINIC SPORT : Pour revenir au mécénat, est-ce que c’est facile d’aller démarcher les entreprises pour le mécénat ? Est-ce qu’elles comprennent bien les enjeux et le principe du mécénat ou est-ce que vous pensez qu’il y a encore une sorte de travail, de pédagogie à faire autour des entreprises sur ça ?

RICHARD PAPAZIAN : Il y a beaucoup de travail parce que la plupart du temps, c’est du copinage.

KINIC SPORT : Par connaissance vous voulez dire ?

RICHARD PAPAZIAN : Oui, on appelle ça du copinage. De la connaissance. Mais ça ne devrait pas se passer comme ça. J’en reviens à ce que je vous disais tout à l’heure. Si en partant de là-haut au niveau de l’Etat, des fédérations, les grands projets, on les aiguillait vers les structures en demandant à ces structures si elles étaient en capacité de faire ou ne pas faire, on les mettait en priorité pour réaliser ces projets et en les aidant, je pense qu’il y aurait tout un fil conducteur qui s’engagerait et auquel, beaucoup d’entreprises pourraient s’engager. Parce que ce serait tout un système. Et on pourrait financer comme ça beaucoup de projets via les entreprises.

KINIC SPORT : Et à l’heure actuelle vous sentez qu’il n’y a pas cette dynamique ?

RICHARD PAPAZIAN : Ça n’existe pas du tout. Vous n’avez aucun gouvernement, aucune fédération qui va dire que le projet de développement du waterpolo par exemple, il y a 10 points en France ou 6 points, et on va médiatiser ça, on va mettre ça en place et on va aider ces 6 ou 7 sites que ce soit de manière structurelle ou financière à mettre en place le projet que l’on veut voir évoluer, et voilà, ça devrait partir comme ça.

KINIC SPORT : Vous regrettez le manque de médiatisation de vos disciplines ?

RICHARD PAPAZIAN : La natation n’est pas médiatisée. Elle l’est pour quoi ? Les championnats de France, deux fois par an, hiver et été. Trois meetings dans l’année. Et puis, le championnat d’Europe, le championnat du monde et les jeux olympiques. D’ailleurs, je vais aller à Tokyo cet été parce que je suis membre de la FINA, la Fédération Internationale de Natation pour le waterpolo donc, ça ne fait pas beaucoup. Un championnat de waterpolo c’est tous les weekends. Si vous en voyez sur une chaine de télé tous les week-ends, ça change la donne.

KINIC SPORT : Comment vous expliquez ça justement ?

RICHARD PAPAZIAN : Alors, il faut demander à la fédération, pas à moi. C’est à l’organisateur, pas à moi.

KINIC SPORT : Bien sûr. Mais vous en tant que club, vous avez des petits moyens, leviers pour médiatiser et mettre en avant ? Je pense notamment aux réseaux sociaux, à la presse locale 

RICHARD PAPAZIAN : Oui, alors la presse locale, c’est dépassé. Elle va reprendre si vous jouez le titre ça va. Si vous ne jouez pas le titre, ça les intéresse beaucoup moins. Les réseaux sociaux, oui, bien sûr. On y est sur une page Facebook, mais ce n’est pas comme ça que l’on peut, je ne pense pas. Je suis peut-être dépassé c’est possible, ce n’est plus mon époque, mais je n’y crois pas.

KINIC SPORT : Par exemple, les compétitions en direct sur les réseaux sociaux, ça c’est quelque chose que vous pourriez imaginer ?

RICHARD PAPAZIAN : Ça existe, c’est fait. Mais qui regarde ? Les 3 intéressés concernant le sport. Par contre, ce n’est pas le grand public qui va s’intéresser, qui va regarder ça. Parce qu’en plus, pour filmer, il faut que ce soit bien filmer. Ce n’est pas en filmant avec un smartphone que vous allez donner envie à quelqu’un qui n’y connait rien de découvrir le sport et pour la qualité…

KINIC SPORT : Pour la retransmission ?

RICHARD PAPAZIAN : Bien sûr. Quand on parle de télévision, je pense qu’il faudrait les moyens de production, pour qu’une chaine télévisée, peu importe, reprenne des matchs régulièrement, quitte à ce que les matchs se jouent à des heures qui favorisent la télévision.

KINIC SPORT : Et à partir de la les partenaires commenceraient à s’intéresser ?

RICHARD PAPAZIAN : Vous avez des partenaires qui pourraient émerger tandis que là c’est difficile.

KINIC SPORT : Vous, personnellement vous connaissez des entreprises qui seraient prêtes à vous suivre, si c’était plus médiatisé ?

RICHARD PAPAZIAN : Je serais un menteur si je vous parlais comme ça. Mais je pense qu’il y en aurait. Parce que je ne vois pas pourquoi ils apparaissent sur des panneaux de basket voire de hand, un peu moins mais même de hand, et dieu sait que le hand, c’est champion olympique, du monde et ce que vous voulez, depuis 20 ans, ça ne génère pas tant de partenaires que ça dans les clubs. Je ne sais pas si vous avez fait une enquête, bon à part les clubs de première division, il n’y a pas que ça.

KINIC SPORT : Bien sûr, c’est hyper concurrentiel entre les différentes disciplines.

RICHARD PAPAZIAN : Oui, en plus, le hand, c’est le premier sport scolaire, il ne faut pas l’oublier. Donc, c’est compliqué. Aujourd’hui, vous avez les grands terrains qui mangent tout ou presque, le foot et le rugby. Aujourd’hui, à un développement exponentiel qui est… et pourtant le rugby c’est 2 fois moins joué que le waterpolo sur la planète. C’est un sport qui n’est pas joué sur la planète, très peu de pays.

KINIC SPORT : Oui, en tout cas la médiatisation…

RICHARD PAPAZIAN : Regardez, on vous parle de coupe d’Europe, ce n’est pas la coupe d’Europe, c’est France-Angleterre, voilà soyons sérieux. C’est France-Royaume-Uni, voilà, terminé.

KINIC SPORT : Vous m’avez dit au début, vous avez 2000 licenciés ou 2000 adhérents, et ça justement j’imagine que ça peut être une force de négociation ?

RICHARD PAPAZIAN : D’autant plus qu’on a un turn over de 700-800 par an. Je l’ai toujours dit. Quelqu’un qui sait exploiter la population, c’est un travail, mais il est vrai que pour les partenaires, il y a quelque chose à faire.

KINIC SPORT : Et ça peut être une réflexion du coup ?

RICHARD PAPAZIAN : Oui, moi, je l’ai toujours dit. Après, ce n’est pas moi qui vais la mettre en pratique. Là, il faut que ce soit le partenaire qui va savoir exploiter la chose, pour ses intérêts. Après, c’est compliqué. Nous ne sommes pas maitres de nos installations en plus. Il n’y a qu’un club en France. C’est le Cercle Nageurs de Marseille parce qu’ils sont propriétaires de leur installation. Ils sont peut-être uniques en Europe et donc ils peuvent faire ce qu’ils veulent quand ils veulent. Nous, nous sommes comme la majorité des autres clubs. Nous sommes tributaires des installations municipales, donc on ne fait pas ce qu’on veut.

KINIC SPORT : Oui, ça c’est vrai pour toutes les disciplines sportives.

RICHARD PAPAZIAN : Un peu moins maintenant. Les clubs de volley s’installent. Basket pareil à haut niveau. Même s’ils veulent laisser la salle aux scolaires ou autre, ils sont un peu chez eux quoi. Nous, à la piscine, on n’est pas chez nous. A Nice, on a un bassin exceptionnel pour les nageurs parce que le Maire suite aux résultats de 2012, a créé un bassin d’entrainement pour les nageurs de haut niveau chez nous. Ça, c’et quelque chose d’extraordinaire, mais il n’y a personne qui le fréquente à part quelques nageurs quoi, de compétition, donc là-bas, il n’y a personne qui y va.

KINIC SPORT : D’accord. Nous avons compris du coup que ce n’est pas évident et pour tout le monde, mais vous vous êtes dans un milieu un peu particulier. Je vous remercie en tout cas d’avoir accepté de répondre à nos questions. Je rappelle donc, Richard PAPAZIAN, directeur général d’Olympic Nice Natation, un club qui compte quand même 2000 licenciés. Merci Richard PAPAZIAN.

RICHARD PAPAZIAN : Merci.

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sponsoring et contrat de sponsoring

Grandes équipes = grands sponsors ?

Gestion de club, Sponsoring, Sport Business

Que ce soit dans le monde du football, du basket-ball, du cyclisme ou d’autres disciplines, le sponsoring occupe une place importante. Pour cause, les marques qui soutiennent des équipes sportives via le sponsoring aident celles-ci à évoluer. 

Les sponsors pour soutenir les équipes sportives 

Pour qu’ils puissent se développer, les clubs sportifs ont besoin de sponsoring pour couvrir leurs besoins tant matériels que financiers. En effet, faire vivre une équipe sportive nécessite un certain investissement que les ressources publiques n’arrivent toujours pas à couvrir. C’est la raison pour laquelle, le sponsoring permet à un club de réaliser ses projets et d’acquérir une bonne réputation. Le sponsoring l’aide aussi à disposer d’autres avantages non négligeables en matière de communication ou de logistique. La marque ou l’entreprise sponsor accroît de son côté sa notoriété auprès de son public cible. Il peaufine aussi sa stratégie marketing et augmente en parallèle sa responsabilité sociale. Les deux entités ont ainsi tout à y gagner. 

Les sponsors pour supporter les champions nationaux 

Tel est ainsi le cas dans le cyclisme ou dans des sports individuels comme la boxe, l’équitation, l’haltérophilie, la natation ou autre, le sponsoring y va de son rôle à jouer. Plus les joueurs sont soutenus par le sponsoring, plus ils ont de chances de devenir des champions nationaux ou internationaux. C’est notamment le cas en France où quasiment toutes les disciplines sont bien placées internationalement parlant. L’équipe de France de football est un exemple, avec 12 partenaires officiels et des milliers de marques. Parmi eux, on citera le Crédit Agricole, Coca-Cola, Carrefour, KFC, Nike, etc. En cyclisme, c’est AG2R qui a participé au succès de l’équipe nationale française au niveau international. 

Pour améliorer les jeux 

Ce n’est pas tout. Le sponsoring pourrait aussi faire évoluer les jeux des joueurs comme c’était le cas avec les maillots de la NBA en 2017. Cette année-là, ceux-ci ont en effet porté pour la première fois des logos publicitaires. 

Le sponsoring a participé à l’essor du football féminin britannique, la discipline ayant suscité de plus en plus d’engouement de la part du public. Les marques s’y sont donc intéressées tant et si bien qu’en 2016, le SSE britannique a acquis les droits de parrainage de la FA Women’s Premier League pour les 4 saisons successives. 

En 2019, les dépenses en sponsoring dans le sport professionnel hors activation, étaient de 46,1 milliards de dollars dans le monde. 

Des exemples de contrats de sponsoring dans le football

Pour avoir une idée bien précise, voici quelques exemples des plus gros contrats de sponsoring dans le football. 

  • Le contrat de sponsoring qui lie Real Madrid et Fly Emirates se chiffre à 70 millions d’euros par saison.
  • Entre Manchester United et Chevrolet, il est de 61 millions d’euros par saison. 
  • Le contrat de sponsoring de Paris Saint-Germain et All est en outre d’un montant de 60 millions d’euros par saison. 
  • Manchester City et Etihad ont également conclu un contrat de sponsoring de 48 millions d’euros. 
  • Entre Chelsea et Three, ce montant est de 47 millions d’euros par saison. 

Aussi, on peut affirmer que l’équation grandes équipes = grands sponsors est juste. 


 

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